Question: Faut-il se fier plus aux miracles qu’à la Bible?

benny_hinn-indiaJ’avais récemment lu des paragraphes intéressants concernant les miracles dans le livre « L’Irvingisme et le mormonisme jugés par la Parole de Dieu » de l’écrivain protestant suisse Émile Guers que je vais citer ici:

« En proclamant que le Christ est chez lui, en nous parlant sans cesse, comme il le fait, de ses révélations, de ses guérisons miraculeuses (car il en parle aussi), l’Irvingisme ne fait qu’accomplir, sans le vouloir, les prophétiques paroles de Matthieu chapitre 24 et suivants, et que s’imprimer à lui-même, de sa propre main, le sceau de la réprobation. Les miracles dont il se vante, fussent-ils de vrais miracles, absolument inexplicables par les causes naturelles, encore ne sauraient-ils légitimer l’erreur. Que dit, en effet, la Parole de Dieu? Lisez Deutéronome chapitre 13, versets 1 à 5, Deutéronome chapitre 18, versets 20 à 22, Ésaïe chapitre 8, verset 20, Matthieu chapitre 7, versets 22 à 23, Galates chapitre 1, versets 8 à 9, 2 Thessaloniciens chapitre 2, versets 9 à 10, 1 Jean chapitre 4, verset 1, 2 Jean versets 10 et 11, Apocalypse chapitre 2, verset 2. De ces divers témoignages, rapprochés les uns des autres, résultent évidemment les quatre principes que nous allons exposer. »

« Principe numéro 1 – Le non-accomplissement d’une seule prophétie suffit à prouver que le système religieux qui l’invoque et s’en étaie, est un système faux ; car, en aucune circonstance, en aucune manière, l’Esprit de Dieu ne se trompe (Deutéronome 18). Le cas de Ninive qu’on nous oppose ne dit rien, puisque le Seigneur avait formellement déclaré que si le pécheur venait à se repentir, il révoquerait aussi, Lui, le jugement qu’il avait dénoncé contre ses iniquités. »

« Principe numéro 2 – D’autre part, l’accomplissement d’une prédiction n’établit point par lui seul, et indépendamment de toute autre démonstration, la vérité du système religieux qui s’en prévaut ; car une prophétie humaine peut s’être fortuitement accomplie, ou bien ce qu’elle annonçait peut avoir été dans les prévisions de l’homme et surtout de Satan. Deutéronome chapitre 13 implique évidemment l’insuffisance, comme critère d’un système religieux, l’absolue insuffisance de l’accomplissement d’une ou plusieurs des prophéties qui en sont émanées. »

« Principe numéro 3 – Deutéronome chapitre 13 implique encore, à ce même égard, l’insuffisance des miracles. En effet, que pourrions-nous alléguer de plus formel? Voici un prophète qui prédit l’avenir et fait des miracles; cependant Dieu ne veut pas qu’on l’écoute, parce qu’il annonce une fausse doctrine (Matthieu chapitre 7, 22 à 23). Par eux-mêmes, et indépendamment de tout autre critère, les miracles n’établissent donc pas la vérité d’un système; autrement le Romanisme* serait vrai, car il a ses miracles, et c’est un des arguments qu’il fait valoir contre nous. Dieu fait des miracles, mais il permet à Satan d’en faire aussi, dans une certaine limite au moins, comme on l’a vu par l’exemple des magiciens de Pharaon, comme on le verra par l’exemple de l’Antichrist personnel** et du faux prophète (2 Thessaloniciens chapitre 2, Apocalypse chapitre 13) »

* terme utilisé plus dans le passé par des écrivains baptistes et protestants pour désigner le catholicisme romain; question : il y a des catholiques romains qui prétendent parler en langues… est-ce que nous devons alors nous fier au « don » moderne (supposé, prétendu) du parler des langues pour établir/confirmer des pratiques et enseignements? Nullement! Je suis un ex-pentecôtiste et selon moi, le parler en langues (version des temps modernes, « version 2.0 ») n’est qu’un autre chemin menant des pentecôtistes n’ayant pas beaucoup de discernement à forniquer spirituellement avec la Grande Prostituée romaine.

** même si M. Guers condamna le système ecclésiologique des Darbystes (Darbysme), il semble qu’il avait comme beaucoup de Darbystes des tendances futuristes concernant l’AntiChrist; ma position actuelle sur l’AntiChrist se situe entre les extrêmes du futurisme et du prétérisme et s’aligne avec la conviction traditionnelle des protestants pieux du passé (crédo-baptistes et pédo-baptistes de différentes dénominations) que le règne de l’AntiChrist, une lignée d’hommes plutôt qu’un seul homme, serait de longue durée (des siècles) et non de quelques années

« Principe numéro 4 – Enfin, Deutéronome chapitre 13 nous indique le seul critère sûr de la vérité d’un système, à savoir la pureté de la doctrine qu’il annonce, sa conformité pleine et entière avec la Bible en ce qui tient au moyen du salut. La doctrine est la pierre de touche infaillible d’un système. LA DOCTRINE PRIME TOUS LES AUTRES CRITÈRES***. Elle peut se passer d’eux, ils ne peuvent se passer d’elle. CE NE SONT PAS LES PROPHÉTIES ET LES MIRACLES QUI LÉGITIMENT LA VÉRITÉ; BIEN QU’ILS PUISSENT SERVIR À LA CONFIRMER; C’EST PLUTÔT LA VÉRITÉ QUI LÉGITIME LES MIRACLES ET LES PROPHÉTIES***. « Quand nous-mêmes ou quand un ange du ciel, dit Saint Paul, vous annoncerait un autre Evangile, qu’il soit anathème! » (Galates chapitre 1, versets 8 à 9). Ne dites-donc pas: Ce système est vrai, car il a des prophéties et des miracles ; dites avant tout : Au service de quelle doctrine a-t-il mis ses miracles et ses prophéties? est-ce au service de l’erreur? alors il est faux, eût-il l’appui des prodiges les plus éclatants (Ésaïe, chapitre 8, 20). Car, encore une fois, opérer des miracles sera la marque et la livrée du Fils de perdition. »

*** emphase : la mienne

« Tels sont les quatre principes découlant de la comparaison des passages que nous indiquons plus haut. Or, il suffit de les avoir énoncés pour avoir fait dans les règles le procès a l’Irvingisme. Vînt-il à nous avec tout le prestige des miracles, nous le rejetterions encore avec horreur, parce qu’il ne vient pas avec le Dieu que nous adorons (Deutéronome chapitre 13), et ses menaces ne nous intimideraient point, parce que la Parole a prononcé sur lui son verdict, et que Dieu nous a commandé de n’avoir point peur de lui. (Deutéronome chapitre 18, verset 22.) »

« Nous venons de dire, d’après Deutéronome chapitre 13, qu’une seule prophétie qui ne s’accomplit pas, compromet et ruine le système qui s’en prévaut. Or, on se rappelle la fameuse prophétie irvingiste, relative à ce terrible jour de la vengeance, à ce 14 juillet 1835, qui, néanmoins, s’écoula si parfaitement semblable à tous ceux qui l’avaient précédé ! En vain quand nous replaçons devant lui ce fameux jour, l’Irvingisme nous objecte-t-il l’exemple de Ninive menacée par Jonas et néanmoins épargnée ; nous savons que penser de cette pauvre évasion. »

source: Émile Guers, « L’Irvingisme et le Mormonisme jugés par la Parole de Dieu »

N’oublions pas l’histoire de Lazare et de l’homme riche (Luc chapitre 16).  L’homme riche souffrant en enfer pensait qu’un miracle pouvait convaincre ses frères à se repentir mais il lui a été répondu que s’ils ne croyaient pas à Moise et aux prophètes, c’est-à-dire aux Saintes Écritures de l’Ancien Testament, ils ne croiraient pas non plus à un homme ressuscité d’entre les morts.

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Voir aussi:

Livres électroniques gratuits : ouvrages d’Émile Guers (1794 – 1882)

Émile Guers : son opinion du Darbysme (ou « plymouthisme »)

Vidéo montrant Benny Hinn au Vatican lors d’une messe catholique

DVD recommandé : une critique de l’Évangile de prospérité

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