Daniel 7:25 et la durée d’un « temps » prophétique

LITTLEHN« Il [dans le contexte, il = petite corne, fils de perdition, l’Antéchrist] prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains PENDANT UN TEMPS, DES TEMPS ET LA MOITIÉ D’UN TEMPS. » (Daniel 7:25)

Je suis en train de lire le troisième volume d’une étude sur Daniel faite par le pasteur suisse Louis Gaussen pour une école du dimanche.  Même si je ne serais pas nécessairement d’accord à 100% avec toutes les interprétations des prophéties qu’il avait enseignées à son époque, j’ai grandement apprécié jusqu’à présent les 3 volumes de son étude sur Daniel. Dans une des leçons que j’ai lues récemment, il avait enseigné aux étudiant(e)s de l’école du dimanche la durée d’un « temps » prophétique. Sachant que les prétéristes et les futuristes se trompent tous deux dans leur interprétation de Daniel chapitre 7 en partie à cause de leur façon erronnée de comprendre la durée réelle d’un « temps » prophétique, je crois qu’il serait très profitable et utile de citer ici des contenus de la leçon de M. Gaussen. En comprenant la durée réelle de la « petite corne » romaine de Daniel chapitre 7, ça vous permettra de mieux identifier cette « petite corne » et d’interpréter aussi les périodes de temps mentionnées dans l’Apocalypse (ex. 42 « mois », 5 « mois », 10 « jours »). En comprenant mal la durée réelle d’un temps prophétique, vous allez naturellement commettre l’erreur de penser que la « petite corne » fait soit référence à un simple individu qui a eu un règne de petite durée dans le passé (ex. Néron, Antioche Épiphane qui est décrit prophétiquement dans Daniel chapitres 8 et 11 mais non pas dans le chapitre 7) ou à un homme encore à venir qui ne règnera que 3 ans et demi ou 7 années.

Voici les contenus pertinents de la leçon de M. Gaussen :

— Ils lui seront livrés jusqu’à un temps et des temps et la moitié d’un temps.

— Mais n’avons-nous pas déjà longuement parlé de ce nombre mystérieux dans une de mes leçons précédentes?

— Oui, lorsque nous en étions aux neuvième et dixième traits de la petite corne ou à sa longue durée.

— Et qu’avions-nous alors déjà reconnu touchant la valeur de ce terme?

— Qu’il désigne une durée horriblement longue.

—Dans le sens littéral, qu’est-ce qu’un temps (en chaldéen, un kiddân; en grec, un kaïros)? et qu’est-ce qu’un temps et des temps et la moitié d’un temps?

— Dans le sens littéral, un temps, c’est un an; un temps et des temps et la moitié d’un temps, c’est trois ans et demi, ou 42 mois, ou 1,260 jours.

— Et ne vous ai-je pas dit aussi pourquoi l’année ici se compte à 360 jours, tandis qu’elle en a plutôt à peu près 365 et un quart?

— C’est parce que, chez les Chaldéens et chez les Grecs de l’Orient, on comptait trente jours dans chaque mois, et qu’on ne donnait ainsi à l’année que 360 jours.

— Oui, les cinq jours complémentaires (qu’on y ajoutait à la tin, pour se raccorder avec le soleil) ne comptaient pas.— Mais encore une question. — Ce terme prophétique et mystérieux, un temps, et des temps et la moitié d’un temps, ou son équivalent, 42 mois, où bien encore son autre équivalent, 1,260 jours, ce triple terme ne reparaît-il pas souvent dans Daniel et dans l’Apocalypse?

— Il y paraît souvent.

— Oui, vous l’avez vu : d’ahord dans Daniel, au chapitre VII et au chapitre XII; puis, dans l’Apocalypse, au chapitre XI, deux fois; au chapitre XII, deux fois; et encore une fois au chapitre XIII. — Mais une cinquième question: — Ces 1,260 jours doivent-ils être pris comme des jours naturels, ou comme des jours symboliques?

— Comme des jours symboliques.

— Et comment vous l’ai-je prouvé?

— Il est dit, des trois premières monarchies, que leur vie fut longue et qu’elle dura deux temps, soit 720 jours: il faut donc bien que ces jours désignent quelque chose de très long.

— En effet, cher enfant, que serait un empire qui durerait deux ans? —et encore, trois empires qui, mis à la suite l’un de l’autre, ne dureraient que deux ans! — Et encore, quand Daniel a dit de ces trois empires, qu’une longue vie leur avait été donnée!

Mais d’ailleurs, le bon sens n’indique-t-il pas d’entrée à tout lecteur de Daniel, que les événements de sa prophétie exigent un temps très long? — Qui pourrait croire que 42 mois ordinaires suffissent à tout ce qui nous est dit, soit de l’empire décemroyal, soit de cet empire ecclésiastique qui se tient « en sa présence » et « qui fait qu’on fasse mourir les saints ? » — Qui pourrait croire que toutes les révélations de Daniel et toutes celles de Jean (qui s’étendent de l’invasion des barbares jusqu’à l’avènement de Jésus-Christ) n’eussent été données à l’Église que pour lui réveler trois ans et demi de cet immense avenir? — Qui pourrait croire que trois ans et demi suffissent pour tant de prophéties écrites il y a 1800 ans dans Patmos, il y a 2400 ans dans Babylone? — Qui pourrait croire encore, quand il est dit de l’empire démocrate des Latins, ou de la « bête montant du puits de l’abîme, » qu’elle fera la guerre aux deux témoins « de Jésus-Christ, les vaincra, les tuera, et que pendant trois jours et demi, les tribus, les peuples, les langues et les nations de la terre, empêchant qu’on ne les mette au sépulcre, s’enverront en signe « de joie des présents les uns aux autres », qui pourrait croire, dis-je, que tout cela se pût faire entre les nations de la terre en trois fois et demi 24 heures !! — Qu’en pensez-vous?

— C’est impossible.

—Vous le voyez donc, chers enfants, avant même d’avoir fait notre raisonnement mathématique et cette règle de trois que je vous avais proposée, il y a quelques dimanches, les plus anciens lecteurs de Daniel auraient pu reconnaître dès le premier abord qu’il s’agissait évidemment là, non de jours naturels, mais de jours symboliques. — J’en reviens à mes questions.

— Vous rappelleriez-vous deux raisons pour lesquelles le Saint-Esprit, au lieu de s’exprimer simplement en termes ordinaires, aura trouvé plus convenable d’en employer de symboliques; et de dire 42 mois, trois temps et demi, 1,260 jours?

— Il y avait premièrement une raison de prudence.

— Et comment?

— Il ne fallait pas décourager les fidèles des premiers temps, en leur disant trop clairement que le nombre des années serait horriblement long.

— Et secondement, n’y avait-il pas encore une raison de convenance dans les images?

— Oui, l’on ne dit pas volontiers d’une bête, qu’elle vivra mille ans.

— C’est cela! Et remarquez bien, chers enfants, que tout est figure, tout est emblème dans cette vision de Daniel : la bête, ses ongles, ses dents, ses grandes cornes, sa petite corne, ses yeux! Il était donc convenable que les termes exprimant sa durée, fussent également donnés en figures, mais en figures harmoniques avec le reste du symbole. — Il fallait, pour conserver la convenance des images, recourir à des nombres en rapport avec l’idée d’une bête, et pour cela, représenter ses années par des jours.—Mais, enfin, plus qu’une question. Si ces 1,260 jours de l’Àntichrist sont symboliques, que désignent-ils? — Que répondriez-vous là-dessus, vous, mon cher enfant, le troisième du quatrième banc?

— On ne nous l’a pas dit.

— Point encore directement, il est vrai, bien que vous eussiez pu l’apprendre déjà par nos règles de trois. Mais je n’insiste pas sur ces calculs qu’on pourrait contester; et comme ce point est d’une haute importance ; je tiens à l’établir sur des preuves très solides; car il jettera beaucoup d’éclat sur toutes nos prophéties des derniers temps, et vous présentera plus tard, j’en suis sûr, un intérêt plein de charmes par sa beauté prophétique, lorsque nous en serons venus à nommer l’Antichrist, et à suivre dans l’Histoire la marche de ses années. — Ce point donc, je vais le dire, le voici :— Un jour prophétique, dans le langage des symboles, c’est un an; un mois prophétique, c’est 30 années; cinq mois prophétiques, c’est cinq fois 30 ans, ou 150 années; trois temps et demi, ou 42 mois prophétiques, ou 1,260 jours prophétiques, c’est 42 fois 30 ans, ou 1,260 années. — Voilà ce qu’il faut maintenant vous démontrer.

Or, il est facile de l’établir par un bon nombre de passages; car ce langage fut de tout temps dans les habitudes du Saint-Esprit. —Souvent il jugea convenable d’envelopper sous ce voile l’expression de ses dates; souvent, dans l’un et l’autre Testament, il nous indiqua le chiffre des années par le même nombre de jours. Écoutez!

D’un bout à l’autre de nos saintes Ecritures, vous retrouverez l’idée d’un rapport symbolique entre les jours et les ans. . .

Voyez, par exemple, le sabbat du septième jour, présenté dans le Lévitique comme un type du sabbat de la septième année (1). — Voyez, dans le livre des Nombres (2), les enfants d’Israël condamnés à errer dans le désert 40 ans, selon le nombre des 40 jours, dit l’Éternel, employés par « eux à reconnaître le pays : » « un jour, pour une année, » ajoute l’Éternel. — Vous l’entendez, UN JOUR, POUR UNE ANNÉE; qu’y a-t-il de plus clair? —Voyez encore, dans Ezéchiel (3), cette vision symbolique où Dieu lui commande de se coucher d’abord 390 jours sur son côté gauche, pour représenter, dit-il, les 390 ans d’iniquité de la maison d’Israël; et ensuite, 40 autres jours sur son côté droit, pour représenter les 40 ans d’iniquité de la maison de Juda. — « Je t’ai assigné les ans de leur iniquité selon le nombre des jours, » savoir 390 jours, dit-il; car « JE T’AI ASSIGNÉ CHAQUE JOUR POUR UN AN. »

Encore ici, que voudrait-on de plus clair? Voilà la règle des symboles, a un jour pour un an.

Et notez bien, je vous prie, que cette règle divine d’Ezéchiel se donnait du vivant de Daniel, et trente-neuf ans seulement avant la prophétie qui nous occupe; en sorte que les contemporains de notre prophète pouvaient déjà comprendre que, chez lui aussi, les jours désignaient des années. Jérémie, Ézéchiel et Daniel, en etfet, vous vous le rappelez, se connaissaient l’un l’autre et lisaient mutuellement leurs saints livres. — Que vous ai-je dit de leur âge respectif?

— C’est que Daniel, quand il expliquait dans Babylone le songe de Nébuchadnetsar, pouvait avoir dix-sept ans, Ézéchiel vingt ans, et Jérémie quarante-cinq.

(1) Lévit. XXV, 3, 4. – (2) Nomb. XIV, 34. – (3) Ezéch. IV, 3-6.

— Très bien. Et comme Ézéchiel ne donna que neuf ans plus tard, dans Jérusalem, cette règle d’interprétation, Daniel, qui lisait dans Babylone avec beaucoup d’attention et beaucoup de prières les livres sacrés de ses collègues, n’avait alors que vingt-six ans; tandis qu’il en avait soixante-cinq, lorsqu’il eut dans son lit, à Babylone, la vision qui nous occupe.

Or, remarquez bien encore que tout y étant en figure, comme je l’ai déjà dit : la bête, les ongles, les dents, les dix cornes, la petite corne, la bouche, les yeux; il était convenable aussi que les termes exprimant sa durée fussent également des figures, et qu’étant en figure, ils se conformassent à la règle des figures telle qu’elle avait été donnée depuis trente-neuf ans par Ézéchiel et depuis mille ans par Moïse: « Un jour pour un an , » avait dit Moïse; « je t’ai assigné chaque jour pour un an, » avait dit Ézéchiel.

Aussi, voyez encore dans Daniel ses autres prophéties : vous y retrouverez toujours le même langage et l’emploi de la même règle quand il est question des dates. — Rappelez-vous, par exemple, en son chapitre IX, cette admirable prédiction que tout le monde connaît, sur le temps qui devait s’écouler entre un certain « décret portant qu’on rebâtit Jérusalem » et la mort du Messie. — Comment Daniel exprime-t-il ce temps?

— Il dit qu’entre ce décret et la mort du Messie, il y aura 70 semaines.

—Oui, proprement septante septaines; sans dire si ce seraient des septaines de jours ou des septaines d’années, 490 jours ou 490 ans. — Ainsi les contemporains de Daniel, qui connaissaient la règle de Moïse et d’Ézéchiel, purent hésiter et se dire : Sera-ce des septaines de jours, ou des septaines d’années? Mais quand, plus tard, le décret eut paru, et que l’événement leur eut démontré que ce n’étaient pas des « jours », ils en conclurent avec assurance que ce devaient être des ans. — Aussi verrez-vous qu’au temps de Jésus-Christ tout l’Orient attendait un Messie. — « Il vient, » disait-on partout. « Es-tu celui qui vient? » lui demandait-on. « Je sais que le Messie vient, » disait même une femme chez les Samaritains. — Et en effet, si, du printemps de l’an 457 avant Jésus-Christ (alors qu’Artaxercès donna son premier décret en faveur des Juifs), vous comptez septante septaines d’années (ou 490 ans), vous tombez juste sur le printemps de l’an 34 après Jésus-Christ, l’époque précise où le Christ mourut sur Golgotha (comme l’a montré l’astronome Newton, dans son commentaire sur Daniel).

Mais il y a plus : voyez encore notre prophète, dans le chapitre même qui nous occupe, au verset 12 : — combien donne-t-il de durée aux trois premiers empires?

— Il leur donne un temps et un temps; ou bien, suivant une autre traduction, un temps et une saison.

— Combien cela fait-il de jours?

— Un temps et un temps font 720 jours; un temps et une saison, 540 jours.

— Et combien, quand on lit l’Histoire, trouve-t-on que ces trois empires ont duré?

— On trouve que ce peut être ou 720 ou 540 ans.

Mais, après Daniel, ouvrez encore son continuateur saint Jean, et voyez en quels termes (au chapitre II, verset 10, de ses Révélations) il parle de la grande et dernière persécution des empereurs païens contre l’Église; persécution qui, vous le savez, dura dix ans. — Comment l’exprime-t-il?

— « Vous aurez une tribulation de dix jours. »

— Oui; et voyez encore, en son chapitre XI, la mort des deux témoins : « Leurs cadavres demeurent trois jours et «demi sur la grande place de la cité; et les peuples, les nations, les tribus et les langues s’envoient pendant ce temps-là des présents de réjouissance. » — Tous les anciens pères de l’Église ont reconnu que ces trois jours et demi devaient être des années; et ils en appellent expressément, pour ce sens, à la règle de Moïse et d’Ézéchiel.

Enfin, j’aurais encore bien d’autres exemples à vous citer, si le temps me le permettait. Entre autres, la prédiction de saint Jean touchant « les cinq mois » (ou les 150 jours) assignés aux expéditions des Arabes dans la terre prophétique : je vous montrerais qu’elles ont duré 150 ans jusqu’à la fondation de cette Bagdad qu’ils appelèrent eux-mêmes « la Cité de paix. » — Entre autres encore, la prédiction du même prophète touchant l’année, le mois, le jour et l’heure (ou les 396 jours, plus une fraction de jour) assignés aux expéditions des Turcs; et je vous montrerais également qu’elles ont duré 396 ans, plus la même fraction d’année, jusqu’à l’entrée de Mahomet II dans Constantinople en 1453.

Mais je ne veux plus dire qu’un seul mot sur ce point important, il vous intéressera : c’est qu’il est une autre raison

Le Saint-Esprit, dans ses symboles, avait donc, vous l’avez vu, mes amis, de hautes raisons pour donner aux 1,260 ans de l’Antichrist le nom de 1,260 jours. — Ces raisons, je voudrais que chacun de vous sut me les répéter dimanche, si je venais à les redemander. Je vous les ai données, rappelez-vous-le, par quatre ordres d’arguments : premier argument , c’est qu’évidemment ces jours doivent être symboliques, puisqu’ils désignent quelque chose de très long; deuxième argument, c’est que l’Ecriture nous déclare souvent ailleurs que, dans son langage prophétique, les jours sont des ans ; troisième argument, c’est que des accomplissements de l’Histoire ont déjà fréquemment confirmé cette règle prophétique et nous ont montré que les jours sont des ans.

Rappelez-vous donc bien, chers enfants, ce dix-neuvième caractère de l’Antichrist, savoir que ses succès dans sa guerre contre les saints dureront douze siècles, plus soixante années; en d’autres termes, la moitié de sept années d’années; en d’autres termes encore, trois fois et demi 360 années solaires. — C’est un point, vous ai-je dit, d’une haute importance.

Il nous faudra donc chercher, dès dimanche prochain, s’il s’est jamais trouvé dans l’Univers un prêtre-roi qui pût correspondre à cet étrange caractère, d’abord, d’avoir duré plus de 1,200 années; et ensuite, d’avoir tant duré faisant la guerre aux saints. — Ô que par cet endroit encore, nos Écritures sont admirables! Quelle hardie, quelle étonnante prédiction ! Qui pouvait croire, aux jours de Daniel, et eNsuite aux jours de Jean, qu’un roi prêtre si fastueux, si blasphémateur, si contraire aux Écritures et cependant si bien décrit par elles, si cruel contre les saints, si factieux contre les rois, si prompt à l’outrage contre les peuples, qui pouvait croire qu’une telle puissance vécût même douze ans? Et la voilà prédiTe pour en vivre douze cents! que dis-je? pour vivre jusqu’à nos jours! que dis-je encore? pour vivre et pour remuer le monde jusqu’à la venue de Jésus-Christ! Dès lors, quelle admiration nouvelle ne devra pas être la vôtre, si nous trouvons dimanche prochain dans l’Histoire, qu’en effet une telle puissance a vécu ces 1,260 ans, et qu’elle a pu poursuivre impunément au sein des nations les plus civilisées de la terre une si longue guerre contre les saints!

Source : Louis Gaussen, « Daniel le prophète, exposé dans une suite de leçons pour une école du dimanche, Volume 3 »

L’Apocalypse et le livre de Daniel sont complémentaires. Daniel nous parle de 4 empires qui allaient dominer sur Jérusalem : Babylonien, Perse, Grec et Romain. Puisque les 3 premiers empires avaient déjà cessé de dominer avant son écriture vers la fin du premier siècle, l’Apocalypse nous parle plutôt des temps de l’empire romain : d’abord dans sa forme païenne (chapitre 12) et ensuite dans sa forme médiévale divisée en 10 royaumes principaux (chapitre 13) et finalement (chapitre 17) dans sa forme moderne de 10 nations démocratiques* (10 « cornes » sans couronnes) qui durera jusqu’au Retour Unique et Visible de Jésus-Christ.  Le livre de Daniel avait prédit prophétiquement dans certains chapitres (chapitres 8 à 12) ce qui se passerait pendant les 4 siècles de « silence prophétique » entre le ministère de Malachie et le ministère de Jean-Baptiste. Le livre de l’Apocalypse quant à lui décrit prophétiquement les grands événements affectant l’Église visible et invisible pendant ce temps de « silence prophétique » s’étendant du début du 2e siècle jusqu’au Retour Unique et Visible de Jésus-Christ. Quand je parle de « silence prophétique », je veux dire qu’il n’y a pas eu et qu’il n’y aura pas de nouveaux apôtres ou de nouveaux prophètes après la mort du dernier apôtre, Jean, qui donneront des révélations divines. La Bible, elle, continue de nous parler et instruire avec autorité. Tout ce que nous devons savoir prophétiquement sur l’avenir est révélé en elle. Limiter les prophéties de l’Apocalypse aux événements du premier siècle (l’an 70) serait comme limiter les prophéties de Daniel à seulement une période de quelques années après la mort de Daniel (temps de l’empire médo-perse).

Si le livre de Daniel et le livre de l’Apocalypse avaient été donnés pour donner au peuple de Dieu une vision prophétique pendant des SIÈCLES de « silence prophétique », comment pouvons-nous continuer d’avoir la fausse idée dispensationaliste (partagée par certains prétéristes) que les événements prophétisés se limitent à des courtes périodes (3 ans et demi, 7 années, 5 mois)?

* Louis Gaussen dans ses études sur le livre de Daniel (3 volumes) divise l’histoire prophétique de l’empire romain en 3 parties; je trouve ses arguments intéressants

Note : je sais que les Adventistes du Septième Jour et que certains écrivains protestants du 19e siècle (ex. E. B. Elliott), même s’ils n’étaient pas d’accord sur l’interprétation de tous les détails prophétiques de Daniel chapitre 8, croyaient ensemble que les 2300 « jours » mentionnés dans ce chapitre pointaient vers 2300 années; je ne partage pas cette opinion; je crois comme d’autres écrivains protestants (ex. John Gill, Matthew Henry, Matthew Poole) que ces 2300 « jours » signifient 2300 jours littéraux et qu’il y a assez d’information dans la vision pour délimiter l’époque exacte de son accomplissement historique à l’intérieur de l’époque du règne d’Antioche Épiphane, un des rois de l’empire grec divisé; Daniel chapitre 8 se limite seulement aux temps des empires médo-perse et grec, deux des quatre empires qui sont mentionnés dans la vision du chapitre 7; contrairement au chapitre 7, le chapitre 8 n’a rien à voir avec le Retour Unique et Visible et Final du Seigneur Jésus-Christ; la petite corne de chapitre 7 est romaine et de longue durée (dynastie d’hommes) et la petite corne de chapitre 8 est grecque et de courte durée (un règne de quelques années) alors il ne faut pas commettre l’erreur de confondre ces deux « petites cornes »

Voir aussi:

Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la petite corne (1re partie)

Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la petite corne (2e partie)

Contenus d’un document électronique gratuit : « L’Antéchrist » (1838) d’un auteur anonyme

De quelle façon la papauté nie-t-elle que Jésus-Christ est venu dans la chair?

Antéchrist ou Antichrist? est-ce que ça fait une différence?

666, le nom de la bête et le mot grec « Lateinos »

Saviez-vous que l’inventeur des logarithmes, un chrétien, avait écrit un commentaire sur l’Apocalypse?

Document électronique gratuit : « La Grande Prostituée » du pasteur Napoléon Roussel (1805-1878)

Est-ce une puce électronique VISA que je vois sur ton front?

Mon témoignage de conversion

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Diapositive1

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Une réflexion au sujet de « Daniel 7:25 et la durée d’un « temps » prophétique »

  1. Bonjour,
    Gaussen dit vrai question jour/année et c’est primordial d’accepter cela, sinon rien ne peut tenir debout dans Daniel comme pour l’Apocalypse de Jean pour ce qui est de la prophétie chiffrée…

    Que Dieu vous guide et vous soutienne

    Le béréen

    vous pouvez lire ce livre: l’Evangile dans l’Apocalypse
    http://www.message1888.org/apocindi.htm
    ainsi que celui sur Daniel: L’Evangile dans Daniel
    http://www.message1888.org/Indevdan.htm

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