Le président George Washington: un homme de prière

« …la fervente supplication du juste peut beaucoup. » (Jacques 5:16b, version Darby)

Albert Barnes : « L’exemple de Washington sera un reproche et une condamnation pour le guerrier, pour l’homme d’état, qui jamais n’implore la bénédiction de Dieu sur son pays; mais ce sera un sujet d’encouragement pour ceux qui demandent au Seigneur la délivrance à l’heure du danger. »

02160vEn cherchant pour d’autres documents d’Albert Barnes traduits en français, j’ai trouvé un mini-article intéressant sur George Washington, le premier président des États-Unis d’Amérique, et l’importance qu’il accordait à la prière. Ayant écrit dans le passé quelques articles sur la prière (voir fin de l’article), j’ai pensé que ce mini-article serait un ajout intéressant aux articles déjà écrits.

Semeur2Semeur4Je n’ignore pas que bien des choses ont été dites sur Washington et qu’il y a possiblement eu des embellissements « pieux ». Et je n’ignore pas que des franc-maçons américains voudraient le présenter comme ayant été un super-maçon. Oui, c’est vrai qu’il s’était joint à la franc-maçonnerie mais selon une lettre qu’il avait écrite en 1798, il n’était pas maître d’une loge et il avait affirmé avoir visité une loge maçonnique seulement 1 ou 2 fois dans les 30 dernières années. N’oublions pas non plus que, selon le témoignage d’ex-maçons, la religion maçonnique devient ouvertement luciférienne seulement aux hauts degrés alors que Washington avait affirmé ne pas être un maître maçon. Si les franc-maçons faisant promotion de Washington comme étant un super-maçon ont raison et que Washington avait menti dans ses lettres alors ils sont en train de promouvoir un menteur comme super maçon. Et si ce que Washington avait écrit à son sujet est 100% vrai alors Washington n’était pas un super maçon et les franc-maçons sont coupables d’exaggérations au sujet de Washington. Qu’il ait été un maître maçon ou un maçon de « bas niveau » et non-pratiquant, est-ce qu’un véritable enfant de Dieu devrait faire partie de la franc-maçonnerie? Non, mais il est bien facile de le juger sans nécessairement connaître tous les faits sur sa vie et d’oublier en même temps que des véritables enfants de Dieu à l’heure actuelle peuvent pour différentes raisons (ex. ignorance, refroidissement spirituel, négligence) démontrer une certaine indulgence envers des choses qui font la promotion de l’occultisme et du paganisme (ex. Hallowe’en, films occultes). Même Salomon pour un temps s’était grandement égaré du bon chemin. (Question : est-ce qu’il y a encore des « hauts lieux » dans nos vies qui n’ont pas encore été enlevés complètement?)

Si ce qu’avait rapporté Albert Barnes est vrai au sujet de Washington, nous avons un bel exemple d’un homme d’état priant pour une nation. Est-ce qu’il était réellement né-de-nouveau? Certains le pensent et si ce qu’avait rapporté M. Barnes est vrai, je dirais oui. S’il n’était pas réellement né-de-nouveau, son zèle dans la prière devrait être une exhortation aux véritables chrétien(ne)s.

Je veux ajouter que je ne suis pas le type de chrétien qui est prêt à automatiquement faire les éloges de chaque politicien qui se dit être un chrétien (Bush, Harper, Obama, Clinton, Carter, etc…). Il arrive que des politiciens deviennent ouvertement « religieux » pour gagner des votes. Ne soyons pas naïfs. Vous les connaîtrez à leurs fruits (Matthieu 7). Ce n’est pas tout homme qui dit « Seigneur! Seigneur! » qui est un véritable enfant de Dieu (Matthieu 7). Surtout à l’heure actuelle où nous voyons des politiciens pseudo-protestants aller visiter le pape au Vatican, baiser sa bague et faire ses éloges (2 Jean 11). George Washington n’aurait pas fait ça. Et selon le témoignage de l’ex-prêtre catholique Charles Chiniquy, le président américain Abraham Lincoln n’aurait pas baisé la bague du pape non plus. Où sont aujourd’hui les souverains et les politiciens véritablement baptistes et protestants? Ils sont très rares malheureusement. Ce que nous avons à l’heure actuelle sont plutôt des cherche-votes pseudo-protestants n’ayant aucune conviction biblique profonde, visitant des mosquées et forniquant spirituellement avec la Grande Prostituée. Étant une génération laodicéenne qui préfère le plaisir à Dieu et la télévision à la Bible, nous méritons des hypocrites religieux comme chefs d’état au-dessus de nous.

Bon! après mon mini-discours, voici les contenus de ce mini-article :

Quelques Détails Sur La Vie Religieuse De Washington.

Le livre de M. Guizot vient de répandre un nouvel et puissant intérêt sur l’homme auquel les Etats-Unis doivent, après Dieu, leur indépendance et leur établissement politique. Nous connaissons maintenant le grand citoyen, l’habile général, l’intègre président, l’excellent esprit, le noble cœur, qui porta le nom à jamais glorieux de Washington!. Mais on désirerait avoir peut-être quelques éclaircissements de plus sur ses convictions et ses habitudes religieuses. Les détails nous manquent pour satisfaire pleinement à un vœu si légitime; cependant le Christian Keepsake des Etats-Unis pour 1840 contient une intéressante notice du pasteur Albert Barnes , à laquelle nous allons emprunter quelques faits relatifs aux sentiments religieux de Washington.

Ce sujet, on le comprendra aisément, a excité au plus haut degré l’attention des chrétiens américains. Ils oni attaché un grand prix à savoir si le plus illustre de leurs compatriotes connaissait l’Evangile et le pratiquait. Ils ont donc recueilli à cet égard les renseignements les plus minutieux, et M. Albert Barnes s’est chargé d’une partie de ce travail.

Washington a laissé plus de deux cents volumes de lettres, de manuscrits et de papiers divers. On a cherché dans cette immense collection s’il y avait une seule circonstance où le fondateur de l’indépendance américaine eut manifesté quelque opinion contraire à la religion chrétienne, et l’on n’a rien trouvé : non pas même une seule ligne, non pas même un seul mot dans les épanchements de la plus intime amitié, qui puisse faire supposer qu’il eût adopté les principes des sceptiques anglais et des encyclopédistes français. « Après l’examen le plus attentif des écrits de Washington, dit l’auteur de sa biographie, M. Sparks, écrits publics et privés, imprimés el manuscrits, je peux affirmer que je n’y ai pas vu une seule allusion ni une seule expression de laquelle on puisse conclure qu’il ait eu aucun doute sur la révélation chrétienne, ou qu’il ait traité celle matière avec indifférence. Au contraire, chaque fois qu’il s’en approche, ou même qu’il fait une allusion indirecte à la religion, il en parle avec sérieux et respect. »

Il observait scrupuleusement le jour du dimanche, donnant l’exemple de l’assiduité au culte divin, et ne faisant ni ne recevant aucune visite ce jour-là. Si quelques-uns de nos lecteurs s’étonnent de cette rigidité qu’ils qualifieront de puritanisme, nous en serons fâchés pour eux, non pour Washington.

Pendant la guerre de l’indépendance, le gouvernement de la Virginie ayant négligé d’établir des aumôniers dans l’armée, il s’en plaignit énergiquement, et renouvela ses instances jusqu’à ce qu’il eut obtenu ce qu’il demandait.

N’étant encore que colonel, il publia un ordre du jour qui défendait les jurements sous les peines les plus sévères. II recommandait aux officiers de tenir scrupuleusement la main à l’exécution de cet ordre, et de réprimer toute profanation parmi les hommes soumis à leur autorité. On doit se souvenir, cuir, en lisant cela, que les choses religieuses étaient alors confondues avec les choses civiles et politiques dans les colonies américaines. Nous ne voulons pas justifier en principe l’intervention d’un chef militaire dans les actes religieux ou irréligieux de ses subordonnés ; nous citons seulement le fait comme une preuve de la piété de Washington.

Il avait été élevé dans les maximes de l’église épiscopale, mais il était tolérant et respectueux pour les autres formes adoptées par les diverses communions chrétiennes. En voici un exemple. L’armée avait pris ses quartiers d’hiver à Morristown, dans l’état de New Jersey. Quelques jours avant la célébration de la sainte-cène, le général Washington alla trouver le pasteur Jones, et lui dit : Docteur, j’apprends que la cène du Seigneur doit être distribuée dimanche prochain dans votre temple; je voudrais savoir si les usages de votre Eglise vous autorisent à y admettre des communiants d’une autre dénomination. —Très certainement, répondit le pasteur, notre table sacrée n’est pas la table des presbytériens, mais la table du Seigneur, et nous invitons tous ses disciples à s’en approcher, quel que soit le nom qu’ils portent. —Le dimanche suivant, Washington alla se joindre aux communiants du troupeau.

Mais nous rapporterons un fait plus remarquable encore, qui est représenté dans un tableau de Kyle, où l’on voit le général à genoux dans une grotte écartée, et un étranger qui le regarde à une certaine distance. Le fait qui a donné lieu à ce tableau est emprunté à une lettre qu’un pasteur de la communion baptiste a adressée au Christian Watchman, le 13 janvier 1832 : « Pendant que Washington était ici (à Valley-Forge) avec l’armée, dit ce pasteur, il allait visiter souvent une grotte solitaire. Cela excita la curiosité d’un membre de la Société des Amis*, nommé Potts, qui le suivit dans l’une de ses promenades accoutumées, et l’aperçut enfin priant à genoux dans la grotte. M. Potts s’en retourna, et dit à sa famille : Notre cause est perdue; il était du parti qui voulait maintenir l’union avec l’Angleterre, et sentait bien que les prières du général devaient attirer sur ses opérations militaires la toute-puissante bénédiction dé Dieu. On ajoute que le général Knox fut une autre fois témoin de la même scène dans la grotte. »

* Société des Amis = Quakers

Les circonstances n’avaient jamais exigé plus impérieusement de ferventes supplications adressées à Celui qui préside au sort des armées et des empires. C’était dans l’hiver de 1777 à 1778. La bataille de Brandywine, livrée le 11 septembre précédent, avait éié gagnée par lord Cornwallis; les Américains avaient eu trois cents hommes tués, six cents blessés, et laissé quatre cents prisonniers entre les mains des Anglais. Washington, après avoir repassé le Schuylkill, offrit la bataille à l’ennemi victorieux, le 4 octobre suivant; mais le brouillard devint si épais pendant le combat qu’il était impossible de distinguer, à trente pas de distance, ses amis de ses adversaires, en sorte que les Américains, après avoir remporté un avantage assez considérable, se mirent à fuir en désordre, ayant supposé que l’armée ennemie s’était renforcée d’une forte division. La perte fut d’environ un millier d’hommes, tant blessés que tués ou prisonniers, du côté des Américains.

L’armée alla prendre ses quartiers d’hiver à Valley-Forge, à environ vingt milles de Philadelphie. Elle était dans l’état le plus misérable. Beaucoup d’hommes n’avaient plus de souliers, et leurs pieds nus laissaient de longues traces de sang sur ces routes hérissées de ronces. Leurs vêtements étaient en lambeaux ; ils n’avaient pas de couvertures pour se garantir du froid pendant la nuit. Pour comble de malheur, les vivres manquaient. « Depuis plusieurs jours, écrivait à ce sujet Washington, il y a eu presque une famine dans le camp. Une partie de l’armée a passé toute une semaine sans avoir un seul morceau de viande, et les autres, trois ou quatre jours. Affaiblis et nus comme ils sont, on ne saurait trop admirer la patience et la fidélité des soldats, qui ne se sont ni révoltés ni dispersés au milieu de si grandes souffrances. » Il y avait alors dans l’armée américaine onze mille hommes, dont près de trois mille étaient incapables de tenir la campagne, parce qu’ils manquaient de toutes les choses nécessaires à la vie. C’est dans le même hiver qu’il se forma une cabale pour détruire la réputation de Washington, mettre le trouble dans son camp et la discorde dans le pays.

« C’est dans de telles circonstances, dit M. Albert Barnes, qu’on vit le généralissime des armées américaines se retirer fréquemment dans un lieu isolé pour y accomplir les exercices d’une secrète dévotion. Peu de scènes offrent autant de grandeur morale que celle-là. Des désastres multipliés avaient découragé l’armée et la nation. Une misère extrême régnait dans le camp; des milliers de braves manquaient des premières nécessités de la vie. On essayait de flétrir et de faire destituer le généralissime. Il fallait pourvoir aux besoins de l’armée, apaiser les murmures, comprimer les mécontentements, déjouer la calomnie, former un plan pour la campagne suivante, relever le courage national. Un ennemi actif était dans le voisinage, enhardi par de récentes victoires, préparant de nouveaux triomphes. Et c’est alors que le héros, le père de notre patrie s’en allait seul demander de la force et des directions au Dieu des armées, à la source de toute lumière. Ses supplications furent exaucées d’en haut ; et qui pourrait dire tout ce que les armées américaines doivent de leurs éclatants succès aux prières de Washington à Valley-Forge? Qui pourrait fouler le sol où les Américains étaient campés à celle époque, et ne pas se souvenir du temps où les yeux de notre grand citoyen étaient levés vers le ciel, ses genoux courbés eu terre, tandis qu’il prononçait de ferventes supplications pour la délivrance de son pays? Jusque dans les âges les plus reculés on se rappellera que l’indépendance américaine a été obtenue, non seulement par la bravoure et le patriotisme, mais encore par la prière. L’exemple de Washington sera un reproche et une condamnation pour le guerrier, pour l’homme d’état, qui jamais n’implore la bénédiction de Dieu sur son pays; mais ce sera un sujet d’encouragement pour ceux qui demandent au Seigneur la délivrance à l’heure du danger. Que l’incrédule ne se réclame jamais du nom de Washington; que l’athée se garde de l’inscrire au nombre des siens : une si respectable autorité n’appartient pas au scepticisme. Notre liberté, notre prospérité est inséparablement unie aux prières secrètes de Washington ! »

source : « Le Semeur, journal religieux, politique, philosophique et littéraire », Volume 9, 1840

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Voir aussi:

Matthew Henry (1662-1714) : Méthode pour la prière

Livre électronique gratuit: « Prières chrétiennes à l’usage des familles » (1856)

La prière : quelques citations de l’évangéliste Leonard Ravenhill (1907–1994)

Vidéo Youtube: Biographie de George Müller (1805-1895), grand homme de prière

Le décès de Madame Réunion de Prière

Question : « Priez-vous? » (1re partie)

Vidéo : « Le Cantique des Cantiques (La prière est une communion) – Paul Washer «

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