Question : « Priez-vous? » (4e partie)

PriezVousJe vais citer à nouveau des paragraphes d’un document de J. C. Ryle (1816-1900) appelé « Priez-vous? Question pour le moment présent » (disponible pour lecture ou téléchargement gratuit sur Google) :

Je vous demande si vous priez, parce que la prière est un acte religieux auquel sont donnés les plus grands encouragements. L’œuvre de Dieu pour rendre la prière facile est complète de sa part, pourvu que les hommes veuillent seulement la tenter. Toutes choses sont prêtes de son côté, chaque objection est réfutée, chaque difficulté levée. Les lieux tortueux sont redressés et les chemins raboteux sont aplanis, il ne reste aucune excuse à l’homme qui refuse de prier. Il y a un chemin par lequel tout homme, quelque coupable et quelque indigne qu’il soit, peut s’approcher de Dieu le Père. Jésus-Christ a frayé ce chemin par le sacrifice qu’il a offert pour nous sur la croix. La sainteté et la justice de Dieu ne doivent effrayer aucun pécheur ni le faire reculer. Qu’il crie seulement à Dieu au nom de Jésus, — qu’il s’appuie seulement sur le sang expiatoire de Jésus, et il trouvera Dieu prêt à lui faire grâce et disposé à l’écouler et à l’exaucer. Le nom de Jésus est l’indispensable passe-port qui doit accompagner toutes nos prières. En ce nom, tout homme peut s’approcher de Dieu avec assurance et demander avec confiance. Dieu a pris l’engagement de l’écouter. Lecteur, penses-y; n’est-ce pas là un grand encouragement?

Il y a un avocat, un intercesseur toujours occupé à présenter les prières de ceux qui s’adressent à lui, et cet avocat, c’est Jésus-Christ. Il mêle nos prières à l’encens de sa propre et toute-puissante intercession, et par ce mélange elles montent comme un parfum d’agréable odeur devant le tronc de Dieu. Quelque faibles et misérables qu’elles soient en elles-mèmes, elles deviennent fortes et puissantes dans la main de notre souverain Sacrificateur et Frère aîné.

Les billets de banque sans la signature qui assurent leur crédit, ne sont rien autre que de simples chiffons de papier; mais quelques traits de plume suffisent pour leur donner toute leur valeur. La prière d’un pauvre enfant d’Adam est peu de chose par elle-même, mais avec l’endossement de la main du Seigneur Jésus, elle acquiert un grand prix. Il y avait à Rome un magistrat dont les portes devaient toujours rester ouvertes, afin qu’il pût recevoir à toute heure chaque citoyen romain qui était dans le cas de recourir à lui. De même l’oreille de Jésus est toujours ouverte aux prières de ceux qui crient miséricorde et grâce. Sa tâche est de les secourir. Leurs prières font ses délices. Lecteur, penses-y; n’est-ce pas là un puissant encouragement?

Il y a encore le Saint- Esprit toujours prêt à nous secourir dans les faiblesses que nous éprouvons en priant. C’est une partie de son office spécial de nous assister dans nos efforts pour parler à Dieu. Nous ne devons être ni découragés ni abattus par la crainte de ne savoir que dire. L’Esprit nous inspirera nos paroles, si seulement nous l’appelons à notre aide. Il intercédera pour nous par des soupirs qui ne se peuvent exprimer (Romains, VIII, 26). Les prières des enfants de Dieu sont une inspiration de l’Esprit du Seigneur; c’est l’œuvre du Saint-Esprit habitant en eux, comme Esprit de grâce et de supplication. Certainement, les enfants de Dieu ont de puissants motifs pour espérer qu’ils seront écoutés. Ce n’est pas eux seulement qui prient, mais c’est le Saint-Esprit qui intercède pour eux. Lecteur, penses-y ; n’est-ce pas là un grand encouragement?

Il y a dans la Parole de grandes et précieuses promesses faites à ceux qui prient. Quelle était la pensée du Seigneur Jésus quand il prononçait des paroles telles que celle-ci? « Demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez. Heurtez et l’on vous ouvrira; car celui qui demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui heurte. » (Matthieu, VII, 7, 8). — « Tout ce que vous demanderez en priant, si vous croyez, vous le recevrez. » (Matthieu, XXI, 22). — « Et quoique vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié par le Fils; si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » (Jean, XIV, 13, 14). — Quelle était la pensée du Seigneur dans sa parabole d’un ami qui vient à minuit, et de la veuve qui importune son juge (Luc, XI, 5; XVIII, 1-2)? Lecteur, pensez à ces passages ; si ces paroles ne sont pas un encouragement à prier, elles n’ont absolument aucun sens.

Il y a dans l’Ecriture des exemples merveilleux de la puissance de la prière. Rien ne semble trop grand, trop pénible, trop difficile à faire par elle. Elle a obtenu des résultats que nous n’aurions jamais pu atteindre. Elle a triomphé du feu, de l’air, de la terre et de l’eau. La prière a frayé un passage au travers de la mer Rouge. Elle a fait jaillir du rocher une source abondante, et fait tomber le pain du ciel. Elle a retardé la marche du soleil. La prière a attiré le feu du ciel sur le sacrifice d’Elie; elle a tourné en folie la sagesse d’Ahitophel ; elle a détruit l’armée de Sennachérib. Aussi, Marie, reine d’Ecosse, disait : « Je crains plus les prières de John Knox qu’une armée de dix mille hommes. » Par la prière, des malades ont été guéris, des morts ressuscités, et des âmes converties. « L’enfant de beaucoup de prières », disait un ancien chrétien à la mère de saint Augustin , « ne périra jamais. » La prière, le travail et la foi peuvent tout accomplir. Rien ne semble impossible à l’homme revêtu de l’Esprit d’adoption. Aussi longtemps qu’Abraham pria pour qu’il fût fait miséricorde à Sodome, l’Eternel lui accorda sa demande, et il ne cessa d’accorder que quand Abraham eut cessé d’intercéder. Lecteur, penses-y; n’est-ce pas là un grand encouragement?

De quoi l’homme a-t-il besoin pour marcher dans les voies de la religion, qu’il ne puisse trouver dans ce que je vous ai dit sur la prière? Que pouvait-il être fait de plus pour rendre facile le chemin qui conduit au trône de miséricorde, et pour enlever de la route du pécheur toute occasion de chute? Certainement, si une telle porte eût été ouverte aux démons dans l’enfer, ils auraient tressailli d’allégresse et fait retentir l’abîme de leurs cris de réjouissance.

Mais si l’homme néglige de si glorieux encouragements, où ira-t-il à la fin cacher son visage? Que peut-on dire de plus à l’homme qui, après tout cela, meurt sans prier? Oh! lecteur, je dois trembler pour vous, si vous êtes cet homme-là, et je peux bien vous dire: « Priez-vous? »

Voir aussi:

Question : « Priez-vous? » (5e partie)

Question : « Priez-vous? » (3e partie)

Question : « Priez-vous? » (5e partie)

Question : « Priez-vous? » (1re partie)

Le décès de Madame Réunion de Prière

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