Apocalypse 18 : des corps et des âmes d’hommes comme objets de commerce de la Grande Prostituée

Whore_of_Babylon« Et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l’impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d’elle, quand ils verront la fumée de son embrasement. 10 Se tenant éloignés, dans la crainte de son tourment, ils diront: Malheur! malheur! La grande ville, Babylone, la ville puissante! En une seule heure est venu ton jugement! 11 Et LES MARCHANDS DE LA TERRE pleurent et sont dans le deuil à cause d’elle, parce que personne n’achète plus leur cargaison [ou « MARCHANDISES » dans la version Ostervald], 12 cargaison d’or, d’argent, de pierres précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre, de soie, d’écarlate, de toute espèce de bois de senteur, de toute espèce d’objets d’ivoire, de toute espèce d’objets en bois très précieux, en airain, en fer et en marbre, 13 de cinnamome, d’aromates, de parfums, de myrrhe, d’encens, de vin, d’huile, de fine farine, de blé, de boeufs, de brebis, de chevaux, de chars, DE CORPS ET D’ÂMES D’HOMMES. » (Apocalypse 18:9-13)

Je continue de lire le troisième volume des études sur Daniel faites par un pasteur suisse du 19e siècle, Louis Gaussen, et certains paragraphes en particulier m’ont inspiré de publier cet article. Dans une des leçons qu’il avait données, M. Gaussen décrit une autre caractéristique de l’Antéchrist qui n’est pas souvent traité : son commerce de corps d’hommes et d’âmes d’hommes.  En comprenant bien ces détails prophétiques, nous verrons une autre raison pourquoi Apocalypse chapitre 17 ne peut pas s’appliquer à l’ancien empire romain des Césars (ou à Jérusalem du 1er siècle selon certains prétéristes) ni à un futur empire romain (selon les futuristes). Ces détails prophétiques pointent vers des choses qui se sont déjà accomplies et continuent d’être accomplies aujourd’hui même.  Je vous cite à nouveau le livre de M. Gaussen:

Le Saint-Esprit va vous décrire ici le commerce de Rome et de son Antichrist, commerce d’importation et d’exportation; mais commerce si puissant et si riche que « ses marchands , » nous dit l’Écriture « sont des princes en la terre. » Apprenez donc ce qui la rend partout si promptement riche et partout si puissante; apprenez ses étranges marchandises!— Ce dernier caractère de la petite corne vous paraîtra peut-être incroyable; mais je suis bien aise d’avoir à finir par là son portrait prophétique, car il vous frappera d’admiration par son étrangeté même. Vous allez entendre le secret des prodigieuses richesses de la Petite Corne dans sa cité de Rome, de ses séductions, de ses pompes, et de toutes les ressources de son faste. —Écoutez; voici les marchandises qu’elle achète et qu’elle vend; Jean vous les énumère avec le plus grand soin dans son chapitre XVIII, aux versets 12 et 13: « C’est de l’encens, des parfums, des essences; des marchandises d’or et d’argent, des pierres précieuses, des perles, des dentelles, des étoffes de soie, de pourpre et d’écarlate, des meubles d’ivoire et du bois le plus précieux; des vases admirables en airain, en fer, en marbre; des chevaux et des voitures » (nous repasserons et nous expliquerons plus tard tout cela)! Mais écoutez! voici l’extraordinaire, et voici qui certes n’aura jamais eu son pareil dans le monde entier : ce sont les derniers termes de cette longue liste; car le Saint-Esprit les a réservés pour la fin comme les plus cractéristiques et les plus monstrueux. — Il s’agit des marchandises qui, par-dessus toutes les autres, rendront Rome si puissante et si riche. — L’eussiez-vous jamais cru? ce sont des corps et des âmes d’hommes! oui, des cadavres d’hommes et des âmes d’hommes! — Qui jamais sur la terre, hormis cette Rome de l’Antichrist, imagina de s’enrichir avec des âmes d’homines? Et qui jamais sur la terre, hormis cette même Rome de l’Antichrist, imagina de s’enrichir avec des corps d’hommes? — Les enterreurs qui, dans les grandes cités de notre Europe, vendent des cadavres aux amphithéâtres d’anatomie, reçoivent souvent, dit-on, des gages très élevés; mais après tout il n’y a jamais là de quoi mener très loin. — Méhémet-Ali Pacha prélève aussi, dit-on, de forts tributs pour les momies que nos antiquaires vont exhumer en Egypte dans les tombeaux des Pharaons et que nos musées leur achètent à l’envi. Mais ce commerce, non plus, ne saurait être très enrichissant; tandis qu’il est dit de celui de Rome sous l’Antichrist, qu’il est immense, et qu’en lui procurant des trésors inouïs, il lui permet « de séduire toutes les nations par les empoisonnements de son idolâtrie, » et d’enrichir extraordinairement ses marchands, « qui sont des princes en la terre. »

Cependant, mes amis, vous comprendrez que plus ces marchandises sont étranges et ce commerce monstrueux, plus il est nécessaire que nous examinions de très près là-dessus le texte des Écritures.

« Et marchandise… de corps,» dit saint Jean (gomon… sômatôn), « et des âmes d’hommes » (kaï psychas anthrôpôn).

S’il y avait seulement dans ce texte, « Et des âmes d’hommes, » nous pourrions croire peut-être que, par ce mot d’âmes, Jean désigne tout simplement des personnes, comme Luc l’a fait quelquefois au livre des Actes, et comme nous dirions « trois mille âmes, » pour dire « trois mille hommes.» — Et d’un autre côté, s’il y avait seulement, « Et des corps d’hommes, » nous pourrions croire encore que ce mot signifie peut-être ici (que sais-je?) des prisonniers, des esclaves, qui ne comptent que comme chair à vendre, ainsi qu’il est dit au livre des Macchabées, que Nicanor, quand il eut mis en vente ses pauvres prisonniers juifs «promit de donner quatre-vingt-dix corps pour un talent d’argent.» — Mais ici ce sens est impossible, puisque le texte porte : Et des corps et des âmes d’hommes; cest-à-dire, et des corps d’hommes distincts des âmes, et des âmes d’hommes distinctes des corps. — C’est donc très témérairement que les auteurs de plusieurs versions se sont permis, parce qu’ils ne comprenaient pas cette prophétie, de traduire : Et des esclaves et des âmes d’hommes. «Quoi ! se seront-ils dit, Rome vendre des cadavres: impossible! qui jamais a fait un tel commerce? impossible! je m’en vais donc traduire ce mot par a des esclaves.» Mais ce n’est pas là traduire; c’est deviner. Il fallait, pour être fidèle, dire avec le grec (même sans comprendre ): Et des corps et des âmes d’hommes. — C’est ce qu’a fait l’excellent Luther, dans sa Bible allemande: il a dit, « Und Leichname,» Et des cadavres et des âmes d’hommes.

Quoi donc! des cadavres? oui, des cadavres ! — Quoi donc encore ! des âmes d’hommes? oui, des âmes d’hommes! —Telles devaient être, d’après la Prophétie, les monstrueuses marchandises de Rome sous le règne de l’Antichrist!

Parlons d’abord des âmes d’hommes.

Certainement ce commerce demeure à jamais unique dans toute l’histoire de l’humanité. Je cherche en dehors de Rome et dans tout l’univers, y compris même l’ancienne Rome des Païens (qui faisait des dieux de ses Césars), je cherche s’il s’est jamais vu de ville ou de pontife ou de religion qui fît marchandise des âmes, et je n’en trouve point. — Les prêtres païens vendaient bien quelquefois à leurs adeptes les faveurs de leurs dieux pour des délivrances terrestres, pour des guérisons dans la maladie, des secours dans la tempête, des succès dans la guerre, des pluies dans la sécheresse, ou de beaux jours après les pluies; mais jamais pour des délivrances célestes, jamais pour sauver des âmes devant le jugement dernier, jamais pour leur acheter le ciel, jamais pour leur assurer une place dans l’éternité ; jamais, que je sache; non, jamais! — Les Turcs aussi vendent des talismans, et les Nègres* des fétiches, pour garantir leurs acheteurs de la mortalité en temps de peste, ou des balles en temps de guerre. Mais vendre des âmes d’hommes, vendre le salut de Dieu aux âmes, vendre aux âmes le paradis, l’éternité? non, jamais ! — Au contraire, Mahomet se fait dire de Dieu dans le Coran, au chapitre Des afflictions : « Ceux de qui la balance sera pesante de bonnes œuvres, iront en paradis; et ceux de qui la balance sera légère de bonnes œuvres, iront en enfer dans un feu si chaud que je ne t’en puis exprimer les ardeurs. » — Mais racheter aucune âme de cet enfer, sortir pour de l’argent aucune âme de ce feu de l’autre monde, non, jamais, ni Mahomet, ni les muphtis de Bagdad ou de Constanlinople ne l’avaient prétendu ! — Ce commerce n’appartient qu’à la Rome de l’Antichrist; c’est là son caractère : son gomos, a dit saint Jean, ses marchandises, « la cargaison de ses marchands qui sont des princes en la terre,» ce seront des âmes d’hommes! — Et ce commerce, comment le fera-t-elle? — Comment, si ce n’est en prétendant sauver les âmes pour de l’argent; les délivrer pour de l’argent du feu qui sans elle tourmente les méchants; leur ouvrir pour de l’argent le ciel qui sans elle leur demeurerait fermé ; leur persuader que, tenant les clefs de l’enfer et du paradis, elle peut abréger leurs souffrances dans l’autre monde contre de l’argent donné à l’Antichrist dans celui-ci; elle peut, pour de l’argent, leur pardonner ou même leur permettre tel ou tel péché qui, sans l’Antichrist, les aurait à jamais perdues? — Que sais-je? peut-être même y aura-t-il en la chancellerie de Rome:une taxe pour cela; tant d’écus romains pour un péché, et tant pour un autre péché!

* Note: je cite le texte comme il apparaît dans un livre qui avait été écrit au milieu du 19e siècle par un européen

Voilà donc ce qui paraît devoir être nécessairement entendu par cette étrange parole:. Et la marchandise, ce sera des âmes d’hommes! — Qu’en pensez-vous, chers enfants? vous, par exemple, le premier du cinquième banc?

— Que c’est une chose très horrible, mais: très improbable.

— Il est vrai, cher enfant, horrible et improbable; mais tout horrible, tout improbable qu’elle est, il faudra bien qu’elle se voie, puisqu’elle est ,prédite! — Passons donc maintenant à l’autre branche de commerce; elle vous semblera, sinon plus horrible, au moins plus improbable encore que la première: c’est un commerce de cadavres!

« Marchandises de corps, d’hommes ». dit saint Jean, de corps distinpts.de leurs âmes. « Und Leichname, » « Et des cadavres, »,djt. Luther.— II faut convenir que, si ce n’était le respect qu’on doit au texte des Écritures, ce commerce de corps morts a quelque chose de si bizarre qu’on serait tenté de chercher quelque autre sens, comme ont fait plusieurs de nos versions, et de mettre des prisonniers, des esclaves, ou même tout autre chose, à la place de ces corps. Mais tenons ferme toujours au texte des Écritures; et soyons persuadés qu’il faudra bien encore puisqu’il est prédit que ce trait, tout étrange qu’il est, s’accomplisse comme tous les autres; et que cette marchandise inouïe se voie aussi dans les marchés de Rome. La chose est écrite, elle se consommera; et l’on devra voir cette marque, aussi bien que la précédente, distinguer Babylone et son chef d’avec toute autre cité, toute autre religion, tout autre personnage, tout autre prêtre et tout autre roi. — Saint Jean vient mettre ici comme son dernier coup de pinceau, son coup de maître, sur ce portrait de l’Antichrist. — En effet, je le demande, qui jamais hors de Rome a fait commerce de cadavres (j’entends commerce religieux)? à qui jamais la pensée en serait-elle venue? — Les Égyptiens, au temps d’Abraham, embaumaient leurs morts illustres et les conservaient à l’état de momies; leurs médecins y travaillaient quarante jours, dit Hérodote; et pendant trente autres jours ils les trempaient au sous-carbonate de soude (au natron); et le peuple, comme nous l’apprend la Genèse, les pleurait durant ces soixante et dix jours. Mais venait-il à personne, chez les Égyptiens, l’idée de les vendre; et à personne, celle de les acheter? Jamais! — Les païens de l’ancienne Rome brûlaient les leurs, et recueillaient soigneusement leurs cendres en des urnes funéraires; mais eussent-ils vendu pour aucun prix ces cendres et ces urnes? Jamais ! — Les premiers chrétiens enterraient leurs trépassés; « ils emportèrent Ëtienne, ils le pleurèrent beaucoup, » nous est-il dit; mais eussent-ils eu jamais l’idée de vendre son cadavre? Ne savaient-ils pas au contraire que Dieu, pour prévenir le culte abominable des morts, avait déclaré chose impure le seul attouchement d’un cadavre, de ses os, de son sépulcre, de son lit, de sa tente même? Cette souillure légale durait pendant sept jours, et l’on devait s’en purifier sous peine de mort. Que dis-je? un fils même, pour avoir touché le corps de sa mère, était soumis à cette loi comme les autres et ne pouvait entrer dans la maison de Dieu. Bien plus! quand on voulait rendre un autel à jamais impur et détestable, que faisait-on? justement ce que l’Antichrist fera pour tous les siens : on y mettait quelque ossement ou quelque relique des morts, et dès ce moment cet autel, réputé chose abominable, devait être démoli sans qu’il y restât pierre sur pierre. — Eh bien, chers enfants, jugez à de tels traits si ce dernier caractère de la nouvelle Rome n’est pas admirablement choisi pour la distinguer à jamais de toutes les cités, de toutes les églises, de toutes les religions de l’univers ! — Il paraît même encore par le texte, que ce commerce de cadavres doit être immense; qu’il produira d’énormes richesses (XVIII, 15,16); que « les trafiquants en deviendront très riches; qu’ils seront des princes en la terre (verset 23); » qu’ils vendront leur marchandise aux rois, aux cités, aux royaumes, aux empereurs; mais que le centre de ce négoce, son administration, ses bureaux et ses agents seront dans Rome. — Il n’est pas dit cependant si ces cadavres seront des corps entiers ou s’ils se vendront par parcelles: un bras, un crâne, un pied, une jambe, une dent, des cheveux. Peut-être les mettra-t-on dans de riches écrins; peut-être les fera-t-on voir pour de l’argent, et les peuples se soumettront-ils pour cet objet à de lointains voyages, à d’énormes dépenses. —Quoi qu’il en soit, il faut bien faire quelques suppositions de cette espèce, pour se rendre raison d’une prophétie aussi surprenante.

Et maintenant, mes amis, vous conviendrez que plus ce double commerce semble repoussant, difficile à croire, impossible, dirai-je? plus aussi le signalement de l’Homme de péché par cet endroit doit-il vous paraître hardi et merveilleux; plus surtout, si nous en venons cependant à le trouver dans l’Histoire tel que l’Esprit de prophétie nous l’avait prédécrit, jusque dans ce commerce horrible des âmes, et jusqu’à ce commerce horrible des cadavres, plus faudra-t-il admirer nos prophètes et s’incliner avec adoration devant le Dieu des Écritures.

Source : Louis Gaussen, « Daniel le prophète, exposé dans une suite de leçons pour une école du dimanche, Volume 3 »

Voir aussi:

Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la petite corne (1re partie)

Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la petite corne (2e partie)

Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la quatrième bête (1re partie)

Est-ce qu’Apocalypse chapitre 17 nous parle de Rome païenne (Rome du passé)?

Contenus d’un document électronique gratuit : « L’Antéchrist » (1838) d’un auteur anonyme

De quelle façon la papauté nie-t-elle que Jésus-Christ est venu dans la chair?

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