666, le nom de la bête et le mot grec « Lateinos »

(Note : concernant l’identité de l’Antéchrist, je donne ma conviction personnelle; ce n’est pas la conviction officielle de l’assemblée que je fréquente; aucune personne ou institution est officiellement nommée par cette assemblée chrétienne comme étant la petite corne ou fils de perdition ou l’Antéchrist; je connais des frères-en-Christ et soeurs-en-Christ zélé(e)s qui ne partagent pas à l’heure actuelle la même conviction que moi)
chi-xi-stigma-666bChiRho

POPE and CHI RHO

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Coat_of_arms_Holy_See.svg(Note : j’ai copié cette première image sans permission en raison de la qualité de l’image montrant les lettres grecques du texte original formant le chiffre 666; je ne suis pas nécessairement d’accord avec les contenus et opinions présentées sur le site web où j’ai trouvé cette image… 1 Thessaloniciens 5:21… dans les autres photos, on voit des exemples de l’utilisation du CHI, une des lettres grecques en forme de CROIX formant le 666, par l’église latine et son chef… dans la dernière image, on voit dans l’armoirie du pape actuel les deux clés, représentant le pouvoir temporel supposé du pape et le pouvoir spirituel supposé du pape, qui forment le CHI, lettre grecque qui donne la valeur numérique 600)

Ayant récemment présenté l’opinion que la MARQUE du nombre de la bête se trouve dans les lettres grecques (du texte original grec) donnant 666 (Apocalypse 13:18) et qu’on y trouve la forme d’une CROIX (CHI qu’on retrouve dans le CHI RHÔ, symbole utilisé par l’empereur romain Constantin et aussi par l’Église catholique romaine), je voulais partager avec les lecteurs et lectrices une interprétation du NOM du nombre de la bête qui complémente ce qui a déjà été dit de la MARQUE du nombre de la bête.

Suite à la découverte hier d’un livre très détaillé et documenté en anglais* de quelques centaines de pages qui cherche à montrer avec beaucoup d’arguments que le mot grec « Lateinos », solution donnée par Irénée** au 2e siècle et adoptée par plusieurs protestants à travers les siècles, constituait le nom de la bête (nom du royaume et de l’homme qui est à la tête de ce royaume), j’ai eu l’idée de présenter de façon concise et en français une présentation de ce mot « Lateinos » et son lien avec le chiffre 666. Par la providence divine, j’ai trouvé des documents ce matin en français fournissant des citations intéressantes.

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Les citations suivantes ont été tirées du livre « Courte explication historique des sceaux et des trompettes de l’Apocalypse » (1839) de William Digby:

Il n’y a point de tolérance dans le royaume ecclésiastique de la seconde bête, qui s’est emparée de la puissance des empereurs romains et de celle de tous les rois de la chrétienté. La liberté d’acheter et de vendre, la liberté même de vivre n’y existe pas, si ce n’est pour ceux qui ont la marque, c’est-à-dire « le nom de la première bête, ou le nombre de son nom.» Il faut que tous les adorateurs de l’image de l’empire romain, c’est-à-dire de l’Eglise catholique, reçoivent comme marque de leur sujétion spirituelle, la désignation d’un nom qui soit à la fois celui d’un homme qui a existé et celui d’un empire politique et ecclésiastique actuellement existant, et qui, de plus, compose le même nombre que les trois lettres grecques … c’est-à-dire 666. L’expression des nombres, au moyen des lettres de l’alphabet, faisait partie du système arithmétique de toutes les nations du monde, lorsque les Sarrasins, maîtres de l’Espagne, inventèrent les figures numériques dont nous nous servons actuellement sous le nom de chiffres arabes. C’est donc ici qu’est la sagesse; car voici une énigme, difficile peut-être, mais non pas insoluble, puisque c’est le Saint-Esprit qui nous l’a donnée à résoudre. C’est pourquoi nous nous garderons bien de supposer qu’il n’est pas important, et peut-être même très important d’en trouver le mot.

Or, indépendamment de toute preuve externe (et ce genre de preuves est loin de nous manquer), l’histoire du passé a déjà confirmé, de la manière la plus frappante et la plus magnifique, l’inspiration de ce livre prophétique. Il est absolument impossible qu’aucune intelligence, si ce n’est celle de l’être qui connaît toutes choses dès le commencement, et dont le nom est Je suis; il est impossible, disons-nous, qu’une intelligence autre que l’intelligence souveraine, ait rédigé une suite de visions relatives à l’avenir, visions dont l’exactitude a été si abondamment confirmée par une suite d’événemens auxquels toutes nos histoires rendent témoignage, depuis tère chrétienne. L’accomplissement de ces visions prophétiques, rangées selon l’ordre des temps, accomplissement que nous pouvons suivre au travers de dix-huit siècles, nous présente le plus étonnant de tous les miracles, en même temps qu’il nous prouve, de la manière la plus complète, que l’Apocalypse est en effet la révélation de Jésus-Christ. Nous devons donc pieusement chercher un mot composé de lettres grecques qui exprime nettement et nous présente tout à la fois: 1) le nom d’un homme, d’un individu, dont nous puissions avoir quelque connaissance par l’histoire ancienne (car « c’est un nombre d’homme » ); 2) la désignation distinctive d’un empire, devenue celle d’une Eglise étendue (car c’est le nombre « de la bête », c’est-à-dire du royaume du dragon, tel que nous l’avons dépeint), et 3) une combinaison dé lettres grecques dont la somme fasse le nombre précis de 666. Pour notre part, nous ne voyons aucun inconvénient à adopter là-dessus le sentiment d’un ancien Père de l’Eglise, Irénée, qui déclara, dès le 2e siècle, que la solution de cette sainte énigme pourrait bien être le mot grec lateinos. Voici la décomposition de ce mot, avec la valeur numérique représentée par chaque lettre.

LateinosLa diphthongue grecque ei, comme le fait remarquer Irénée, Grec lui-même et bien capable d’en juger, équivaut proprement à l’i long des latins; de sorte que le mot grec lateinos (correspondant au romain latinus) exprime à la fois, et aussi parfaitement que possible: 1) le nom propre de Latinus, ancien roi du Latium en Italie et fondateur de l’empire des Latins; 2) l’empire et l’Eglise d’Occident ou latine, ainsi appelée par opposition à l’empire et à l’Eglise d’Orient ou des Grecs; et 3) la valeur de ces huit lettres grecques additionnées est précisément la même que celle des trois lettres de l’énigme en question.

L’Eglise chrétienne peut donc se vanter que, dès le 2e siècle, elle a eu l’intelligence de ce nombre mystérieux; de sorte que, sans crainte d’être jamais confondue ou réfutée, elle peut inscrire, au bas de ce problême sacré, le mot d’Archimède : eurêka, je l’ai trouvé.

Le mot lateinos est donc le véritable nom de la bête et de son image; car il exprime, dans la langue grecque, le nom distinctif et bien connu du patriarchat occidental de Rome, et il forme le nombre précis de six cent soixante-six. Ce mot met donc le sceau de la prophétie sur l’Eglise latine ou de Rome, qu’il désigne comme étant la véritable société antichrétienne. C’est dans la communion de cette société que se trouvent les deux bêtes de ce treizième chapitre de l’Apocalypse, les deux grands instruments par le moyen desquels le grand dragon du chapitre 12, qui est « le serpent ancien appelé le Diable et Satan, qui séduit tout le monde », est parvenu à souiller, à opprimer et à persécuter l’Eglise du Nouveau Testament, et à faire la guerre aux restes fidèles des vrais enfants de cette Eglise, pendant plus de douze siècles et demi, à partir du règne de Justinien [qui régna au 6e siècle et qui nous donna le Code Justinien].

Pourquoi cette Eglise de Rome, qui professe un si profond respect pour les anciennes traditions et pour les sentimens des saints Pères, n’admet-elle pas une opinion qui s’appuie sur une si haute et si vénérable antiquité? une opinion à laquelle tout concourt à donner, tout an moins, une extrême probabilité? D’après les doctrines des saints Pères Molinistes sur les probabilités, cette opinion n’est-elle pas probable? N’a-t-elle pas pour auteur et pour défenseur le saint Père Irénée, l’auteur du livre Adversus Hœreses? Pourquoi donc, ne la reçoit-elle pas? A-t-elle donc cessé d’être conséquente? — Oui; car quand il est question de savoir quel est le nombre de la bête de l’Apocalypse de saint Jean, elle abandonne ses principes favoris sur l’antiquité, sur la tradition, sur l’autorité des Pères; et en agissant de la sorte, elle justifie les Eglises protestantes.

* je n’ai pas trouvé une traduction en français de ce livre

** Irénée était un disciple de Polycarpe et Polycarpe avait été enseigné directement par l’apôtre Jean, témoin humain choisi pour écrire la Révélation de Jésus-Christ (livre de l’Apocalypse)

(Note : n’ayant pas regardé le reste du livre, je ne serais pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations données par l’auteur aux symboles contenus dans l’Apocalypse… 1 Thessaloniciens 5:21)

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La citation suivante a été tirée du livre « Daniel le prophète, exposé dans une suite de lecons pour une école du dimanche – tome 2 » du pasteur Louis Gaussen:

Et enfin, chers enfants, que je vous cite encore ces paroles d’Irénée, en son chapitre XXX; car non-seulement vous l’y verrez appliquer à la Petite Corne de Daniel ce que saint Jean nous dit du Faux Prophète (dans un passage que je ne vous ai point encore expliqué); mais vous l’y verrez aussi chercher quel peut être le sens de ce nombre 666, indiqué par saint Jean comme étant « le nombre de la bête et le nombre de son nom. » —Irénée trouve Très Probable que ce nombre est celui du nom grec Lateinos (Latinus — le roi latin); parce que, chez les Grecs, qui se servaient toujours de lettres en guise de chiffres (A valant 1; B, 2; D, 4; E, 5; etc.), chez les Grecs, L faisait 30 ; A, 1 ; T, 300 ; E, 5 ; I,10 ; N, 50 ; O, 70 ; S, 200 ; en sorte que Lateinos tout entier faisait 666. — C’est à la page 449 de l’édition de Grabe que se trouve ce passage. Écoutez-le. « Le nom Lateinos donne le nombre 666; et IL EST TRÈS VRAISEMBLABLE; parce que (prenez bien garde, chers enfants, à cette raison que donne Irénée), parce que LA DERNIÈRE MONARCHIE porte ce nom: ce sont, en effet, LES LATINS QUI RÈGNENT MAINTENANT.»

N’oublions pas que le chiffre 666, écrit par l’apôtre Jean en lettres grecques, est d’abord associé à la bête, symbole prophétique d’un royaume (voir Daniel chapitre 7). Avant de penser en termes d’un homme individuel, il faut d’abord trouver un nom en grec qui désigne le royaume sur lequel règne cet homme ou lignée d’hommes. Alors on peut déjà exclure par exemple Barack Obama qui ne constitue pas le nom d’un royaume.

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La citation suivante a été tirée du livre « Guide biblique ou harmonie et commentaire pratique et populaire de l’Ancien et du Nouveau Testament, Volume 3 » (1856) de Samuel Descombaz :

Les versets 16-18 [d’Apocalypse chapitre 13] désignent la marque, le nom et le nombre de la bête. A l’époque où vivait saint Jean, et dans les siècles suivants, on avait coutume d’imprimer certaines marques sur la main ou sur le front des esclaves, des soldats et des gens voués à la dévotion. Cette marque était, pour les soldats et les esclaves, le nom de leur maître ou de leur chef; chez les autres, c’était le nombre ou le chiffre de leur Dieu. Pour exprimer le nombre de la bête, l’ange a employé trois lettres grecques … dont la valeur numérique est 666. Que signifie ce nombre? Déjà au deuxième siècle, Irénée pensait que le nom de la bêle était lateinos, latin, bête latine, dont les lettres forment le nombre 666. — On sait que l’Eglise romaine a tout latinisé, prières, messes, bulles, etc., et que quiconque ne se soumettait pas à elle était excommunié, exclu de la société et de l’Eglise, ne pouvait ni acheter, ni vendre. Plusieurs conciles, entre autres celui de Latran, de Tours, de Constance, se sont évertués à réaliser cette prophétie, qui les condamne.

(Note : n’ayant pas regardé le reste du livre, je ne serais pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations données par l’auteur aux symboles contenus dans l’Apocalypse… 1 Thessaloniciens 5:21)

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La citation suivante a été tirée du livre « Études élémentaires et progressives de la Parole de Dieu – Nouveau Testament, seconde partie » (1862) de Louis Burnier :

Les Grecs, comme tous les anciens peuples, écrivaient les chiffres au moyen des lettres de l’alphabet. Le nombre de la bête, ou le nombre de son nom, doit donc être une réunion de lettres qui, tout en formant par addition le nombre 666, soit un nom d’homme, ou du moins un nom facilement applicable à un homme. Or il se trouve que les lettres par lesquelles on écrivait en hébreu Romiith***, et en grec Lateinos ou aussi Apostatès, représentent le nombre 666 : Romiith veut dire Romaine, Lateinos, latin, et Apostatès, apostat. Sur quoi l’on peut faire observer que le mot grec qui se lit dans la seconde épître aux Thessaloniciens (2:3), et qu’on a traduit par révolte et par défection, est précisément le mot apostasie. De plus, l’Eglise du pape s’appelle elle-même l’Eglise Romaine, et tout le culte de cette Eglise se célèbre en latin, comme c’est en latin que le pape s’adresse aujourd’hui même aux peuples qui acceptent ses lois. [Nous sommes au 21e siècle et le latin demeure la langue officielle de l’Église catholique romaine et c’est une des 4 langues officielles du Vatican.]

*** il faut noter que quelques mots hébreux apparaissent dans l’Apocalypse (ex. chapitre 9) alors je crois que c’est tout à fait correct d’utiliser l’hébreu pour identifier le nom de la bête; étant donné que le quatrième empire est romain, il serait naturel aussi d’utliser la langue de cet empire, le latin, pour identifier son chef; à part le grec, l’hébreu et le latin, je ne crois pas que c’est plausible d’utiliser d’autres langues (ex. allemand, anglais, français) ou codes (ex. code binaire, code hexadécimal) pour identifier le nom ou la marque de la bête; étant donné que les premières personnes qui ont reçu l’Apocalypse étaient principalement des Gentils, je préfère penser qu’il faut d’abord chercher dans la langue grecque pour un mot qui donne 666

(Note : n’ayant pas regardé le reste du livre, je ne serais pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations données par l’auteur aux symboles contenus dans l’Apocalypse… 1 Thessaloniciens 5:21)

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Les citations suivantes ont été tirées du livre « Résumé du Commentaire d’Elliot sur l’Apocalypse » (1857) de Charles Albert Dapples :

Dans l’explication du passage qui nous occupe, nous n’avons à choisir qu’entre les deux dernières alternatives, car le nombre dont il y est fait mention n’est pas seulement appelé « le nombre de la bête », mais « le nombre de son nom ». Comme ce nombre est 666 et qu’on ne trouverait pas un nom composé d’autant de lettres, il en résulte que la dernière alternative reste seule admissible , et que nous sommes forcés de croire que « le nombre de la bête » est le nombre résultant de la valeur numérique des lettres de son nom.

Ces évaluations numériques de certains noms, ou des lettres qui les composaient, étaient fort communes durant les premiers siècles du christianisme; les païens, les gnostiques et les Pères de l’Eglise en fournissent un grand nombre d’exemples. Elles se faisaient quelquefois d’après la valeur numérique des lettres hébraïques, mais la plupart d’après la valeur numérique des lettres grecques.

Pour exprimer le nombre de la bête, la prophétie emploie trois lettres de l’alphabet grec dont la valeur numérique est 666. D’après cette donnée, que nous fournit la prophétie, Irénée avait déjà pensé que le nom de la bête était Lateinos, mot grec qui signifie le latin, ou la bête latine, et dont les lettres forment exactement le nombre 666. Il serait difficile de trouver une solution plus satisfaisante. Saint Jean vivait sous le dernier des quatre royaumes prédits par le prophète Daniel et figurés par quatre bêtes; la bête qui régnait alors pouvait bien être appelée le latin ou la bête latine; et ce nom convient parfaitement à la bête qui règne aujourd’hui à Rome, et qui doit y régner jusqu’à ce que le royaume soit « donné aux saints du Souverain ».

L’explication donnée par Irénée, déjà frappante de son temps, l’est devenue bien davantage lorsqu’après la division de l’empire d’Orient et de l’empire d’Occident, et l’invasion des barbares, on vit d’un côté l’empire grec et l’Eglise grecque, et de l’autre le monde latin, les royaumes latins, le patriarche latin, le clergé latin, les conciles latins. L’Eglise romaine semble avoir fait tout son possible pour justifier le nom que lui donne l’Apocalypse selon l’explication d’Irénée, en latinisant toutes choses. Les messes, les prières, les hymnes, les litanies, les canons, les décrétales, les bulles, sont en latin ; les conciles des papes parlent en latin; les femmes même prient en latin, et sous la papauté les saintes Ecritures ne doivent être lues qu’en latin. Si le pape est figuré par la bête, cette bête peut bien être appelée la bête latine.

Il faut mentionner que ce résumé du commentaire d’E. B. Elliott avait été recommandé par Charles Spurgeon.  La version originale en anglais que j’ai lue en entier était composée de 4 volumes. Un total de 2500 pages. 5 éditions avaient été produites. Près de 10000 références mentionnées. 10000 références! Question : avez-vous étudié le livre de l’Apocalypse avec autant de soin? Je ne vois pas beaucoup de mains levées.

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Les citations suivantes ont été tirées du livre « L’accomplissement des prophéties – tome 1 » de Pierre Jurieu:

… 666, nombre qui se rencontre si précisément dans les noms de Romain et de Latin : le premier dans l’Hébreu et le second dans le Grec, qui étaient les deux langues dans lesquelles Dieu a donné Ses oracles…

… l’hypothèse commune, qui est que le nombre 666, fait allusion aux noms de Lateïnos et de Romiith, dans lesquels on trouve si précisément ce nombre…

… il est toujours vrai que le nombre 666, a son rapport immédiat au nom de l’Empire Antichrétien.

L’Antéchrist doit être un Empire, comme il a été prouvé, et le nom de cet Empire doit contenir le nombre de 666. Il n’y a point d’Empire au monde dont le nom contienne 666, que celui de Latin et de Romain. Qui est le nom dont le Papisme se fait honneur. C’est l’Église Latine et l’Église Romaine. Et ceci doit bien être remarqué pour faire voir, la vanité des observations des Papistes qui pour éluder ce caractère si sensible, cherchent certains noms d’hommes, dans lesquels ils veulent trouver 666… Il faut leur faire sentir, qu’ils ne font rien : qu’il s’agit ici non du nom d’un homme, mais du nom d’un Empire. Or ils auront beau chercher, ils ne trouveront aucun Empire au monde dont le nom contienne 666, que l’Empire Romain ou Latin.

(Note : n’ayant pas regardé le reste du livre, je ne serais pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations données par l’auteur aux symboles contenus dans l’Apocalypse… 1 Thessaloniciens 5:21)

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Les citations suivantes ont été tirées du livre « Accomplissement des prophéties » du pasteur huguenot Pierre Dumoulin:

… saint Jean dit que le nombre est un nombre d’homme, c’est-à-dire un nombre usité entre les hommes.  Ainsi il nous met hors de peine de chercher des nombres mystiques… puisqu’il est question de nombrer ou chiffrer les lettres du nom, il faut que ce nom soit en une langue dont les lettres soient chiffres ou nombres d’arithmétique.  Or ceci est propre à la langue grecque et à l’hébraïque de n’avoir point d’autres chiffres que les lettres de l’alphabet. Mais puisque saint Jean écrivit en grec, et aux églises grecques, il faut que le nom soit grec. Suivant ces règles, saint Irénée, deux cent ans après la naissance de Jésus-Christ, a remarqué que les lettres ou chiffres de ce mot Lateinos, c’est-à-dire LATIN, additionnées ensemble font six cent soixante-six.

Quant à la nature de la chose, il n’y a point de nom qui lui convienne mieux… tout le service [de l’église papale] s’y fait en Latin; le peuple est appris à prier en Latin; les bulles et indulgences et lettres d’absolution s’expédient en Latin; la Sainte Écriture n’est approuvée qu’en Latin et la version Latine préférée à l’original… Bref tout y est en Latin.

(Note : n’ayant pas regardé le reste du livre, je ne serais pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations données par l’auteur aux symboles contenus dans l’Apocalypse… 1 Thessaloniciens 5:21)

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La citation suivante a été tirée du livre « La révélation de Saint Jean expliquée par les écritures et expliquant l’histoire: prédédée d’une brève interprétation des Prophéties de Daniel » (1866) de Frédéric de Rougemont:

Un nombre d’homme est ici un nombre accessible à l’intelligence humaine. Le nombre de la Bête est évidemment synonyme de celui de son nom****. Le nombre d’un nom est ce nom écrit en chiffres. Une tradition qui remonte à Irénée et par lui au siècle où mourut saint Jean, nous apprend que le nom caché sous 666 est en grec Lateinos. Nous ne pourrions désirer un nom qui confirmât mieux toute notre interprétation du Petit Livre. D’ailleurs, six est le chiffre du mal qui aspire aveuglément et insolemment à sept, symbole de la perfection, sans y atteindre, et la triple répétition de six signifie le péché sous ses trois formes principales d’immoralité, d’impiété et de révolte, en même temps qu’elle rappelle la triade du Dragon et des deux Bêtes.

**** Note de l’auteur: On a fait grand bruit de César Néron, en hébreu, sans dire pourquoi saint Jean, s’adressant à des chrétiens grecs, leur poserait une énigme en hébreu; sans s’embarrasser de deux fautes d’orthographe indiquées par Ebrard, et sans nous expliquer comment un livre qui aurait été convaincu de fausseté sous Vespasien, n’en aurait pas moins passé pour inspiré auprès de toutes les Eglises du second siècle et des siècles suivants.

(Note : n’ayant pas regardé le reste du livre, je ne serais pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations données par l’auteur aux symboles contenus dans l’Apocalypse… 1 Thessaloniciens 5:21)

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La citation suivante a été tirée des notes de la Bible (David) Martin (1707):

Comme ce n’est pas une personne particulière, que le Saint-Esprit a marquée dans ce chapitre par le nom de bête, mais une dignité possédée successivement par plusieurs, savoir, l’Empire Romain, v. 1,2,&c. et l’Empire Antichrétien, v. 11,12, le nombre de la bête ne doit pas aussi être le nom particulier de quelqu’un de ceux qui ont été élevés à cette dignité, mais ce doit être un nom ou un titre de la dignité elle-même. Or entre tous les titres du Siège Romain il n’y en a pas un qui lui ait été plus propre, et qui lui ait été plus constamment donné que celui de Latin; car le Pape est l’Évêque Latin et le Chef de l’Église Latine.  Et saint Jean écrivant son Apocalypse en Grec, a, sans doute, eu en vue dans la même langue le titre dont les lettres devaient faire ce nombre de 666, qui est précisément le nombre des lettres du mot grec Lateinos, qui veut dire Latin. Et, ce qu’on ne saurait ici trop admirer, c’est que saint Irénée, qui a vécu beaucoup de siècles avant que l’Empire Antichrétien ait été formé, a pressenti dès le second siècle, que ce serait dans le mot Lateinos que se vérifierait cette prophétie mystérieuse de saint Jean.

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Les citations suivantes ont été tirées du livre « L’Origine et la chute de Rome papale » de Robert Fleming:

Or, il est très remarquable que, l’an 666, le pape Vitalien ordonna le premier que tout culte public fût célébré en latin.

De toutes ces interprétations, celle d’lrénée me paraît être la meilleure. Ce Père a calculé le nom de la Bête d’après la valeur numérique des lettres grecques; St.-Jean ayant écrit en grec, il n’est guères possible que ce calcul puisse se faire autrement. Mais ce qui prouve principalement la solidité de cette explication, c’est la remarque suivante : La Bête n’est pas un individu. comme plusieurs l’ont soutenu , car St.-Jean ne dit pas : C’est le nombre d’un homme. mais il dit : C’est un nombre d’homme, ce qui est bien différent; cela signifie : c’est un nombre humain, calculable. La Bête n’est donc pas un homme en particulier, mais c’est un royaume. un royaume ecclésiastique qui dure plusieurs siècles. Or, le mot lateinos; qui ne doit pas être un nom de blasphème, comme le prétend sans raison [George Stanley] Faber, caractérise parfaitement l’église romaine et ne peut caractériser qu’elle, dont la langue sacrée et officielle est le latin. Le mot de romain, quoique plus.usité, ne serait pas aussi convenable, car, comme l‘ancien empire d’Orient, fondé par Constantin, avait le nom d’empire romain, l’église de cet empire portait le même nom. Ainsi ce mot ne distinguerait pas sulfisamment l’église romaine grecque de l’église romaine latine.

(Note : n’ayant pas regardé le reste du livre, je ne serais pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations données par l’auteur aux symboles contenus dans l’Apocalypse… 1 Thessaloniciens 5:21)

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Il est intéressant de savoir que non seulement des jésuites avaient formulé des contre-théories eschatologiques (prétérisme d’Alcasar et futurisme de Ribera) pour combattre les enseignements eschatologiques des baptistes et protestants mais aussi qu’une des premières attaques connues contre l’identification de l’Antéchrist par le numéro 666 avait été faite par un jésuite français, Denis Pétaus (Petavius). Il avait supposément trouvé un « meilleur manuscrit » de l’Apocalypse contenant supposément le chiffre 616 au lieu de 666. Qui aurait eu un plus grand intérêt qu’un jésuite, serviteur du fils de perdition, à cacher la véritable identité antichrétienne de son maître, le pape, en faisant la promotion d’un faux chiffre (616) comme étant le numéro de la bête? Sans tomber dans des discussions de conspirations jésuitiques, n’est-ce pas intéressant de savoir que le premier « protestant » à enseigner le prétérisme (Apocalypse chapitre 13 accompli parfaitement au premier siècle), l’arminien Hugo Grotius, était un bon ami de ce même jésuite français? Drôle de « coincidence », hein? 😉

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Une autre solution qui a été proposée dans le passé par des protestants a été le titre latin, Vicarius Filii Dei, qui veut dire « vicaire***** du Fils de Dieu ». Ce titre est utilisé comme un titre du pape dans la Donation de Constantin, « l’acte, qui se révéla être un faux&, mais entérinant a posteriori une possession déjà ancienne et légitime, par lequel l’empereur Constantin Ier donnait au pape Sylvestre la primauté sur les Églises d’Orient et l’imperium sur l’Occident. » (Wikipédia) Je trouve l’interprétation intéressante et complémentaire au nom « Lateinos » et à la marque « CHI ». En prenant les valeurs numériques (chiffres romains) contenues à l’intérieur de ce titre papal, on trouve une somme de 666.

***** voir mon article nommé « Antéchrist ou Antichrist? est-ce que ça fait une différence? »

& il avait été démontré au 15e siècle par Lorenzo Valla, qui n’était pas un enfant de Dieu, que ce document était faux; son livre « La Donation de Constantin, premier titre du pouvoir temporel des papes: où il est prouvé que cette donation n’a jamais existé«  peut être lu ou téléchargé gratuitement en cliquant ici

sdmou8Pour ceux et celles qui comprennent l’anglais et qui voudraient étudier le nom de la bête plus en profondeur, je mentionne l’ouvrage suivant qui est très détaillé :

« Lateinos; or, The only proper and appellative name of the man, whose prophetical number in Greek numerals, is 666; Rev. xiii. 18; demonstrated to be the ecclesiastical mark or name of the beast, who had two horns like a lamb, and he spake as a dragon; Rev. xiii. 11-18; being none other than the pope of Rome: whose Church and kingdom are Latin » de Reginald Rabett

Cliquez sur le nom de ce livre pour le lire ou télécharger gratuitement.

Et voici un site web en anglais qui donne beaucoup d’information sur Vicarius Filii Dei:

http://www.moellerhaus.com/666SCH/666.htm

AVERTISSEMENT : le site web semble appartenir à un adventiste du septième jour; malgré le fait qu’il dit des choses vraies concernant la papauté et le livre d’Apocalypse, il nie par exemple la doctrine des souffrances éternelles pour les damnés

Et voici un vidéo en anglais qui montre que le titre latin « Vicarius Filii Dei » est utilisé officiellement par la papauté:

AVERTISSEMENT: le vidéo a été produit par un adventiste du septième jour

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Voir aussi :

Saviez-vous que l’inventeur des logarithmes, un chrétien, avait écrit un commentaire sur l’Apocalypse?

Antéchrist ou Antichrist? est-ce que ça fait une différence?

Contenus d’un document électronique gratuit : « L’Antéchrist » (1838) d’un auteur anonyme

Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la petite corne (1re partie)

Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la petite corne (2e partie)

Mon témoignage de conversion

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Diapositive1

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Une réflexion au sujet de « 666, le nom de la bête et le mot grec « Lateinos » »

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