Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (6e partie)

CharlesChais« Mon fils, si tu reçois mes paroles, Et si tu gardes avec toi mes préceptes, 2 Si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, Et si tu inclines ton coeur à l’intelligence; 3 Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, 4 Si tu la cherches comme l’argent, Si tu la poursuis comme un trésor, 5 Alors tu comprendras la crainte de l’Éternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu. » (Proverbes 2:1-5)

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Voir aussi:

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (1re partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (2e partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (3e partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (4e partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (5e partie)

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« Mais ce qui fait toucher au doigt l’endurcissement et l’opiniâtreté des ennemis de la Révélation, c’est leur négligence à faire usage des moyens que Dieu leur offre pour les aider à le connaître et à le craindre. Si leurs intentions étaient droites, s’il était vrai que, d’un cœur incliné vers l’intelligence, ils souhaitent sérieusement de découvrir la sagesse céleste pour lui soumettre leurs lumières, leurs affections, et leur conduite, on les verrait non seulement la chercher comme de l’argent, comme un bien dont on connait le prix et que l’on souhaite, ils feraient plus; ils la rechercheraient soigneusement comme des trésors; ils y employeraient avec industrie, avec zèle, avec persévérance tous les moyens possibles et convenables. C’est la 5e disposition, que Salomon exige, comme essentielle pour parvenir à une connaissance salutaire de la crainte de l’Éternel. Dans toutes les sciences, on exigerait cette application industrieuse et assidue aux moyens les plus propres pour y former l’esprit: à plus forte raison est-il naturel de s’attendre à la trouver en ceux, qui se piquent d’étudier la sagesse entre les parfaits, et qui, en même temps, refusent ce glorieux titre à la Révélation. Mais, à leur honte, ils suivent une méthode entièrement opposée, et, malgré tout ce qui dépose en faveur de l’origine céleste de l’Evangile, ils ne rougissent pas de le rejetter, sans se donner auparavant les soins nécessaires pour en acquérir l’intelligence. Pour juger de la doctrine chrétienne, il faudrait l’étudier dans ses sources, et se mettre en état de l’entendre par soi-même autant qu’on en est capable. Mais non; telles gens, comme je l’ai dit, insultent sans pudeur à l’Evangile, qui n’en ont jamais lu les livres, qui n’en connaissent les dogmes, que parce qu’ils en ont appris dans quelques-uns de ces écrits superficiels et licentieux, dont le monde est inondé, et qui n’ouvrent jamais la bouche pour en parler, sans faire voir qu’ils n’y entendent rien, et qu’ils n’ont pas la moindre idée de l’analogie de la Foi. Pour juger de la doctrine chrétienne, il faudrait du moins écouter ceux qui l’annoncent, sans se prévenir d’avance à leur désavantage. Le bon sens et l’équité veulent que dans toutes les disciplines on consulte les maîtres de l’art, les docteurs, les gens préposés d’office pour enseigner. Ici c’est tout le contraire. Le mépris des ministres de la Religion est comme l’enseigne de l’incréduli. On les décrie à proportion de ce qu’on fait moins de cas de l’Évangile; on les fuit, et peut-être n’a-t-on encore jamais vu le spectacle d’un Déiste, qui ait témoigné de l’empressement à avoir des entretiens sur la Religion avec les personnes les plus capables de l’éclairer. Pour juger de la doctrine chrétienne, il serait nécessaire d’en bien considérer toutes les parties, non seulement dans le rapport qu’elles ont avec la Religion naturelle et avec les anciennes Révélations, mais encore dans le rapport qu’elles ont entr’elles, afin d’expliquer l’Écriture par l’Écriture. Mais ce n’est pas ainsi, c’est au contraire par leur philosophie, que nos prétendus esprits forts veulent juger de la divinité de la Révélation. On a appris un système de métaphysique dans les écoles; on en est entêté; on aurait honte de s’en départir. Tel dogme choque les notions de cette métaphysique, tel précepte les dément; donc ce dogme est faux, donc ce précepte n’est pas raisonnable, donc St. Paul doit se taire devant Platon, et désormais l’Apôtre doit recevoir la leçon du Philosophe. Quel procédé! Si une fois il était imité devant les tribunaux, que deviendraient les lois? À quoi servirait le droit écrit? Que pourraient tous les statuts des législateurs et toute leur autorité contre les subtiles interprétations d’une chicane ingénieuse? Il était réservé aux ennemis du Christianisme de se flétrir eux-mêmes par un travers si injuste et en même temps si insensé. »

« Pour juger de la doctrine chrétienne on devrait, au moins, implorer par des prières assidues et ferventes la bénédiction et l’assistance du Père des lumières. Les Païens, eux-mêmes, l’ont compris. Eux-mêmes ont enseigné que l’âme ne peut être illuminée de la vérité qu’autant que Dieu daigne se communiquer à elle. Socrate, Cicéron, Epictéte n’auraient pas rougi de se joindre à David pour s’écrier: « Ô Dieu, ouvre mes yeux, afin que je contemple les merveilles de ta Loi! » Mais aujourd’hui on les traiterait peut-être de fanatiques, et leurs prières adressées à la sagesse éternelle passeraient pour vaine superstition. Faut-il s’étonner, après cela, des progrès de l’incrédulité ?. -— Hors de Dieu on ne peut rien faire. C’est de lui, de lui seul que descendent tout don parfait. Qui ne puise pas dans cette source, ne s’élèvera jamais à la connaissance de la vérité. En un mot, qui veut une fin, qui se propose sérieusement un but, il ne doit négliger aucun des moyens qui y ménent. »

« Si l’on regardait la Religion comme un trésor, on en rechercherait les connaissances et les sentiments avec toute l’ardeur dont on serait capable. Étude, méditation, recueillement, prières ferventes, rien ne serait négligé, et jamais aussi le succès ne tromperait l’attente, et les vœux du fidèle. Si tu recherches soigneusement l’intelligence comme des trésors alors tu trouveras la crainte de l’Éternel et la connaissance de.Dieu. »

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Voir aussi:

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (7e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (1re partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (2e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (3e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (4e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (5e partie)

« Directions pour lecture de la Bible » de César Malan (1823)

Livre électronique gratuit: « Le déisme réfuté d’une manière courte et facile » de Charles Leslie (1650-1722)

Livre électronique gratuit : « L’incrédulité moderne, considérée par rapport à ses effets et à son influence sur la société » de Robert Hall (1764–1831)

Livre électronique gratuit : « Dissertation sur les miracles, dans laquelle on réfute les principes de David Hume » de George Campbell (1719-1796)

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