Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (3e partie)

CharlesChais« Mon fils, si tu reçois mes paroles, Et si tu gardes avec toi mes préceptes, 2 Si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, Et si tu inclines ton coeur à l’intelligence; 3 Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, 4 Si tu la cherches comme l’argent, Si tu la poursuis comme un trésor, 5 Alors tu comprendras la crainte de l’Éternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu. » (Proverbes 2:1-5)

***************************

Voir aussi:

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (1re partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (2e partie)

***************************

« Je confesse, qu’il est facile de se tromper sur ses propres sentiments. Tout le monde croit aimer la vérité. Personne ne croie la haïr; et, communément, on ne la fuit, ou on ne la persécute que parce qu’on la méconnait. Cependant l’illusion n’est rien moins qu’insurmontable; et, si seulement on voulait bien s’examiner impartialement, sur la seconde direction, que Salomon donne dans notre texte, on ne serait pas longtemps dans l’erreur. Cette direction, c’est, de rendre son oreille attentive à la sagesse, aux caractères d’évidence dont la Religion brille, selon les différents genres de preuves, qui concourent à en démontrer l’excellence et la vérité divines. Vous le sentez, Mes Frères, je m’assure, il est impossíble que, sans cette disposition, l’on parvienne jamais à porter un jugement raisonnable sur l’origine de la Révélation. Car de quoi s’agit-il dans cette recherche? II s’agit de savoir, si ce qu’on nous donne pour la parole de Dieu, est véritablement la sagesse céleste, ou, si c’est l’ouvrage de l’imposture. II s’agit de savoir si c’est Dieu, qui, par la bouche de Moïse et des Prophètes, et ensuite par la bouche de Jésus-Christ et des Apôtres, a effectivement révélé aux hommes la connaissance de ce qu’il faut croire et faire pour le craindre et pour le servir, ou bien, si parlant, uniquement de leur propre chef, ils en ont imposé à l’Univers? Voilà la question. Pour la résoudre que faut-il faire? Il faut s’assurer, d’une part, de la vérité des faits sur lesquels Moïse et les Prophètes, Jésus-Christ et les Apôtres ont fondé la divinité de leur mission, et, de l’autre, il faut examiner les caractères de la doctrine qu’ils ont prêchée, comme la parole de Dieu. Or les faits demandent des preuves d’un genre et la doctrine demande des preuves d’un autre genre. On constate des faits anciens par le moyen du témoignage. On justifie une doctrine quelconque par le moyen du raisonnement. Confondre ces divers genres de preuves, ou en exiger d’autres, ce serait manquer de respect pour la vérité; ce seroit grossière ignorance, ou insigne mauvaise foi. »

« Commençons donc par les Faits. Si les Faits, que la Révélation atteste, sont certains, il est indubitable que Moïse et les Prophètes, Jésus-Christ et les Apôtres ont été envoyés de Dieu, il est démontré que Jésus a été le Christ, le Fils du Dieu vivant. Mais que puis-je et que dois-je exiger pour m’assurer de la vérité de ces Faits? Raisonnerai-je, à perte de vue, sur leurs circonstances? Dirai-je, que, pour les croire, je voudrais les avoir contemplés de mes yeux? Ce serait se moquer; ce serait anéantir la foi historique; ce serait bouleverser l’ordre de la nature, en demandant l’évidence de l’objet ou sentiment, là où on ne peut avoir que l’évidence du témoignage, et où par conséquent elle doit suffire. Passons à la doctrine. »

« Si la doctrine de la Révélation considérée en elle-même, porte des caractères certains de divinité, il s’ensuit qu’en nous enseignant la connaissance de la crainte de l’Éternel, Moïse et les Prophètes, Jésus-Christ et les Apôtres, n’ont point parlé de leur propre chef, qu’ils ont parlé par l’inspiration de l’esprit de Dieu. Mais que dois-je et que puis-je exiger pour m’assurer de l’existence réelle de ces caractères de divinité? Dirai-je, que, je ne saurais les recevoir, parce qu’il y reste quelques nuages, que ma faible raison ne saurait percer; parce qu’ils ne sont pas démontrés, comme on démontre que deux et deux font quatre, ou qu’un cercle n’est pas un carré? Ce serait se moquer encore, car les vérités morales ne sont susceptibles que d’une évidence morale: on ne peut pas en donner des preuves mathématiques; personne ne s’avise de demander des preuves de cet ordre dans les affaires de la vie: On se détermine tous les jours, en toute sûreté, et avec raison, sans cela. — Prenez un Déiste; et, sans toucher à la Religion , demandez-lui, si, en matière de Faits, il ne croit que ce qu’il a vu et dont toutes les circonstances lui sont parfaitement connues? demandez-lui, ensuite, si, en matière de science ou de doctrine, il n’admet jamais pour certain, que ce qu’il comprend à fonds, à tous égards, dans toutes ses parties, sans qu’il y reste à ses yeux la plus légère difficulté? Vos questions, j’en suis sûr, tâtonneront et lui paraîtront ridicules. II sera le premier à vous dire qu’il faudrait être fou pour nier les conquêtes d’Alexandre et les exploits de César, sous prétexte qu’on n’en a pas été témoin. II conviendra, qu’à moins d’avoir perdu l’esprit, on ne saurait rejetter des vérités solidement prouvées, sous prétexte qu’il y demeure encore quelque obscurité et qu’on y peut faire encore quelques objections. — Que dis-je? les Incrédules eux-mêmes fondent la plupart de leurs attaques contre la Révélation sur la suffisance de l’évidence du témoignage en matière de Faits, et de l’évidence morale en matière de Raisonnement. Prêchons-nous la vérité des Miracles? Ils s’écrient qu’il y eût de tous temps des imposteurs et de l’imposture dans le monde; ils racontent mille fraudes pieuses, dont ils ne sont informés que sur le rapport d’autrui; ils opposent faits à faits: ils font valoir, plus que nous la certitude dont la Foi historique est accompagnée. Insistons nous sur l’excellence des dogmes et des préceptes de la Révélation? Les voilà aussitôt à plaider pour les enseignemens des philosophes, à célébrer la beauté de leurs maximes, à exalter jusqu’aux nues la force victorieuse de leurs raisonnements, à soutenir qu’ils font d’une évidence, qui, bien que morale, doit absolument entraîner toute personne sensée. Hé! pourquoi donc, ces mêmes gens, changent-ils de langage et de méthode, quand nous voulons discuter avec eux les Faits et les Vérités que la Révélation contient? Pourquoi exiger des raisonnements, là où il s’agit de témoignages? Pourquoi demander à voir, là où il faut croire? Pourquoi vouloir obliger à des démonstrations là, où il suffit de produire des arguments d’une évidence morale? Est-ce que ce procédé annonce une intention bien droite? Est-ce que des gens dont le cœur serait sincèrement incliné vers la vérité, et qui, pour la découvrir, rendraient fidèlement leur oreille attentìve à la sagesse, en useraient de la sorte? Ce n’est qu’à regret que je le dis. »

« On voit à l’œil, en tout cela, leur mauvaise foi. S’ils avaient sincèrement à cœur d’examiner si la Révélation est la connaissance de la crainte de l’Eternel, ils n’en chercheraient pas d’autres preuves que celles qui y sont propres; et tout disposés à s’y rendre, ils verraient sûrement briller dans ces écrits, qu’ils rejettent fièrement, tous les caractères de la Sagesse qui vient d’en haut. »

**********************

Voir aussi:

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (4e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (1re partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (2e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (3e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (4e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (5e partie)

« Directions pour lecture de la Bible » de César Malan (1823)

Livre électronique gratuit: « Le déisme réfuté d’une manière courte et facile » de Charles Leslie (1650-1722)

Livre électronique gratuit : « L’incrédulité moderne, considérée par rapport à ses effets et à son influence sur la société » de Robert Hall (1764–1831)

Livre électronique gratuit : « Dissertation sur les miracles, dans laquelle on réfute les principes de David Hume » de George Campbell (1719-1796)

****************************************

Diapositive1

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s