Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (7e partie)

CharlesChais« Mon fils, si tu reçois mes paroles, Et si tu gardes avec toi mes préceptes, 2 Si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, Et si tu inclines ton coeur à l’intelligence; 3 Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, 4 Si tu la cherches comme l’argent, Si tu la poursuis comme un trésor, 5 Alors tu comprendras la crainte de l’Éternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu. » (Proverbes 2:1-5)

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Voir aussi:

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (1re partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (2e partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (3e partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (4e partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (5e partie)

Proverbes 2:1-5 : Sermon sur les dispositions qu’il faut apporter à l’étude de la religion (6e partie)

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« II faut, pourtant, ajouter une dernière disposition, qui, à bien considérer les choses, est le résultat naturel des cinq précédentes; c’est une ferme résolution de se laisser conduire à la vérité divine, dès qu’une fois on l’aura trouvée et reconnue. Éprouvez toutes choses, dit St. Paul, et retenez ce qui est bon. On n’examine que pour choisir. On n’est censé travailler à connaître la crainte de l’Éternel, que pour y soumettre ses lumières et sa conduite. On n’incline son cœur à l’intelligence, on ne rend son oreille attentive à la sagesse, on ne les appelle, on ne les cherche comme de l’argent, on ne les recherche soigneusement comme des trésors, que pour être sage, intelligent, prudent, ou bien, on travaille en vain et l’on ne fait ce que l’on fait. La Religion n’est ni un amusement de l’esprit, ni un jeu de l’imagination qu’on puisse reprendre et laisser avec une égale indifférence. Elle n’est pas une science de pure spéculation, uniquement destinée à occuper et à orner l’entendement, à faire d’habiles discoureurs, à servir de matière aux disputes des beaux esprits du siècle, à devenir, dans leurs mains, un métier lucratif, ou à nourrir leur vanité. C’est un art, une science de pratique, où tout doit aller au cœur, où tout doit influer sur le cœur, où tout doit tendre à réformer les mœurs, à perfectionner l’homme, à le rendre plus raisonnable, plus juste, plus saint, plus semblable à Dieu. En un mot, la Religion est dans son essence, la connaissance de la vérité selon piété, sous espérance de la vie éternelle. Si, en l’étudiant, on sépare ces trois choses, on l’étudie mal. II ne faut pas y chercher des lumières, et des espérances, sans y chercher des sentiments et des mœurs. Il faut cultiver cette divine Religion, pour acquérir de l’intelligence, mais aussi dans le dessein de se former à la prudence; et tandis qu’on l’envisage comme un trésor, comme un moyen de bonheur, il faut la regarder comme la sagesse, c’est-à-dire, comme une règle de conduite. Enfin, il faut être d’avance résolu de lui soumettre les affections du cœur et de lui sacrifier les préjugés de l’esprit. Si ce n’est pas dans cette vue, qu’on étudie la Religion, cette étude n’aboutit à rien: Elle n’est qu’illusion, que tromperie de l’amour propre. »

« Si on aimait la vérité, si on était toujours prêt à la reconnaître et à y souscrire sur des preuves suffisantes; si on la recherchait pour elle-même, si on la désirait avec ardeur, sans craindre, à aucun égard, de la trouver; si, pour y réussir, on y employait tous les moyens convenables avec persévérance, si tout cela était sincère, réel, sérieux, on ne brûlerait du désir de connaître Dieu, que pour le craindre et pour obéir à ses commandements, afîn d’avoir part à sa faveur. Mais cette dernière disposition n’a-t-elle pas lieu, toutes les autres, par cela même, doivent être simulées ou illusoires; et alors jamais on ne goûtera véritablement la Religion; jamais on ne sentira bien tout ce qu’elle renferme de-divin. Les Gentils, disait St. Paul, avaient leur entendement rempli de ténèbres; ils étaient éloignés, de la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui était en eux. Et d’où venait-elle cette ignorance? L’Apôtre ajoute immédiatetement; elle était en eux, dit-il, par l’endurcissement de leur cœur, parce qu’ils s’étaient abandonnés à toute dissolution. C’est l’ordinaire. La grande source de l’incrédulité est dans le cœur. La vérité, et le vice sont inassociables. Celui-ci, enfant du mensonge, ne tend qu’à étouffer l’autre; aussi refuse-t-elle à son tour de se communiquer à lui. Si quelquun dit qu’il connaît Dieu et que cependant il marche dans les ténèbres, la vérité n’est point en lui. Mais le secret de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, et son alliance pour la leur donner à connaître. Craindre l’Éternel, c’est la sagesse, se détourner du mal, c’est l’intelligence. Si donc quelqu’un veut se détourner du mal, il est indubitable que Dieu le bénira, qu’il se communiquera à lui, que sa sagesse l’éclairera, et qu’il lui fera trouver dans sa Religion toutes les sources possibles du bonheur. Malheureux, au contraire, par conséquent, tous les esclaves du péché, malheureux ceux, qui avec des mains impures et un cœur corrompu osent se présenter à la montagne de l’Éternel, pour y contempler la beauté de son palais et la magnificence de sa gloire! Sa face sera voilée pour eux; ils le chercheront sans le trouver, parce que sans la sanctification nul ne verra le Seigneur. Ainsi la sagesse éternelle l’a elle-même prononcé par la bouche de Salomon. Ô vous, s’écrie-t-elle, Ô vous hommes de qualité, je vous appelle, et ma voix s’adresse aussi à vous gens du commun. Écoutez; je dirai des choses notables. Moi la sapience je demeure avec la discrétion et je trouve la science de prudence. La crainte de l’Éternel est de haïr le mal. J’ai en haine l’orgueil et l’arrogance, la voie de méchanceté, la bouche parlant à rebours. J’aime ceux qui m’aiment, et ceux qui me cherchent soigneusement me trouveront. Celui qui me trouve, trouve la vie et attire la faveur de l’Éternel; mais celui qui m’offense, fait tort à son âme; tous ceux qui me haïssent aiment la mort. »

« Vous le voyez, Mes Frères, point de bonheur à attendre, que par la connaissance de la vérité ou de la sagesse! nul moyen de la connaître sans la rechercher, sans l’écouter, sans l’aimer, et aucune marque certaine qu’on l’aime, que de craindre Dieu, de haïr le mal, l’orgueil, l’arrogance, le chemin de méchanceté! Et s’il en est ainsi, oh! qu’elle doit être peu considérée parmi les hommes cette divine vérité, et qu’il est naturel qu’on la méconnaisse, ou qu’on la haïsse dans un monde où la corruption est si générale! Non, qu’on ne se récrie plus sur les progrès du Déisme et de l’incrédulité; qu’on ne dise plus, comment se peut-il que la Religion, étant révêtue de tant de caractères d’excellence et de divinité, elle ait si peu de partisans sincères, et au contraire tant d’ennemis? Peut-elle paraître aimable, cette divine sagesse, à des hommes, dont elle irrite toutes les passions? Faut-il s’attendre à la voir étudiée, avec empressement, comme la vérité céleste, par ses ennemis, par des gens, qui ont le plus grand intérêt à la trouver fausse? N’est-il pas étonnant, au contraire, quelle se soutienne, comme elle le fait, au milieu de tant de mépris et de contradictions, et qu’un dégoût, ou un oubli général de ses principes, ne soit pas encore le fruit de l’indigne tiédeur avec laquelle les uns la cultivent, ainsi que de l’acharnement insensé, avec lequel les autres l’attaquent? »

« Mes Frères, prenez garde à vos âmes! Prenez garde que, si, au lieu de vous opposer au torrent, vous vous laissez mollement aller à la contagion du siècle, il ne se forme insensiblement au dedans de vous un mauvais cœur d’incrédulité pour vous détourner du Dieu vivant. Enfants de lumière, nés Chrétiens; élevés, par un pur effet de la miséricorde divine, dans la connaissance du seul vrai Dieu et de celui qu’il a envoyé, — puisqu’un heureux préjugé de naissance et d’éducation nous guide vers la vérité, sentons notre bonheur! Loin d’y mettre obstacle, profitons-en! Que le Déiste fasse, tant qu’il voudra, consister la sagesse dans un fatal libertinage de cœur et d’esprit: Que le superstitieux place sa gloire dans une aveugle crédulité; en cela ils agissent conséquemment. La corruption du cœur conduit également à ne rien croire et à tout croire, pour s’épargner la peine d’un examen, qui la mortifierait; mais si notre cœur est droit, s’il est vrai que nous souhaitons sincèrement de connaître Dieu pour le craindre, quelle occupation plus importante et plus agréable peut nous attacher que l’étude de la Réligion? Disciples d’un maître, qui veut que nous examinions, que nous sondions, que nous approfondissions les Écritures, qui nous y exhorte, qui nous le commande, nous ne saurions faire un meilleur usage de notre raison qu’en lui obéissant, en éclairant notre foi, en étendant nos lumières, en affermissant nos principes. D’ailleurs tout nous y oblige. Toute la terre le fait. Nos généreux ancêtres ont sacrifié bien, repos, établissements, leur vie même, pour nous laisser en héritage, avec le précieux dépôt de la foi, l’inestimable privilège de suivre, dans la Religion, ce qui nous paraît vrai, sans aucun égard servile pour l’autorité humaine. Si donc nous n’avons pas dégénéré, si, heureusement affranchis de la servitude, la gloire du nom réformé nous tient encore à cœur, que pouvons nous faire de plus sage que de nous prévaloir de notre liberté temporelle, pour jouir de notre liberté spirituelle, en nous appliquant, de plus en plus, à nous instruire, à nous confirmer dans la vérité, et à nous mettre, de plus en plus, en état de rendre raison de l’espérance qui est en nous? Travaillons-y donc, Mes Chers Frères. — travaillons-y de concert, soigneusement et avec persévérance. Disposons-y nos esprits par une lecture assidue de la parole sacrée. Disposons-y nos cœurs, en les formant, de plus en plus, au goût de la piété et aux habitudes de la vertu. Disposons-y toutes les facultés de nos âmes, par de ferventes prières, en implorant, sans cesse, la bénédiction et la grâce de Dieu sur nos efforts. Et veuille ce grand Dieu vous donner à tous, d’avoir les yeux de votre entendement illuminés, afin que fachant quelle est l’espérance de sa vocation, et connaissant les richesses de la gloire de son héritage dans les saints, vous soyez de plus en plus enracinés dans la foi, et affermis dans le dessein de vivre et de mourir fidèles à la Religion. AMEN! »

source : Charles Chais, « Sermons sur divers textes de l’Écriture sainte, Volume 2 »

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Voir aussi:

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (1re partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (2e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (3e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (4e partie)

Question : Comment étudier la Bible profitablement? (5e partie)

« Directions pour lecture de la Bible » de César Malan (1823)

Livre électronique gratuit: « Le déisme réfuté d’une manière courte et facile » de Charles Leslie (1650-1722)

Livre électronique gratuit : « L’incrédulité moderne, considérée par rapport à ses effets et à son influence sur la société » de Robert Hall (1764–1831)

Livre électronique gratuit : « Dissertation sur les miracles, dans laquelle on réfute les principes de David Hume » de George Campbell (1719-1796)

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