Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (5e partie)

CharlesChais« Mon fils, si tu reçois mes paroles, Et si tu gardes avec toi mes préceptes, 2 Si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, Et si tu inclines ton coeur à l’intelligence; 3 Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, 4 Si tu la cherches comme l’argent, Si tu la poursuis comme un trésor, 5 Alors tu comprendras la crainte de l’Éternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu. » (Proverbes 2:1-5)

***************************

Voir aussi:

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (1re partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (2e partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (3e partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (4e partie)

***************************

« Mais ce ne sont pas tant les défauts de l’esprit, la paresse, la partialité, l’indocilité, l’entêtement, qu’on doit craindre dans la recherché de la vérité, de la sagesse divine, que les vices du cœur et que la tyrannie des passions. Pour réussir à trouver la connaissance de l’Éternel dans les livres sacrés, où elle est enseignée, il faut y apporter une 4e disposition qui n’est pas moins essentielle que les précédentes; c’est de chercher cette intelligence céleste comme de l’argent, comme un bien précieux qu’on souhaite ardemment de découvrir et que l’on ne craint pas de trouver. Peut-être êtes vous surpris, Mes Frères, de nous entendre parler de la sorte. Ne pas craindre de trouver ce que l’on cherche! Eh comment! Le chercherait-on, si on le craignait? Le souhaiterait-on, si on ne l’aimait pas? Rien de plus opposé en apparence; mais vous connaissez le cœur humain; plus on l’étudie et plus on y découvre de ces paradoxes. Il y en a même d’inexplicables, mais celui-ci ne l’est nullement. Autre chose est aimer la vérité, à parler en général, et autre chose aimer telle ou telle vérité particulière. Autre chose est la rechercher d’une manière vague, languissante, indéterminée, et autre chose s’y appliquer par principe et par inclination. L’un, ne coûte point de sacrifice aux passions; elles s’y plient sans répugnance, l’autre les désole; elles ne négligent rien pour l’empêcher. »

« II en est des choses morales comme des choses sensibles. L’âme a son goût aussi bien que le corps. Elle s’en sert pour discerner ce qui lui convient, et il ne lui est rien moins que facile d’y accommoder tout ce qu’on lui présente. Dès que certaines idées n’ont aucune liaison avec nos principes favoris et habituels, qu’au contraire elles les choquent, et vont directement à les détruire, le cœur révolté force l’esprit à en détourner ses regards avec dédain, ou à ne les y arrêter qu’avec horreur. Qui dit un homme passionné pour quoi que ce soit, dit un juge corrompu, du moins à cet égard. La passion le fuit dans le cabinet, siège avec lui, forme ses jugements, dicte ses arrêts. Dans tout ce qui la concerne il fuit la lumière, pour ne pas être obligé à se condamner dans ce qu’il approuve. Non contente d’enlever à l’esprit le calme, dont il a besoin, pour envisager la vérité dans son vrai point de vue, elle lui montre les choses dans un faux jour; elle noircit à ses regards tout ce qui pourrait la noircir elle-même à son jugement. II est impossible qu’un vicieux s’attache, avec effort, avec plaisir, avec persévérance, à approfondir des vérités dont, la vue offense son goût, gêne ses penchants, remplit son âme de confusion, et jette dans son cœur le trouble et les remors. Le moyen que l’homme animal s’étudie à comprendre les choses, qu’il regarde comme une folie, et où il n’entend rien, parce qu’elles se discernent spirituellement! Le moyen qu’un homme, habituellement plongé dans les ténèbres du vice, s’efforce d’entrer dans un commerce étroit avec l’auteur de la vérité, qui est lumière, et qui ne se communique qu’à ceux qui sont droits de cœur! Le moyen que des hommes méchants et pervers, aiment à étudier une Religion, dont les mystères, qui sont tous des mystères de piété, servent de base à des lois, qui flétrissent leurs sentiments et leurs mœurs, à des lois, qui dénoncent à leur conduite les plus formidables châtiments, des peines dont la seule idée fait frémir! Non, qu’on ne croie pas que les passions permettent jamais une étude si dangereuse à leurs vues et si fatale à leurs intérêts. Peu à peu elles distrairont l’esprit, elles présenteront à l’entendement des idées mieux assorties à leur goût, elles échaufferont l’imagination par des objets plus agréables, plus riants, plus délicieux au sang et à la chair: ainsi le cœur prendra un entier ascendant sur l’esprit, et le jugement se trouvera perverti sans qu’on s’en défie. Les passions feront comprendre au pécheur, que, si la Révélation était d’une origine céleste et conséquemment véritable dans tous ses points, il serait obligé lui-même de vivre dans une triste contrainte, au risque de périr sans ressource. Dès lors il cherchera à se persuader que, peut-être, les dogmes de cette Révélation ont été défigurés par de fausses gloses; que, peut-être, ses lois n’ont pas le sens de rigueur qu’on y attache; que, peut-être, les peines qu’elle dénonce au crime ne font que de terribles menaces; que, peut-être, les preuves de sa divinité mieux approfondies ne paraitraient pas si évidentes. Un doute conduira à un autre doute. Dans cet état, le pécheur intéressé à ne les point éclaircir, pour ne se point contraindre, et à ne rien discuter, pour ne pas troubler la sécurité enchanteresse dans laquelle il vit, fuira par-dessus toutes choses la lumière. Si de l’illusion il ne tombe pas dans une entière incrédulité, au moins n’évitera-t-il rien avec plus de soin, qu’un examen sérieux, suivi, soutenu, de la vérité. Loin de chercher la sagesse, comme le mondain cherche l’argent, il fermera les yeux à ses attraits et l’oreille à sa voix. C’est ici, disait Jésus-Christ aux ennemis de sa mission, c’est ici la condamnation que les hommes aiment mieux les ténèbres que la lumière parce que leurs œuvres sont mauvaises. Et plût à Dieu ne pussions-nous pas faire avec fondement le même reproche aux incrédules de nos jours! Mais quoi? Si leur cœur était chrétien, est-ce que leur esprit se refuserait à la gloire de l’être pareillement? Si la crainte de l’Éternel était gravée dans leur âme, est-ce qu’ils méconnaitraient la main divine dans les saints livres, où tout concourt à en inspirer les sentiments? Un honnête homme, un homme qui aimerait de bonne foi la vérité et la vertu, disons la chose sans détour, un Déiste droit, sincère, plein de respect pour Dieu, religieux observateur de la loi naturelle, ne négligeant rien pour assurer son bonheur dans le présent et dans l’avenir, cet homme ne saurait manquer d’embrasser l’évangile avec empressement et avec ardeur. II n’y verrait que ce qu’il aime, en découvrant ce qui y est. Dogmes, préceptes, culte, espérance, tout dans la Révélation lui paraitrait conforme à ses principes, à ses désirs. Il l’a recevrait, comme le don le plus précieux que la bonté divine ait pu faire aux hommes. En l’étudiant tout y dirait à son cœur, comme de la part de Dieu, cherchez ma face, et il n’hésiterait pas à répondre, plein de reconnoissance et d’amour, je chercherai ta face, ô Eternel! »

**********************

Voir aussi:

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (6e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (1re partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (2e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (3e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (4e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (5e partie)

« Directions pour lecture de la Bible » de César Malan (1823)

Livre électronique gratuit: « Le déisme réfuté d’une manière courte et facile » de Charles Leslie (1650-1722)

Livre électronique gratuit : « L’incrédulité moderne, considérée par rapport à ses effets et à son influence sur la société » de Robert Hall (1764–1831)

Livre électronique gratuit : « Dissertation sur les miracles, dans laquelle on réfute les principes de David Hume » de George Campbell (1719-1796)

****************************************

Diapositive1

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s