L’Église invisible et l’erreur de John Nelson Darby, « père » du dispensationalisme

Harmony-Baptist-Church« … sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. » (Matthieu 16:18b)

J’ai lu cette semaine quelques paragraphes d’un petit document intéressant que je veux citer ici afin de réfuter une fausse idée que John Nelson Darby, considéré par certains comme étant le « père » du dispensationalisme, avait véhiculée concernant l’Église du Christ :

« Présentons maintenant quelques remarques sur l’apostasie de l’économie [ou « dispensation »] actuelle [selon la pensée de M. Darby]. Dans l’exposition que nous avons faite du système de M. Darby, on a pu observer qu’il se faisait de l’Église une idée tout-à-fait matérielle. Pour lui, l’Église est un corps visible, une unité sociétaire qui se réunissait à part et rendait témoignage à Dieu dans le monde. Du temps des apôtres, ce corps existait et tous les vrais disciples en faisaient partie. Si cette idée de l’Église était vraie, nous échapperions difficilement au système darbyste; il faudrait bien avouer l’apostasie. Si l’Église, une, sainte, pure, sans tâche, dont parle saint Paul, est une Église visible, une unité sociétaire, nous sommes décidément tombés, car il y a longtemps qu’une pareille Église n’est plus. Il s’agit de savoir si elle a jamais existé; M. Darby s’appuie sur le deuxième chapitre des Actes: les disciples, dit-il, ne faisaient qu’un cœur et qu’une âme, voilà l’Église. Mais à quelle époque a-t-elle apostasié? M. Darby ne dit rien de précis à cet égard; c’est pourtant un point capital sur lequel il n’aurait pas dû laisser planer le moindre nuage. »

« Nous avons posé la question à quelques-uns de ses partisans, ils nous ont répondu que l’Église pure et sainte n’avait subsisté que quelques instants. Car, dès le chapitre cinquième des Actes, nous voyons le mensonge et l’hypocrisie s’introduire dans son sein, Ananias et Saphira mentent à Dieu; mais alors nous ne comprenons plus le magnifique portrait que saint Paul nous trace de l’épouse de Christ; car, lorsqu’il écrivit ses Épîtres, l’Église n’existait plus. Dira-t-on, et c’est, autant que nous avons pu le comprendre, l’opinion de M. Darby, dira-t-on que l’apostasie n’a eu lieu qu’après le départ des apôtres, mais alors, quand saint Paul écrivait ses Épîtres, cette Église visible, pure et sans lâche, existait donc, et elle était formée par l’ensemble des Églises chrétiennes. Or, prenez les Épîtres de saint Paul, cherchez une Église visible, pure et sans tache, comme la veut M. Darby, vous ne la trouverez nulle part. Les scandales des Corinthiens, le relâchement et les hérésies des Galates, les vices honteux que réprime l’Apôtre, les hideuses passions qu’il combat, nous montrent bien clairement que ces Églises ne possédaient pas dans leur sein la sainteté parfaite; et pourtant l’Apôtre met en tête de chacune de ses épîtres: « Paul, apôtre de Jésus-Christ à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à Éphèse, à Colosse, aux Églises de Galatie, etc. »

« Pour comprendre Saint Paul exaltant d’un côté la sainteté de l’Église de Dieu, et d’un autre côté dévoilant les misères spirituelles qui se trouvaient au milieu des églises particulières, il faut, à l’exemple de nos réformateurs [protestants – ex. Luther], distinguer entre l’Église visible et l’Église invisible. Celle-ci [l’Église invisible, composée uniquement des élu(e)s de Dieu] est universelle, pure, sainte, c’est l’épouse de Jésus-Christ, et les divers membres qui la composent se trouvent non pas dans une communion particulière, mais dans toutes les communions chrétiennes. Font partie de cette Église tous ceux qui croient réellement en Jésus-Christ, et l’ont accepté comme leur Sauveur tous ceux dont les noms sont écrits dans le livre de vie, à quelque Eglise visible qu’ils appartiennent…. C’est là la sainte Église universelle à laquelle nous croyons, c’est là l’Église dont parle saint Paul dans plusieurs de ses Épîtres, et à laquelle sont faites les plus glorieuses promesses. Une fois celte distinction reconnue, le système de M. Darby croule tout entier. Nous dira-t-il que l’Eglise s’est corrompue, que des loups sont entrés dans le bercail des brebis, que des hérésies ont envahi la société chrétienne, nous l’accordons, mais c’est l’Eglise visible, la chrétienté qui a été ainsi pénétrée par des doctrines mensongères; quant à l’Eglise invisible, à l’Eglise des élus, elle est toujours restée pure et sans tache dans les siècles passés comme elle l’est encore de nos jours; contre elle n’ont jamais prévalu et ne prévaudront jamais les portes de l’enfer. »

« La conséquence de ce système [de M. Darby], c’est la ruine de l’économie de la grâce. Si l’économie actuelle a apostasié et si elle ne peut plus être rétablie, il n’y a plus de salut possible. M. Darby se garde bien de tirer cette conclusion qui serait pourtant si naturelle, et il tombe ici dans la plus grande contradiction; il fait précisément ce qu’il reproche tant aux autres. Il opère ce qu’il appelle le rassemblement des enfants de Dieu; il veut former à Jésus-Christ une épouse sainte qui rende témoignage à la vérité sur la terre. Ainsi, après avoir repoussé toute organisation, toute formation d’Eglise, quoi qu’il en dise, M. Darby en forme une à sa manière. Dans les diverses localités où il pénètre, il fonde de petites églises particulières. « II est vrai , comme le dit M. Herzog, que ces réunions se tiennent d’une manière si peu déterminée, que personne ne peut se dire, à l’exclusion de qui que ce soit, membre ou docteur de l’assemblée de tel ou tel endroit; car, partager en divers troupeaux les brebis du Seigneur, c’est, selon eux, détruire l’unité du corps de Christ sur la terre; mais enfin ces réunions Darbystes présentent toujours, par le fait même du rassemblement, un léger commencement d’organisation, un petit germe d’Église. Le pur et véritable contraire du principe d’association religieuse, c’est évidemment l’isolement absolu de l’individu. Du moment où les croyants ont reçu de M. Darby l’ordre de s’en tenir à l’affaire du salut individuel, ils n’avaient plus rien à faire ensemble. Pourquoi donc M. Darby les rassemble-t-il tout aussitôt en nouvelles réunions? » Ainsi donc, M. Darby fait ce qu’il condamne chez plusieurs de ses frères; il fonde une Eglise à sa manière, seulement il sauve les apparences; il n’établit ni confession de foi ni discipline écrites, mais il ne laisse d’y avoir une surveillance sévère dans les petits troupeaux qu’il forme au sein de nos diverses Églises, surveillance qui porte et sur la doctrine et sur la conduite. Quoi qu’il en dise, quoiqu’il vante beaucoup la sainte liberté des enfants de Dieu et l’égalité de tous les chrétiens, quoiqu’il blâme sévèrement ceux qui croient avoir le droit d’enseigner leurs frères et qui prennent le titre de président, il tombe lui-même dans la même faute, si c’en est une. Lorsque M. Darby est présent dans une réunion, c’est lui qui enseigne, et s’il ne prend pas le titre de président, il en exerce du moins toutes les fonctions. Bien mieux, il a établi dans les divers troupeaux qu’il a formés ce qu’il appelle des conférences. Dans ces réunions, M. Darby explique la Bible à ses adeptes; il remplit la charge d’un professeur d’exégèse. Les membres présents à la réunion, peuvent bien exposer leur manière de voir sur les passages qu’on examine; mais, en définitive, c’est toujours l’explication de M. Darby qui l’emporte et qui est jugée la meilleure. M. Darby ne veut donc ruiner toutes les Églises que pour en élever une sur leurs débris, celle qu’il appelle la véritable Église de Dieu, composée de tous les chrétiens qui sont sur la terre. Il valait bien la peine de tant crier contre les organisateurs d’Église, lorsqu’il devait marcher sur leurs traces. Il y a pourtant une différence entre M. Darby et ses adversaires, c’est que ceux-ci ne prétendent organiser que des formes imparfaites de l’Église parfaite idéale, tandis que M. Darby prétend organiser cette dernière. Il transporte encore ici la notion fausse qu’il s’est faite de l’Église des temps apostoliques; il veut organiser une Église pure, sans tache, telle que nous la dépeint saint Paul dans l’épître aux Ephésiens. C’est dans ce but qu’il parcourt nos Églises, cherchant partout le bon grain qu’il sépare de l’ivraie; il ne veut pas attendre jusqu’à la moisson, malgré l’ordre précis du Maître, qui ne veut faire la séparation qu’à la fin du monde. Ensuite nous pourrions demander à M. Darby des preuves de ce message divin qui, d’après le Sauveur lui-même, ne doit être confié qu’aux anges. Jésus-Christ a prédit, dans de nombreuses paraboles, que, sur cette terre, le mauvais grain serait toujours mêlé au bon grain; l’histoire de l’Église nous montre qu’il en a été ainsi dans tous les temps. M. Darby veut donc faire mentir le Sauveur, en réunissant en un seul corps, en dehors du monde, tous les enfants de Dieu. Mais cette prétention est irréalisable. D’autres ont vainement tenté avant lui de former une Église de saints; il ne réussira pas mieux que ceux qui l’ont précédé. Il s’introduira toujours dans le bercail quelques moqueurs ou quelques hypocrites qui viendront souiller la communauté des élus: M. Darby doit en avoir fait la triste expérience. Du reste, nous avons montré que telle n’était pas la volonté de Dieu. Ce que Dieu demande de ses enfants, ce n’est pas qu’ils sortent du monde pour s’organiser en une société particulière et restreinte, mais qu’ils se préservent du mal. Ils sont ce levain bienfaisant qui doit pénétrer toute la pâte pour la faire lever. Or comment accompliront-ils leur glorieuse mission, s’ils s’éloignent de ceux qu’ils sont appelés à ramener à Dieu? Ils seront des lumières cachées sous un boisseau, incapables d’éclairer ceux du dehors. Du reste, ce n’est que dans la lutte que se développe la vie chrétienne; or il n’y a pas de lutte là où il n’y a pas d’adversaires à convaincre et d’incrédules à persuader. S’ils se rendent inutiles aux autres par leur isolement, ils se nuisent à eux-mêmes. Se dire membre de la seule Eglise véritable, pure et sainte de Dieu sur la terre peut singulièrement porter à l’orgueil et au relâchement. On peut s’oublier soi-même pour ne parler que du corps élu dont on fait partie, et contre lequel ne prévaudront jamais les portes de l’enfer, et rien n’est plus dangereux pour la piété intime. L’Eglise est élue, je fais partie de l’Eglise; donc je serai sauvé quoi que je fasse. On voit où peut conduire un pareil raisonnement. Nous ne voulons pas dire pourtant que les Darbystes ne s’occupent pas de leur salut individuel et qu’ils s’absorbent toujours dans l’Église; ce qu’il y a de certain, c’est que, dans leurs conversations, ils s’entretiennent beaucoup de la gloire future de l’Église, et peut-être oublient-ils trop de se replier sur eux-mêmes, afin de sentir leurs péchés et de s’en humilier devant Dieu. »

source: Paul Bouvier, « Le darbysme » (livre numérique Google)

Ce document n’est pas 100% parfait car l’auteur, qui n’était pas un calviniste, avait prédit que le système de Darby allait disparaître après la mort de son auteur. Hélas! Les évangéliques ont majoritairement adopté les erreurs eschatologiques du dispensationalisme. Moi-même, je suis un ex-dispensationaliste. Est-ce que cet auteur aurait pu prévoir la future popularité de la Bible Scofield et des romans « Left Behind »?

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Je vais maintenant citer quelques paragraphes d’un document donnant une vue plus balancée du sujet traité. Tout en critiquant les erreurs du mouvement de M. Darby, l’auteur va aussi prendre la peine de mentionner les points forts du mouvement qui sont nés en réaction à certains problèmes dans les églises existantes:

« Notre tâche est terminée; nous ne voulons pas cependant poser la plume avant d’avoir examiné une question soulevée par un journal catholique de notre ville. « Les Darbystes affirment les rédacteurs de cette feuille, en se jetant dans un extrême niveleur, et en réprouvant absolument tout pastorat, sont les seuls protestants conséquents avec eux-mêmes et avec le principe du libre examen. » Pour nous, NOUS VOYONS BEAUCOUP PLUTÔT CHEZ LES DARBYSTES DES CATHOLIQUES CONSÉQUENTS QUE LES SEULS VRAIS PROTESTANTS. DANS LES DEUX GRANDES QUESTIONS DE L’ÉGLISE ET DU MINISTÈRE, ILS ADOPTENT COMPLÈTEMENT EN EFFET LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L’ÉGLISE ROMAINE, et il nous sera facile de montrer par quelle suite logique de raisonnements ils sont arrivés à leur système actuel. Qu’on nous permette de citer quelques lignes de Moehler sur le sujet qui nous occupe; la ressemblance ou plutôt l’identité avec les vues darbystes est frappante: « L’Église sur la terre, dit le célèbre professeur [catholique] de Munich, est la société des fidèles fondée par Jésus-Christ, société où, par le ministère d’un apostolat perpétuel dirigé par son Esprit, toutes les œuvres du Sauveur durant sa vie mortelle sont continuées jusqu’à la fin du monde, et où tous les peuples, dans la suite des temps, sont ramenés à Dieu. C’est donc à une société humaine, visible, tombant sous les sens, qu’a été confiée cette mission sublime. » Voilà clairement énoncés, par un des plus illustres représentants du catholicisme, les deux grands principes darbystes: Jésus-Christ a fondé et constitué sur la terre une Église visible, et cette Église ne peut être gouvernée que par les apôtres, ou par des hommes dont la vocation remonte aux apôtres en vertu d’une succession bien constatée. »

« Partant du premier de ces principes et étudiant l’histoire, les Darbystes n’ont pas tardé à voir que cette Église de Jésus-Christ déviait rapidement de la voie que lui avait tracée son Chef; et ils finirent par ne plus la reconnaître dans cette association orgueilleuse, sanguinaire et idolâtre, qui avait détrôné Jésus-Christ pour lui substituer des créatures, qui avait institué l’inquisition, préparé les tortures et allumé les bûchers des confesseurs de la foi. Dès lors, pour se rendre compte de cet état de choses, l’idée d’une apostasie se présenta naturellement à leur esprit; ils ont trouvé le mot dans nos Saints Livres, ils ont cru y découvrir la chose, et ainsi est née leur doctrine fondamentale. »

« Cette Église, fondée par Jésus-Christ, devait, suivant les Darbystes et les catholiques, être gouvernée par une autorité infaillible, et les apôtres, inspirés du Saint-Esprit, revêtus du pouvoir de communiquer cette inspiration à leurs compagnons d’oeuvre, furent les conducteurs institués par Jésus-Christ. Leurs successeurs, délégués par eux, et les délégués de ces successeurs aussi longtemps qu’il en existerait, devaient seuls être les légitimes pasteurs de l’Église. Mais à partir de la deuxième génération, les Darbystes perdent le fil de cette succession apostolique, ils le déclarent brisé, et par conséquent ne reconnaissent plus la légitimité d’aucun gouvernement ecclésiastique. La doctrine de l’apostasie vint donner de la consistance à ce principe, et ce fut là l’origine des idées darbystes de l’abolition des charges et de la liberté des ministères. »

« On ne peut rien reprocher d’illogique dans cette marche. Cet extrême niveleur, où se sont jetés les Frères de Plymouth, est la conséquence naturelle d’UN POINT DE DÉPART ERRONÉ PUISÉ DANS LE CATHOLICISME. Et CETTE ORIGINE DU DARBYSME, que nous proposons, semble prendre un degré de probabilité de plus dans le fait que CES THÉORIES SONT NÉES DANS LE SEIN DE L’ÉGLISE ANGLICANE, qui conserve beaucoup de catholicisme dans ses doctrines et ses usages, et qui professe en particulier LES DOGMES DE L’ÉGLISE VISIBLE UNIVERSELLE ET DE LA SUCCESSION APOSTOLIQUE. »

« La cause de leur succès se trouverait dans la satisfaction que les principes darbystes étrangers à l’ecclésiologie donnent à certains besoins réels ou factices du cœur de l’homme. Nous n’avons pas à les rechercher ici; d’ailleurs, peu nous importe d’où nous vient ce système; un devoir nous reste à accomplir: c’est de repousser énergiquement les principes faux sur lesquels il s’appuie, et de faire notre profit des grandes vérités qu’il contient, fidèles en cela à l’ordre de l’Apôtre d’examiner toutes choses et de retenir ce qui est bon. »

source: Henri Ferrier, « Dissertation sur le système ecclésiastique des frères de Plymouth » (livre numérique Google)

Note: selon ces présuppositions de Darby sur ce qu’est l’Église (uniquement visible sur la terre), j’aurais besoin de croire que le méchant Diotrèphe avait le pouvoir d’excommunier l’ami de l’apôtre Jean hors de « l’Église » véritable

« J’ai écrit quelques mots à l’Église; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. 10 C’est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu ‘il commet, en tenant contre nous de méchants propos; non content de cela, il [Diotrèphe] ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et LES CHASSE DE L’ÉGLISE. » (3 Jean 9-10)

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Note : je ne serais pas nécessairement d’accord avec toutes les opinions exprimées par ces auteurs dans ces livres cités ou dans d’autres de leurs écrits… 1 Thessaloniciens 5:21… prenez ce qui est bon et rejetez les erreurs

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Basé sur ces principes, le système de pensée de M. Darby ne pouvait pas admettre la possibilité de réveils religieux véritables dans cette « dispensation » ou « économie » actuelle de l’Église. Selon la fausse idée de M. Darby, les Réformateurs s’étaient trompés dans leur idée de vouloir réformer l’Église comme ils ont tenté de le faire car il n’y a plus rien à faire pour l’Église dans cette « dispensation » actuelle selon Darby. Dieu avait rejeté l’Église (selon sa conception de ce qu’était l’Église). Selon Darby, finie pour tous les temps est l’institution de pasteurs et de diacres. Une erreur entraîne une autre. C’est une ecclésiologie pessimiste, n’est-ce pas? Comment ne pas voir l’Église comme une « parenthèse » ou un « Plan B » selon cette conception dispensationaliste des choses?

Note : mon problème avec les Assemblées des Frères n’est pas avec leur sotériologie car plusieurs (ex. George Müller) ont été et certains aujourd’hui sont calvinistes; mon problème principal avec eux se limite plutôt à leurs idées ecclésiologiques* et eschatologiques particulières (ex. futurisme, sionisme dispensationaliste, enlèvement secret, millénium juif, Antéchrist encore futur); je suis au courant que certaines personnes (pas toutes!) dans ces milieux peuvent être très sectaires et orgueilleux (ex. « Nous sommes les seuls dans cette ville qui se rassemblent au nom de Christ! », « Nous ne sommes pas une dénomination. Les autres groupes oui mais pas nous! ») mais n’oublions pas le problème de personnes très sectaires se retrouve aussi chez les baptistes, presbytériens et d’autres groupes… ne faisons pas l’erreur d’Élie de penser que nous sommes les seuls qui connaissent Dieu… il y en a d’autres que nous ne connaissons pas qui n’ont pas fléchi le genou devant Bahal

* je ne fais pas référence à l’idée de la pluralité des anciens étant donné que la Bible mentionne au moins une fois qu’il y avait plusieurs anciens dans une même ville (ex. Philippe); la Bible en même temps ne mentionne pas une règle universelle concernant le pourcentage d’anciens parmi des croyant(e)s dans une assemblée particulière… 1 pasteur pour chaque 10 croyant(e)s? chaque 20 croyant(e)s? pour chaque 50 croyant(e)s? 3 pasteurs par assemblée? 5 pasteurs? 2 diacres par assemblée? 6 diacres? au début du livre des Actes, nous avons 12 apôtres au sein d’un groupe de 120 croyant(e)s… après la Pentecôte et avant les événements du chapitre 6 du livre des Actes, nous avons 12 apôtres au sein d’un groupe de quelques milliers de croyant(e)s… est-ce qu’on peut tirer une règle générale du livre des Actes ou des épîtres concernant le nombre d’anciens pour une assemblée locale donnée?

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Voir aussi:

L’Église invisible: extraits d’un sermon de M. Horace Monod

Livre électronique gratuit: « APERÇU SUR LE CONGRÉGATIONALISME » (1860)

George Müller, la doctrine biblique de l’élection et la « perte du salut »

Livre électronique gratuit: « Étude prophétique: comprenant une critique du système prophétique darbyste (1861) » de Gustave Steinheil

Émile Guers : son opinion du Darbysme (ou « plymouthisme »)

Accomplissements des prophéties bibliques : mes convictions personnelles

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Diapositive1

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Une réflexion au sujet de « L’Église invisible et l’erreur de John Nelson Darby, « père » du dispensationalisme »

  1. je pense que vous aviez plus un problème de personne avec le frère DARBY que celui de la sainte doctrine LE SEIGNEUR JÉSUS dit qu il viendra cherche son ÉGLISE serait se celle des assemble des frères des pentecôtiste ou des église morte ou réveille je crois pas mais il est dit que DIEU connait ceux qui sont tiens qu importe de quelle congrégation religieuse ils se trouvent c est la que l invisible se pose car il ne st connu que de DIEU par la nouvelle naissance et non de vos registre de baptêmes

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