Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (4e partie)

CharlesChais« Mon fils, si tu reçois mes paroles, Et si tu gardes avec toi mes préceptes, 2 Si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, Et si tu inclines ton coeur à l’intelligence; 3 Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, 4 Si tu la cherches comme l’argent, Si tu la poursuis comme un trésor, 5 Alors tu comprendras la crainte de l’Éternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu. » (Proverbes 2:1-5)

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Voir aussi:

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (1re partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (2e partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (3e partie)

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« On demandera, peut-être, comment il se peut, qu’avec quelques connaissances et des sentiments d’honneur on soit capable d’une tergiversation, aussi marquée que celle que nous venons de décrire? Quantité de causes différentes y concourent. Nous ne saurions en entreprendre ici l’énumération; mais ce que nous croyons pouvoir dire avec confiance, c’est que rien n’y contribue d’avantage et ne favorise plus, en général, l’incredulité, que le manque d’une disposition, assez clairement marquée dans notre texte comme essentielle pour parvenir à la connaissance de Dieu. II faut pour cela appeller à foi la prudence, adresser sa voix à l’intelligence; il faut rechercher, étudier, cultiver la vérité pour elle-même, à cause de son excellence et de sa beauté propre. Rien n’est plus important que cette direction. Car si, dans l’examen, de la Religion, l’on n’apporte pas une parfaite impartialité; si d’avance on n’est pas disposé à recevoir comme vrai, tout ce que cet examen fera connaître comme, tel, quelque opposé qu’il se trouve aux préjugés dont on est imbû, et aux passions dont on est dominé, c’est à faux qu’on se vante d’aimer la vérité; ce n’est pas elle qu’on cherche; elle se montrerait en vain; elle se verrait dédaignée. Vous en avez la preuve dans la conduite de Pharisiens. D’où vient qu’en étudiant les Écritures ils ne se convainquirent pas que Jésus est le Christ? C’est que, dans cette étude, ce n’était pas la vérité qu’ils cherchaient pour elle-même, mais, seulement, en tant qu’ils espéraient, qu’elle serait favorable à leurs prétentions et à leurs intérêts personnels. D’une part, au lieu de lire les Écritures avec l’impartialité convenable, dans l’unique dessein d’appeller à eux la prudence, de s’instruire, et d’ouvrir leur âme aux impressions de la vérité, ils ne les lisaient qu’à dessein de se confirmer dans leurs illusions, et d’y trouver des armes pour défendre les faux principes, où ils étaient déjà, touchant la personne du Christ. D’autre part, loin de se proposer la gloire de Dieu dans leurs recherches, ils ne s’y proposaient que leur propre gloire, et ne pensant qu’à maintenir l’empire qu’ils avaient usurpé sur les consciences, ils n’étudiaient Moïse et les Prophètes qu’à dessein de trouver en eux des appuis à leur ambition; et de là ce reproche que Jésus leur fit publiquement: « comment pourriez-vous croire, vu que vous ne cherchez que la gloire les uns des autres? »

« Mais ne remontons point aux égarements des anciens ennemis du Christianisme: qu’on jette les yeux sur la conduite des modernes défenseurs de l’incrédulité. Comment étudient-ils la Révélation qu’ils insultent? Qu’y cherchent-ils? Est-ce la vérité? Est-ce avec un esprit impartial et un cœur docile? Dieu nous préserve de juger de leurs intentions, pour y prêter un tour sinistre; ou seulement de les mettre tous dans la même classe; mais il faut aussi qu’ils trouvent bon que nous jugions de leurs sentiments par leurs procédés et par leurs discours. Entre les plus audacieux aggresseurs de la Révélation, dans cette foule de libertins, qui se savent si bon gré de leurs railleries contre les dogmes du Christianisme, y en a-t-il beaucoup, qui puissent se vanter d’avoir lu nos saints livres avec la sincère et sérieuse resolution d’en embrasser la doctrine, s’ils la trouvaient bien prouvée? Y en a-t-il beaucoup, qui voulussent entrer en lice là-dessus avec des gens capables d’examiner un peu leur savoir sur ces matières, en présence de ces mêmes compagnies, où ils élèvent si souvent leur ton et leur voix contre l’Évangile? Y en a-t-il beaucoup, qui puissent dire, en conscience, que ce ne sont, ni des conversations dangereuses, ni de pernicieuses lectures qui leur ont fait voir dans nos saints livres les obscurités qu’ils y voient, et les absurdités qui les y offensent? On débute par décider que la Révélation n’est point émanée du ciel; ensuite on cherche des arguments pour appuyer cette décision téméraire; on se remplit la tête d’objections, et puis on y cherche des fondements; on se prévient pour des systèmes d’incrédulité, et, après cela, on y cherche des preuves. On lit, non pour s’instruire, mais pour s’affermir dans le parti qu’on a pris. Si l’on admet quelque proposition, c’est moins parce qu’on la trouve évidente, que parce qu’il convient qu’elle le soit. Si quelque principe paraît faux, c’est que dans le parti, qu’on a pris d’avance, il ne saurait être vrai. Et le moyen qu’avec de telles dispositions on parvienne à une connaissance éclairée, à une conviction raisonnée de l’excellence et de la divinité de la Religion révélée? A la vue des mêmes objets, au milieu des mêmes preuves, le Juif restera Juif, l’incrédule incrédule, et le superstitieux superstitieux. Quand on cherche la vérité, non pour elle-même, mais pour soi-même, il y aurait du miracle qu’on la saisit comme il faut. Quand on est intérieurement résolu à ne trouver rien de vrai, que ce que l’on trouvera conforme aux opinions qu’on a déjà embrassées, la recherche de la vérité n’aboutit plus à rien qu’à fortifier l’illusion. Quiconque n’est pas disposé à écouter sa voix indépendemment de tout respect humain, de tout esprit de parti, de tout ce que la vanité peut y gagner ou y perdre, il n’est nullement en droit de dire qu’il appelle à foi la prudence. Aimer la vérité sans être résolu à y souscrire par préférence, quelle qu’elle soit, c’est une contradiction dans les termes. »

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Voir aussi:

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (5e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (1re partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (2e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (3e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (4e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (5e partie)

« Directions pour lecture de la Bible » de César Malan (1823)

Livre électronique gratuit: « Le déisme réfuté d’une manière courte et facile » de Charles Leslie (1650-1722)

Livre électronique gratuit : « L’incrédulité moderne, considérée par rapport à ses effets et à son influence sur la société » de Robert Hall (1764–1831)

Livre électronique gratuit : « Dissertation sur les miracles, dans laquelle on réfute les principes de David Hume » de George Campbell (1719-1796)

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