Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la petite corne (1re partie)

(Note : concernant l’identité de la petite corne de Daniel chapitre 7, je donne ma conviction personnelle; ce n’est pas la conviction officielle de l’assemblée que je fréquente; aucune personne ou institution est officiellement nommée par l’assemblée comme étant la petite corne ou fils de perdition; je connais des frères-en-Christ et soeurs-en-Christ zélé(e)s qui ne partagent pas à l’heure actuelle la même conviction que moi) 

LITTLEHN« Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne; et voici, elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance… Je regardai alors, à cause des paroles arrogantes que prononçait la corne; et tandis que je regardais, l’animal fut tué, et son corps fut anéanti, livré au feu pour être brûlé… cette corne qui avait des yeux, une bouche parlant avec arrogance, et une plus grande apparence que les autres…. Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume. Un autre s’élèvera après eux, il sera différent des premiers, et il abaissera trois rois. Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps. Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais. » (Daniel 7:8,11,20b,24-26)

Récemment, j’avais trouvé une thèse protestante du 19e siècle (président de la thèse : le professeur Adolphe Monod) que j’ai lue et que j’ai vraiment appréciée. Le titre de cette thèse: « L’inspiration du livre de Daniel, prouvée par l’accomplissement des prophéties renfermées dans le chapitre VII » (pour le lire ou télécharger gratuitement: cliquez ici).  Je vais citer des paragraphes de cette thèse traitant de l’identité de la petite corne associée à la quatrième des 4 bêtes de la vision décrite dans le chapitre 7 du livre de Daniel:

Après avoir décrit la puissance civile, Daniel va offrir à nos regards une scène nouvelle. La petite corne qu’il voit s’élever et grandir comme à la dérobée, n’est pas une domination aveugle et muette, qui doit obéir en silence, mais une domination qui doit être distincte des autres; car seule elle a des yeux, seule elle a une bouche pour proférer de grandes choses. Avant d’ouvrir l’histoire, et bien loin de nous contenter d’y chercher de vagues analogies, nous allons voir les caractères que Daniel donne à cette petite corne, afin de ne pas être traité d’enthousiaste, et pour ne pas être accusé de faire dire à la parole de Dieu ce qu’elle ne dit pas.

Voici quels sont les caractères que Daniel lui donne:

1. Sa nature. Elle sera un pouvoir différent des autres. Les commentateurs s’accordent à dire qu’une petite corne désigne, dans le style prophétique, un pouvoir ecclésiastique.

2. Son origine. Peu apparente dans le principe, mais son pouvoir finira par être terrible.

3. Sa chronologie. Elle doit paraître après les dix premières cornes, c’est-à-dire après l’établissement des dix nouvelles monarchies.

4. Sa géographie. Dans l’empire d’Occident, parce qu’elle devait naître parmi les dix cornes.

5. Ses succès. Elle devait prendre la place de trois cornes.

6. Son apparence. Elle avait des yeux semblables aux yeux d’un homme.

7. Son langage. Elle proférera des paroles contre le souverain.

8. Elle fera la guerre aux saints du Souverain.

9. La prétention de son pouvoir. Elle changera les temps et la loi.

10. La durée de son existence. Les saints seront livrés en sa main jusqu’à un temps, des temps et la moitié d’un temps. Voilà la limite que Dieu lui a assignée; après cela, suivra son jugement.

Ici, la prophétie porte avec elle son commentaire. En voyant les caractères que Daniel donne à cette petite corne, qui ne reconnaîtrait une vive peinture de la puissance papale, de Rome ecclésiastique, de cet Antéchrist romain qui devait ruiner l’Eglise de Christ (1)? Faible et peu apparente dans le commencement, son pouvoir tyrannique se déploie tout-à-coup, et bientôt elle devient souveraine des dix royaumes barbares qui lui avaient donné la puissance, les maîtrise, et met les rois sous son joug. La puissance papale s’éleva d’abord dans l’ombre, et puis elle devint un colosse devant lequel l’Europe chrétienne ne parlait qu’à genoux (2).

(1) Quand nous disons que la petite corne est le Pape, nous ne le faisons pas pour le plaisir d’avancer une idée nouvelle et bizarre, mais nous ne disons que ce qui a été universellement reconnu par ceux qui se sont occupés de l’interprétation des prophéties: Wiclef, Huss, Jérôme de Prague, Luther et ses collègues, Thomas Brightman, Mède, Bicheno, Faber, Cunninghame, Frère, Cooper, Irving, Drummond, etc. Nous citons de préférence des théologiens Anglais, parce que l’Angleterre, cette nation protestante tout en marchant en tête de la civilisation, nous offre un modèle de zèle et de persévérance dans l’étude des prophéties.

(2) La duchesse d’Abrantès.

(3) Daniel xi, 36.(4) De nos jours même, quand on installe un pape, il souffre qu’on l’élève sur le maître autel de saint Pierre de Rome ; et prenant la place de l’hostie, c’est-à-dire, suivant la religion catholique-romaine, la place de Dieu, reçoit les adorations du peuple.

 PopeKissing_FeetOù chercherons-nous cette nouvelle monarchie ? est-ce dans l’empire d’Orient, ou bien dans celui d’Occident? Afin de ne pas nous laisser dans le doute la parole de Dieu vient à notre secours, en disant qu’elle doit s’élever au milieu des dix empires fondés par les hordes du nord, et qu’elle doit même abattre trois de ces nouvelles puissances. Ces trois royaumes sont celui des Hérules, des Ostrogoths et des Lombards, qui tombèrent successivement sous la domination des Papes. Les Hérules furent détruits par les Ostrogoths, les Ostrogoths par l’empereur d’Orient, et le Pape s’en empara en excommuniant l’empereur, et en déliant ses sujets du serment de fidélité. Plus tard, le Pape appela l’empereur des Français, Charlemagne, pour venir le délivrer des Lombards. L’empereur les vainquit, et donna une très grande partie de leurs états au Pape. Après cet acte despotique, Rome ne garda plus aucun ménagement. Souveraine des dix nouvelles monarchies, la petite corne occidentale fit selon sa volonté, s’enorgueillit, s’éleva par-dessus tout dieu, et proféra des choses étranges contre le Dieu des dieux (3). Elle se fit adorer comme Dieu (4); elle se fit appeler Dieu, Deus in terra, comme on l’appelle souvent à Rome le seul auquel tous les hommes devaient rendre hommage; juge infaillible dans les controverses, et dominatrice des rois de la terre, qui les peut déposer selon son bon plaisir, transporter les couronnes et les donner à qui bon lui semble, etc. Voilà ce que fit l’homme de péché, le fils de perdition (5). Pour s’en convaincre on n’a qu’à lire, dans l’histoire de l’Eglise, le pontificat de quelques Papes, tels que Grégoire VII, Innocent III, Grégoire IX, Innocent IV, Boniface VIII, etc., etc. Une fois monté sur la chaire pontificale, le Pape rompit avec le Christianisme; et non seulement il s’éleva orgueilleusement à la place de Dieu, mais il changea les temps et la loi de Dieu; il dénatura la religion de Jésus-Christ; il établit des temps saints et d’autres qui ne l’étaient pas; il commanda de faire ce que Dieu avait défendu, et défendit de faire ce qu’il avait ordonné. C’est alors que l’idolâtrie s’introduisit dans l’église et l’abomination dans le sanctuaire. C’est alors qu’on vit surgir ces erreurs qui abondent dans l’Eglise romaine; c’est alors que jaillirent de son sein: les processions, — le culte des images, — des cérémonies toutes théâtrales, — des jeûnes-, — des fêtes multipliées, — des redites inutiles dans les prières , — des formulaires inintelligibles, — une langue inconnue , etc. — La fille de Sion avait perdu sa splendeur et sa beauté; sa pureté primitive était profondément altérée; et ses ministres se cherchaient eux-mêmes, et nul ne cherchait Christ. C’est alors que prirent naissance les dogmes les plus absurdes tels que ceux de la transubstantiation, — du purgatoire, — de l’adoration de la Vierge et des saints, — des œuvres surérogatoires, etc. ; et les pures doctrines, celles que JésusChrist avait données pour être les colonnes de l’Eglise, et qui brillèrent d’un si bel éclat dans les premières communautés chrétiennes, avaient été mises sous le boisseau. A cette époque, la religion était dénaturée, et les ténèbres couvraient la face de l’Eglise. A cette époque, les nations étaient dans un état d’inertie; et cette nuit intellectuelle dans laquelle elles étaient plongées, fut très propice à favoriser la cour de Rome, qui rangea sous ses Clefs la plus grande partie du genre humain. Voilà d’où nous vient le Catholicisme!

(5) II. Thés., ii,3.

Voir aussi :

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3 réflexions au sujet de « Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la petite corne (1re partie) »

  1. Qui est le fils de l’homme qui fera sont apparution apres la disparution des trois cornes du milieu des 10 petites cornes et qui viendra contre la corne qui disait des injures contres Dieu

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