Le gnosticisme et le kabbalisme : une introduction (4e partie)

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Voir aussi:

Le gnosticisme et le kabbalisme : une introduction (1re partie)

Le gnosticisme et le kabbalisme : une introduction (2e partie)

Le gnosticisme et le kabbalisme : une introduction (3e partie)

Le gnosticisme et le kabbalisme : une introduction (5e partie)

La franc-maçonnerie et le gnosticisme (1re partie)

La franc-maçonnerie et le gnosticisme (2e partie)

La franc-maçonnerie et le gnosticisme (3e partie)

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fm3« et ne prenez point part aux oeuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. » (Éphésiens 5:11)

Par la providence divine, j’avais trouvé un livre du 19e siècle écrit en français montrant les liens entre la franc-maçonnerie et le gnosticisme. Dans ce livre, il y a un chapitre qui présente les fausses religions du gnosticisme et du kabbalisme juif. (D’après mon survol du livre, l’auteur du livre était un catholique. 1 Thessaloniciens 5:21) Puisqu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil (Ecclésiaste 1:9) et jugeant ces contenus utiles et pertinents pour nous qui vivons aujourd’hui dans une époque de post-modernisme et de néo-paganisme et de néo-gnosticisme et de syncrétisme, je vais citer ici plusieurs paragraphes* de ce chapitre intéressant :

« Les rituels et les cérémonies de réception variaient d’après les grades. Dans les grades inférieurs, il y avait des épreuves par les éléments et des épreuves intellectuelles, morales et sociales. Voici en quoi consistaient les premières. Dans une pyramide on faisait descendre le candidat sous terre (purification par la terre) où, dans un chemin, se trouvait l’inscription suivante : « Celui qui prend ce chemin sans regarder derrière lui sera purifié par le feu, par l’eau, par l’air, et s‘il peut surmonter la crainte de la mort, sortira du sein de la terre et reverra la lumière, et par là, jouira des droits d’initié aux mystères de la grande déesse lsis. » En poursuivant son chemin, le candidat venait à une porte où il,y avait trois hommes, le casque en tête, et qui lui déclaraient que, s’il voulait revenir sur ses pas, il ne le pourrait plus. Plus loin se trouvaient des flammes qui semblaient intercepter le passage (purification par le feu). Mais tout près de ces flammes était un passage étroit qui donnait accès à un étang plein d‘eau. Il fallait passer cette eau à la nage (purification par l’eau). Après quoi le candidat arrivait à une porte fermée à laquelle étaient attachés deux anneaux. En tirant un anneau, le candidat était élevé dans l’air au moyen d’une machine (purification par l’air), puis descendait, trouvait la porte ouverte et venait dans un lieu resplendissant de lumière où il était reçu par les prêtres qui le félicitaient d’avoir passé par les différentes épreuves. »

« Parmi les épreuves intellectuelles, morales et sociales, il y avait celles de la réflexion et du silence. Le récipiendaire était introduit dans une caverne où il devait réfléchir, écrire et apprendre des sentences. Les cérémonies de réception consistaient principalement en ce qui suit : le récipiendaire était conduit près d’une porte gardée. Il était annoncé au moyen de coups qu’on frappait sur la porte et devait se présenter dépouillé en partie de ses vêtements. Il était amené, les yeux bandés et lié, devant le maître de l’assemblée, qui était appelé prophète et représentait la divinité, et était obligé à fléchir le genou. On lui mettait la pointe d‘une épée sur la poitrine. On lui lisait différentes sentences. On lui adressait plusieurs demandes. On le faisait passer entre deux colonnes, symboles d‘Osiris et d’lsis, et il était astreint à prêter un serment de foi et de silence. Pour le grade appelé Melanophoros, les épreuves étaient des plus lugubres : le récipiendaire était introduit dans une chambre occupée par des morts destinés à être embaumés. Au milieu de cette chambre était le tombeau d’Osiris. Après que le récipiendaire eut été questionné, il était saisi par deux personnes, renversé et traité comme un cadavre. Quant aux grades supérieurs, ceux où l’on faisait appel à ce qu’on nommait la justice, et qui n‘était autre que la vengeance, il y avait notamment les épreuves suivantes: pour un de ces grades, après que le candidat eut été conduit dans l’assemblée des prétres où se trouvaient le chef des guerriers ou le roi et le chef des prêtres, portant un diadème avec des étoiles comme signe de son origine supérieure et céleste, il recevait une épée avec ordre d’aller couper la tête à un individu qui se trouvait dans une caverne voisine et de venir apporter la tête sanglante. On criait au candidat: « Voilà l’antre de l’ennemi. » Dans l’antre était un mannequin auquel le candidat coupait la tête qu’il apportait au roi. Celui-ci disait: « Vous avez abattu la tête de Gorgo qui était mariée à Typhon et qui fut la cause de la mort d’Osiris; soyez satisfait et tirez toujours vengeance des méchants. » Pour un autre de ces grades, le candidat qui était censé représenter Orus, fils d’Osiris, simulait d’aller à la recherche de Typhon. Dans une caverne il trouvait Typhon respirant le meurtre et avec les dehors d’un meurtrier, et lui tranchait la tête. »

« La tradition ou la donnée historique qui servait de base aux mystères d’Osiris et d’lsis, était l’histoire de ce dieu ou plutôt , de ce grand prêtre, qui était également roi et qui avait été détrôné et frappé de mort par Typhon. Voici cette histoire en résumé. Osiris régna en Égypte et retira les Égyptiens de l’indigence profonde où ils se trouvaient. Il voyagea beaucoup de côté et d’autre, en répandant partout ses bienfaits. Au retour d’un de ses voyages, Typhon lui dressa des embûches surtout avec l’aide de deux conjurés, et par l’instigation d’une reine d’Éthiopie, appelée Gorgo, Typhon fit fabriquer un coffre magnitique de la grandeur du corps d’Osiris. ll ordonna de le porter au milieu d’un festin splendide qu’il donna en l’honneur d‘Osiris, et promit de donner le coffre à celui dont le corps aurait la même mesure. Osiris se mit dans le coffre pour l‘essayer. Les conjurés le fermèrent aussitôt au moyen du couvercle qu’ils attachèrent avec des clous et du plomb fondu, le porterent au Nil et l’y jetèrent. lsis, femme d’Osiris, alla à la recherche du coffre et parvint à le retrouver. Mais Typhon, instruit de cette découverte, s’empara du corps d’Osiris, le coupa en pièces et jeta les membres ça et là. lsis parvint à rassembler les membres épars à l’exception du membre viril* (symbole de la puissance secrète dans la nature). Orus, fils d’Osiris, se chargea de venger la mort de son père. »

* ce « membre viril » qui avait été retrouvé vint à être symbolisé par l’obélisque, un monument païen qu’on retrouve partout (ex. devant la Basilique Saint-Pierre à Rome, le monument Washington, la tour Eiffel)

« Les mystères étaient accessibles à des hommes et à des femmes. Entre initiés, il y avait, en dehors du récit, trois moyens de se reconnaître, et, en dehors de la tradition verbale, trois sortes d’écritures, y compris l’écriture ordinaire. Parmi les fêtes, il y avait celle de la mort d’Osiris et de la réapparition ou de la découverte de son corps, et aussi celle du réveil du Nil ou de la nature. Il est d’une haute importance de faire remarquer, d’abord, qu’à l’organisation et à l’histoire des mystères était liée une quadruple interprétation: intellectuelle ou religieuse ou mystique et scientifique, morale et politique, matérielle ou symbolique, enfin historique ou traditionnelle; ensuite, que les initiés aux mystères recouraient à tous les moyens possibles, même au parjure, pour cacher aux profanes les secrets de leurs associations, secrets que par serment, lors de leur réception, ils avaient juré de ne pas trahir. Tels sont les traits principaux des associations secrètes et religieuses ou mystiques, ou des mystères des prêtres de l’Égypte, associations ou mystères qui servirent de modèle à la plupart des associations pareilles, fondées par la suite, notamment aux sociétés des Gnostiques. Parmi ces sociétés, celles des Manichéens furent les plus suivies et les plus célèbres, et portèrent, pour ce qui regarde le gouvernement extérieur de la secte, les noms de loges. Lors des réunions, on avait soin de fermer soigneusement les portes et de placer des sentinelles au sommet du bâtiment où l’on se réunissait, pour veiller à ce qu’aucun profane ne pût surprendre les secrets de l’association. L’univers était appelé le temple de Salomon. Ekbert, en parlant des réceptions d’une secte de Manichéens, dit: « Après qu’on s’était rassemblé dans un appartement situé au fond du local, on prenait des précautions pour que personne ne pût ni voir ni entendre ce qui se passait à l’intérieur. Les lumières étaient allumées. On se réunissait à l’ordre en cercle. Le récipiendaire était placé au milieu des membres de l‘association. On terminait la réception par la prestation d‘un serment terrible. » Les Manichéens prenaient les noms de enfants de la veuve, en souvenir de leur fondateur Manès, qui était l’enfant adoptif d’une veuve. »

« Nous devons faire observer en outre que, d‘après les mystères, les nombres sacrés étaient 3, 4, 5, 7, 9, 10 et qu’ils correspondaient à des figures géométriques sacrées. Le trois rappelait la trinité suprême et était figuré par un triangle. La puissance masculine avait pour symbole un angle, et la puissance féminine également un angle, mais renversé V; ces deux symboles réunis donnaient la figure ><. Le quatre, ou l’univers, était représenté par quatre angles joints, ou quatre éléments, en forme de carré long. Le cinq, ou trois éléments et les deux puissances masculine et féminine, ou bien les cinq éléments y compris la lumière, avait pour image le pentagone, l’étoile à cinq pointes, qui reçut le nom de pythagorienne, parce qu’elle avait été adoptée par Pythagore. Le sept figurait les cinq éléments et les deux puissances sexuelles, et correspondait à l’heptagone ou à l’étoile à sept pointes. Il répondait aux sept jours de la création, aux sept esprits, aux sept planètes, aux sept métaux. Le neuf était honoré, parce que la divinité ou l’univers était censé être partagé en trois parties, et chaque partie en trois degrés. Le dix était le nombre parfait, parce qu’il représentait les cinq éléments, les deux puissances sexuelles et la trinité suprême. La puissance sexuelle masculine ou les parties sexuelles de l’homme, avaient pour emblème la grenade, et la puissance sexuelle féminine ou les parties sexuelles de la femme, avaient pour emblème le lis. »

* pour économiser un peu de temps et pour être aussi bref que possible, je n’ai pas cité les notes de bas de page contenus dans ce chapitre

source: Édouard Haus, « Le gnosticisme et la franc-maçonnerie considérée dans son origine: son organisation, ses bases, son but, les moyens employés pour atteindre le but proposé et ses destinées » (Livre numérique Google)

Note : pour télécharger le livre électronique, il faut : 1) placer le curseur de la souris sur le bouton rouge (« LIVRE NUMÉRIQUE – GRATUIT »), 2) placer le curseur sur « PDF » (en lettres bleues après le mot « télécharger ») et 3) cliquer sur le bouton gauche de la souris … pour avoir accès à la version « texte brut » du document si celle-ci est disponible : regardez ici

Avertissement : je ne serais pas nécessairement d’accord avec toutes les opinions exprimées par l’auteur… svp utilisez du discernement (1 Thess. 5:21)… mes croyances bibliques sont résumées dans la Confession de foi baptiste de Londres 1689 (pour la lire: cliquez ici)

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