Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : le Fils de l’homme (2e partie)

SonOfManDaniel7

« Je regardais encore dans les visions de la nuit; et voici comme le Fils de l’homme, qui venait avec les nuées des deux; et il vint jusqu’à l’Ancien des jours, et se tint devant lui. 14. Et il lui donna la seigneurie, et l’honneur, et le règne; et tous les peuples, les nations et les langues le serviront. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera point dissipé. 15. Alors l’esprit me défaillit dans mon corps, à moi Daniel, et les visions de ma tête me troublèrent. 16. Je m’approchai de l’un des assistants, et je lui demandai la vérité de toutes ces choses; et il me parla et me donna l’interprétation de ces choses, en disant: 17. Ces quatre bêtes sont quatre rois qui s’élèveront sur la terre. 18. Et les saints du Souverain recevront le royaume, et ils obtiendront le royaume jusqu’au siècle et au siècle des siècles. » (Daniel 7:13-18)

Je suis encore en train de lire le troisième volume des études sur Daniel préparées pour une école du dimanche par le pasteur suisse Louis Gaussen au 19e siècle. Ayant grandement apprécié ses études sur Daniel, je vais citer pour vous les paragraphes suivants concernant la vision accordée au prophète concernant le Fils de l’homme (le Messie, le Seigneur Jésus-Christ) :

Je regardais encore dans les visions de la nuit, et voilà comme le Fils de l’homme.

Pourquoi, je vous prie, cette singulière expression, comme le Fils de l’homme? et pourquoi pas tout simplement, « Et voici le Fils de l’homme »? Pourquoi ce « comme »? Jésus-Christ n’est-il pas aussi vraiment « le Fils de l’homme » et son humanité n’est-elle pas aussi réelle que sa divinité? S’il y a dans l’Écriture une condamnation contre « les déceptions d’une prétendue philosophie qui nie la plénitude de divinité demeurant corporellement en lui » (Col. II, 8-9), n’y en a-t-il pas une aussi contre les séducteurs qui, ne reconnaissant pas son humanité, renient sa venue en la chair?

— Oui, en la seconde épître de Jean.

—  Pourquoi donc alors celle expression : Et voici comme le Fils de l’homme? pourquoi ce « comme »?

— Parce qu’aux jours de Daniel Jésus-Christ n’était pas encore arrivé dans la chair.

— Sans doute, cher enfant; et cependant le Christ n’existait-il pas avant Daniel?  N’existait-il pas même avant Abraham?

Oui, il répondait aux Juifs : « En vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis (1). »

— Et n’existait-il pas même avant la fondation du monde? Que dit-il là-dessus à son Père, dans sa prière sacerdotale?

— Il dit : « Glorifie-moi, toi Père, auprès de toi, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût (2).»

— Et saint Paul ne déclare-t-il pas que « c’est lui qui a fondé la terre, et que les cieux sont l’ouvrage de ses mains? » Cherchez : c’est au commencement de l’épître aux Hébreux, verset 10 (3).

(1) Jean VIII, 58.— (2) Jean XVII, 5.- (3) Hébreux I,10-11

— Vous comprendrez donc désormais que, si Daniel se contente de dire : Et voici comme le Fils de l’homme, c’est que la Parole n’était pas homme dès le commencement, et qu’elle ne pouvait apparaître comme homme à Daniel qu’en figure. Elle était alors la Parole éternelle, le Saint d’Israël … quand elle se manifestait déjà par intervalles à ses fidèles, c’était pour préluder à son incarnation réelle, qui ne devait s’accomplir que dans la plénitude des temps. « Personne n’a jamais vu Dieu, » dit saint Jean; « mais le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a manifesté (4). » Aussi ce grand Tertullien de Carthage dont je vous parlais dimanche, disait-il à ce sujet, qu’alors le Fils de Dieu voulut montrer de loin une apparence de son humanité. C’est ainsi qu’il se fit voir au patriarche Abraham sous les chênes de Mamré (5); au patriarche Jacob en Mésopotamie (6); au saint homme Moïse, sur la montagne d’Horeb (7); à Josué, sur les bords du Jourdain (8); à Gédéon, sous le chêne de Hophra (9) ; aux parents de Samson, dans les plaines de Tsorah (10). Et c’est encore ainsi qu’il conduisait les Hébreux dans le désert (11).

(4) Jean I,18. — (5) Genèse XVIII. — (6) Genèse XXXI, 11-13; XXXII, 24-30; XXXV, 9. — (7) Exode III; Act. VII, 30. — (8) Josué V, 13.— (9) Juges VI. — (10) Juges III, 22. — (11) 1 Corinthiens X, 1-10.

— Lisez-moi là-dessus l’épître aux Galates, au chapitre IV, verset 1.

« Quand la plénitude des temps est venue, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme »

Vous le voyez donc, chers enfants, ce n’est que « en la plénitude des temps » que notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique du Père, a commencé d’être homme lorsqu’il est apparu sur la terre, né d’une femme et médiateur unique entre Dieu et les hommes; car auparavant il n’avait point encore revêtu notre chair, pour nous être uni par le lien de la fraternité, et pour arriver à nous tel que l’avaient annoncé les prophètes, je veux dire, comme fils d’Abraham et fils de David. — Mais continuons d’exposer nos versets.

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