La franc-maçonnerie et le gnosticisme (3e partie)

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Voir aussi:

La franc-maçonnerie et le gnosticisme (1re partie)

La franc-maçonnerie et le gnosticisme (2e partie)

Le gnosticisme et le kabbalisme : une introduction (1re partie)

Le gnosticisme et le kabbalisme : une introduction (2e partie)

Le gnosticisme et le kabbalisme : une introduction (3e partie)

Le gnosticisme et le kabbalisme : une introduction (4e partie)

Le gnosticisme et le kabbalisme : une introduction (5e partie)

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fm3« et ne prenez point part aux oeuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. » (Éphésiens 5:11)

Par la providence divine, j’avais trouvé un livre du 19e siècle écrit en français montrant les liens entre la franc-maçonnerie et le gnosticisme. (D’après mon survol du livre, l’auteur du livre était un catholique. 1 Thessaloniciens 5:21) Puisqu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil (Ecclésiaste 1:9) et jugeant ces contenus utiles et pertinents pour nous qui vivons aujourd’hui dans une époque de post-modernisme et de néo-paganisme et de néo-gnosticisme et de syncrétisme religieux, je vais citer ici plusieurs paragraphes de ce livre intéressant :

« Nous ajoutons que les Francs-Maçons agissent envers les Écritures saintes comme ils agissent envers les autres religions, en les faisant rentrer forcément dans leur système de panthéisme matérialiste. Il y a cependant cette différence avec les autres religions, qu’à l’imitation des Kabbalistes*, ils s’attachent surtout aux traditions, dénominations et personnages des Hébreux, et par suite à l’Ancien Testament. De là vient que la science maçonnique a l’enveloppe et l’extérieur du Judaïsme et parle, par exemple, de Jéhovah, de l‘arche d’alliance, du chandelier à sept branches, d’Adam, d’Ève, de Caïn, d‘Abel, du jardin d’Éden, d’Abraham, de Jacob, de Joseph, des patriarches en général, de Salomon, de l’autel des holocaustes, des coutumes juives. »

* voir ma série d’articles « Le gnosticisme et le kabbalisme » (5 parties)

« Tels sont les principes fondamentaux de la franc-maçonnerie qu’on peut appeler théorique, principes qui, semblables aux principes fondamentaux de la science des Gnostiques, spécialement des Kabbalistes, reflètent les données des systèmes philosophiques et religieux, de manière à présenter les apparences d’une religion universelle et de l’union de la philosophie et de la religion. La Franc-Maçonnerie théorique a pour complément la Franc-Maçonnerie pratique, qui a la prétention, ou bien d’opérer des prodiges au moyen de la connaissance de la Divinité et de certaines pratiques; ou bien de mettre en application dans le monde les principes de la Franc-Maçonnerie. Ces deux sortes de Franc-Maçonnerie ont servi de fondement aux doctrines maçonniques qui ont apparu au siècle dernier et dans notre siècle. Ces doctrines peuvent se diviser en deux catégories, celles qui se sont tenues surtout aux pratiques superstitieuses, et celles qui ont préféré surtout les pratiques sociales ou politiques. »

« Dans la première catégorie il faut ranger Joseph Balsamo ou Cagliostro, Schropffer, le comte de Saint-Germain et Swedenborg**. Joseph Balsamo ou Cagliostro, qui avait de grandes prétentions à la bienfaissance, parvint à inspirer un enthousiasme extraordinaire pour sa personne et à mener une vie princière, grâce aux secours qu’il recevait, paraît-il, des loges. Il sut faire accroire qu’il avait guéri plus de 15000 malades (bien que ses connaissances en médecine fussent extrêmement bornées), et qu’il était âgé de plusieurs mille années. Pour opérer ses prétendus prodiges il se servait d’un enfant à l’état d’innocence (appelé pupille ou colombe) placé devant une carafe et abrité d’un paravent. Par l’imposition des mains de Cagliostro, cet enfaut correspondait, disait-on, avec les esprits et les anges et recevait le don de voir dans.la carafe tout ce qu’on voulait qu’il vit. Le 7 avril 1791, Cagliostro fut condamné à Rome pour avoir pratiqué la Franc-Maçonnerie. En France, il fut le fondateur de la Franc-Maçonnerie de dames, dite d’adoption. »

** note : des franc-maçons nient que Swedenborg, un grand hérétique, avait été un franc-maçon

« Pour Schropffer, la Franc-Maçonnerie se confondait avec la magie. Il avait dans sa maison une loge où il faisait voir des revenants. Il se brûla la cervelle en promettant à ses adeptes qu’il ressusciterait. Inutile de dire qu’il ne ressuscita point. Le comte de Saint-Germain, autre aventurier, dont on ne connut jamais le véritable nom de famille, sut gagner les bonnes grâces de Louis XV par l’intermédiaire de Madame de Pompadour. Il prenait avec les personnages les plus considérables et les plus instruits un ton de supériorité dédaigneuse qui lui réussissait presque toujours. Cet homme qui, paraît-il, servit d’espion à plusieurs ministres, disait avoir été témoin de faits passés sous Charles-Quint, François 1er et Henri Vlll, et prétendait avoir soupé avec les Pères du concile de Trente et avoir vécu du temps de Jésus-Christ. »

« Swedenborg, après avoir publié différents ouvrages sur les sciences naturelles, se crut ou feignit de se croire en possession d’une science supérieure au moyen de laquelle il communiquait avec les êtres purement spirituels et Dieu. Il fit des révélations sur le culte et les Ecritures, et parla en témoin oculaire des faits qu’il rapportait et qui étaient relatifs des conversations avec Dieu et les anges. Tantôt il assistait à une conférence dans le temple de la Sagesse; tantôt il s’entretenait dans le monde spirituel avec Pythagore, Socrate, Xénophon, Luther, Calvin, Sixte V, Louis XIV, Newton, etc. Il terminait tous les chapitres de ses ouvrages par une vision céleste, quaIifiée de memorabilia, où il racontait, avec autant de détails que d’assurance, ce qu’il avait vu et entendu dans les cieux en présence du Seigneur et dans la société des anges. Quand on allait le visiter, il fallait attendre longtemps avant d’être admis. Quelquefois le docteur illuminé était livré à une méditation profonde qu’on craignait, disait-on, de troubler; d’autres fois il conversait avec des morts illustres qu’il ne pouvait quitter brusquement. On sut, par ses sectateurs, que les richesses qu’il distribua, lui étaient fournies par un homme d’une basse extraction qui était parvenu à acquérir une fortune colossale et avait écrit un livre sur le grand œuvre. Le fond du système de Swedenborg fut emprunté au système des Gnostiques, spécialement des Kabbalistes et n’en différait que par les dénominations et l’identification de Jéhovah et de Jésus-Christ. Comme les Kabbalistes, Swedenborg considérait Dieu comme la source de la lumière et des autres éléments; il admettait dans la Divinité trois classes de manifestations et les deux sexes, dans l’homme trois classes pareilles, et dans les Ecritures différents sens. »

« Dans la seconde catégorie des Francs-Maçons il faut placer les autres sectes maçonniques. Cette seconde catégorie peut se diviser également en deux espèces de sectaires. Les premiers, qui, surtout en matière sociale ou politique et à l’égard du monde profane, tirent immédiatement des doctrines du panthéisme (notamment de la notion de la Divinité et du principe que l’esprit des Francs-Maçons est une partie de l’esprit divin ou de ce qui excelle dans la nature) des conséquences logiques et rigoureuses; les seconds, qui repoussent ces conséquences. Les premiers ne veulent pas de transaction ni de composition avec les lois et les usages établis, demandent, par rapport à ces usages et à ces lois, la liberté complète et immédiate, et méprisent toutes les lois qui ne sont pas les leurs, comme étant l’œuvre de puissances subalternes qui ne les valent pas. Tels sont les novateurs avoués, parmi lesquels il faut comprendre les Jacobins et ceux qu’on qualifie actuellement de jeunes, de progressifs ou de parti démocratique de la franc-maçonnerie. Les seconds cherchent au contraire à ménager les apparences, à ne pas heurter de front et trop ouvertement les lois et les usages des peuples, et surtout à ne pas compromettre la domination aristocratique des hauts grades des loges. Tels sont les Francs-Maçons qu‘on qualifie d’ordinaire d’anciens, de doctrinaires ou de parti aristocratique de la franc-maçonnerie. Ils respectent en apparence les lois civiles et religieuses. Ils se conforment aux pratiques du culte chrétien et se font même appeler Chrétiens. »

« Au surplus, chez les Francs-Maçons, comme chez les Gnostiques, on trouve des cérémonies du culte semblables en apparence à celle des Chrétiens, spécialement le baptême, la confirmation, la confession, la cène. »

« Les doctrines maçonniques dont nous venons de parler et qui concernent la Divinité ou la nature par excellence, c’est-à-dire le corps de la Divinité ou les éléments, la partie intellectuelle, morale et dynamique ou matérielle de la Divinité ou de la nature par excellence, ou la Sagesse, la Beauté et la Force (dont nous traiterons plus en détail au livre II), et les parties de la Divinité ou de cette nature unies au corps humain, ou l’esprit et l’âme de l’homme, sont tenues secrètes avec soin. Elles ne sont révélées aux profanes et même aux initiés de la catégorie inférieure que par des symboles, des mots ou des explications incomplètes, par la tolérance des diflérentes philosophies et des différents cultes, et forment le fond secret des sociétés secrètes et religieuses ou des mystères des Francs-Maçons. »

« Ces mystères, qui rappellent complètement ceux des Gnostiques et d’où l’on tient soigneusement éloignés les profanes non initiés ou les enfants des ténèbres, au point de vue de leur organisation ou des sociétés qu’ils forment, sont partagés, comme la Divinité ou la nature, en deux grandes divisions : l’une, qui est intérieure ou mystérieuse et dont les doctrines et les actes sont cachés; l’autre, qui est extérieure, ouverte aux adeptes des différentes religions et philosophies moyennant certaines conditions, et qui par là se trouve en contact avec le monde profane. Ces deux grandes divisions se subdivisent et donnent lieu à des classes et à des degrés en des grades. Les degrés ou les grades sont variables. Mais les classes qui sont au nombre de trois (non compris l’autorité suprême ou celle qui les résume et les représente toutes les trois) sont invariables, à l‘imitation des trois classes contenues dans la Divinité ou la nature par excellence. Dans la dernière classe ou la classe inférieure qui constitue la division extérieure ou l’ordre extérieur et qui a pour chef un Grand-Maître avec des Conseils, l’enseignement est symbolique ou matériel ou préparatoire. Il en est autrement dans les deux autres classes qui forment la division intérieure ou l’ordre intérieur. »

Note: pour économiser un peu de temps et pour être aussi bref que possible, je n’ai pas cité les notes de bas de page contenus dans ce chapitre

source: Édouard Haus, « Le gnosticisme et la franc-maçonnerie considérée dans son origine: son organisation, ses bases, son but, les moyens employés pour atteindre le but proposé et ses destinées » (Livre numérique Google)

Note : pour télécharger le livre électronique, il faut : 1) placer le curseur de la souris sur le bouton rouge (« LIVRE NUMÉRIQUE – GRATUIT »), 2) placer le curseur sur « PDF » (en lettres bleues après le mot « télécharger ») et 3) cliquer sur le bouton gauche de la souris … pour avoir accès à la version « texte brut » du document si celle-ci est disponible : regardez ici

Avertissement : je ne serais pas nécessairement d’accord avec toutes les opinions exprimées par l’auteur… svp utilisez du discernement (1 Thess. 5:21)… mes croyances bibliques sont résumées dans la Confession de foi baptiste de Londres 1689 (pour la lire: cliquez ici)

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