1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (7e partie)

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Voir aussi:

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (1re partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (2e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (3e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (4e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (5e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (6e partie)

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DoctrinesDemons« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, 2 par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, 3 prescrivant de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. » (1 Timothée 4:1-3)

Au lieu de ré-inventer la roue et afin de montrer que l’interprétation de cette prophétie que je crois être la bonne n’est pas nouvelle et dans le but de présenter une interprétation assez détaillée et intelligente de cette prophétie, je vais vous citer différents paragraphes écrits par le pasteur et auteur Louis Gaussen, qui était un collègue de l’historien Merle d’Aubigné:

Que faudra-t-il entendre par ces mots, Doctrines des démons? … jamais dans l’Écriture il n’est parlé des diables au pluriel; et jamais dans l’Écriture le diable n’est appelé démon. Non : « des doctrines des démons, » c’est tout simplement « des doctrines touchant les démons » comme, au VIe [chapitre] des Hébreux, des doctrines des baptêmes, c’est tout simplement « des doctrines touchant les baptêmes. »

Ainsi [cette hérésie des doctrines de démons] c’est tout simplement des doctrines touchant ce que tous les anciens Grecs appelaient des démons, et les Latins, des génies ou des demi-dieux (divi); entendant par là les esprits des morts qu’on croyait élevés au ciel, auxquels on dressait des autels, on allumait des chandelles, on brûlait de l’encens, on adressait des prières, comme à des protecteurs, intermédiaires entre l’homme et la Divinité.

C’est le sens que toute l’antiquité grecque attribue à ce nom; et c’est aussi le sens que lui donne saint Paul, quand il dit aux Athéniens : « Hommes athéniens, je vous regarde « comme trop dévots, » ou plutôt (dans son grec$), comme trop « adonnés au culte des démons »; car, chez tous les Grecs, ce mot démon se prenait en bonne part toutes les fois qu’une épithète de blâme ne l’accompagnait pas. — Qui n’a pas entendu parler du bon démon de Socrate? Plutarque a fait là-dessus tout un livre. — Et c’est encore là le sens que lui donne saint Luc$$, lorsqu’il raconte que les Athéniens disaient de Paul: « Il semble qu’il annonce des démons étrangers » (votre version traduit « des dieux étrangers »); et pourquoi, des démons étrangers? « PARCE QUE, dit saint Luc , il leur « annonçait Jésus et le relèvement des morts, » c’est-à-dire, Jésus comme un mort revenu à la vie, un démon, selon les Grecs#.

$ le mot grec est deisiDAIMON; dans le Nouveau Testament, il apparaît seulement dans ce verset [Actes 17:22]; on voit dans ce mot grec composé qui a été traduit dans nos versions « superstitieux » le mot « DAIMON » (démon); ce mot composé peut avoir la signification de « crainte des dieux (démons) »; les Athéniens avaient pensé que Paul leur annonçait des nouveaux démons (médiateurs, dieux) alors il me semble naturel dans le contexte que le mot composé contenant le mot « daimon » fasse référence à cette « adoration des démons/médiateurs » faite par les Grecs non-chrétiens

daimondeisidaimon$$ il est pensé par plusieurs que Luc, un Gentil, avait d’abord adressé son Évangile à des Gentils; on voit qu’il explique ici et là dans son évangile certains éléments de la loi de Moïse pour quelqu’un qui ne serait pas un Juif (ex. « Le huitième jour, auquel l’enfant devait être circoncis », « offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur »); ces détails et informations n’auraient pas été absolument nécessaires pour un Juif; il est intéressant de noter aussi qu’il étend la généalogie de Jésus-Christ jusqu’à Adam, le père de toute l’humanité, tandis que Matthieu, qui s’était d’abord adressé à des Juifs dans Son Évangile, ne va pas plus loin qu’Abraham, le grand-père de Jacob (« Israël »); cela étant dit, on voit quelque chose d’intéressant dans l’Évangile de Luc quant à l’utilisation du mot grec « daimonion » (« démon »); la première fois qu’il utilise ce mot dans son évangile (chapitre 4, verset 33), Luc prend la peine de qualifier ce « démon » d’impur; dans le contexte immédiat, le « démon » est un ange déchu; pourquoi Luc aurait-il appelé cet « esprit mauvais » impur? Tous les « esprits mauvais » sont déjà mauvais et impurs sans exception; ça serait comme dire « glace froide », « jeune bébé », « saleté impure » ou « nouveauté récente », non? connaissant que le mot grec « daimonion » dans l’esprit des Gentils pouvait représenter à la fois des bons et mauvais esprits, il était nécessaire pour Luc de qualifier la première mention de ce mot; par la suite, il ne qualifie pas le mot car c’est déjà établi dans l’esprit du lecteur que le mot « daimonion » dans son évangile fait référence à des esprits mauvais; dans le livre des Actes des apôtres, Luc va utiliser le mot « daimonion » une seule fois et attachée à ce mot est la définition païenne donnée par les Grecs (voir Actes 17:18)

daimonion# selon le dictionnaire Larousse, le mot « démon » peut signifier les choses suivantes: 1) « Chez les Anciens, esprit, bon ou mauvais, que l’on supposait attaché à la destinée de l’individu, de la communauté. » (la définition païenne, fausse théologie), 2) « Diable, ange déchu qui habite l’enfer et tente les hommes ; Satan » (la définition chrétienne moins les mots « qui l’habite l’enfer »; la réalité c’est qu’ils « vont habiter l’enfer » un jour), 3) « Génie familier qui semble nous guider » (définition païenne, fausse théologie) et 4) « Personnification des tentations, des vices, des instincts » (source : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/d%C3%A9mon/23451?q=d%C3%A9mon#23336)

C’est encore dans ce sens que Saint Jean a employé ce même mot, quand il prédit [dans Apocalypse chapitre 9] que certaines églises corrompues ne cesseront, malgré les châtiments de Dieu, « d’adorer des démons et des images des démons! » — Aucune église, que je sache, n’a jamais voulu rendre un culte à des esprits malins [c’est-à-dire des anges déchus]; mais un trop grand nombre l’ont fait à des « esprits des morts déifiés, » à « des démons, » comme parlaient les Grecs.

Ce mot donc, vous le voyez, est employé dans le Nouveau Testament, tantôt en ce premier sens (usité de tous les Grecs), pour désigner les esprits réels ou imaginaires des morts, les génies et les demi-dieux des peuples païens ; tantôt pour désigner certains esprits impurs et malfaisants, mais réels, que Satan emploie. à son service. — C’est en ce second sens qu’il est toujours pris dans les quatre Évangiles; mais c’est dans le premier sens qu’il me semble avoir toujours ou presque toujours été pris par l’apôtre saint Paul.

Et il est bon de savoir encore qu’après le temps des apôtres, tous les Pères de l’Église ont conservé ce double usage du mot démon. Ainsi, quand Ignace le martyr, au second siècle, rappelle dans son épître aux Smyrnéens l’apparition de Jésus, il lui fait dire : « Prenez-moi, palpez-moi, et voyez que je ne suis point un démon incorporel.» — Et quand l’évêque Épiphane, au quatrième siècle, réprouve le culte que les Collyridiens rendaient à Marie comme à « la reine des cieux, » il cite, pour les confondre, ce passage même de Paul que je vous explique, et dit : « Ainsi s’accomplit à leur égard cette parole : Quelques-uns apostasieront de la foi en s’adonnant à des doctrines de démons; » « car ils seront, a dit l’Apôtre, adorateurs des morts, comme ceux qui leur rendaient un culte en Israël. » Adorateurs des morts, vous le voyez, mes amis, rien n’est plus clair.

… doctrines sur les démons, ou les esprits des morts déifiés [= doctrines] sur leur existence, sur leurs images et leurs reliques, sur leur providence et leur présence partout, sur leur séjour dans le ciel et sur le culte qu’on leur doit.

source:

Louis Gaussen, « Daniel le prophète, volume 1 » (Livre numérique Google)

Je vais maintenant citer le pasteur et auteur huguenot, Jean Daillé:

J’avoue que toutes les hérésies, erreurs et séductions sont des doctrines de démons, n’y en ayant pas une au monde, qui ne vienne de ces esprits malins&, meurtriers et menteurs, qui poussés de la haine qu’ils ont contre nous, font tout ce qu’ils peuvent pour détourner les hommes de la vérité, nécessaire à notre salut, et pour les envelopper en quelque erreur, capable de les égarer de la voie du ciel en celle de la perdition, et de l’enfer. Mais il faut pourtant avouer que de toutes les fausses doctrines, il n’y en a point, qui méritent mieux d’être appellées diaboliques, que celles de l’IDOLATRIE%, ou du SERVICE RELIGIEUX DES CRÉATURES. Car le bonheur de l’homme consistant dans le service du vrai Dieu, le principal effort du Diable a toujours été de nous en détourner, et de nous faire rompre par des cultes illégitimes adressés à autre qu’à Dieu, le bien de l’union que nous avec Lui par une pure et légitime adoration, et de la fidélité que nous Lui devons à cet égard. C’est ce que cet ennemi gagna sur les nations les ayant débauchées de la vraie religion, et tellement réduites par ses illusions, qu’il leur fit servir la créature en délaissant le Créateur béni éternellement.

& anges déchus vus comme auteurs de ces fausses doctrines

% l’idolâtrie grossière et religieuse comme caractéristique dominant de cette apostasie prophétisée nous permet de voir qui sont les apostasts désignés : les catholiques romains; pouvons-nous dire par exemple des mormons, des adventistes, des témoins de J. et des faux pasteurs de l’évangile de prospérité qu’ils sont des promoteurs de l’adoration des saints et des images?

C’est à quoi il amena aussi souvent les Israélites; leur persuadant de servir tantôt des images de fonte, tantôt les étoiles des cieux et d’autres objets semblables. Et la ruse est remarquable en ce point. Car il ne les sollicitait pas à renier ouvertement le vrai Dieu; cela eut été trop grossier, et il eut été difficile de le persuader à ce peuple, nourri et éleveé en sa foi et en ses miracles. Mais sous divers prétextes, beaux et spécieux aux yeux de la chair, il mêlait le service des images et des créatures avec celui de Dieu leur faisant croire que l’honneur qu’ils leur rendaient, revenait à Dieu, comme au premier et souverain objet de leur religion. Ainsi que vous voyez dans l’Exode, que les idolâtres appellent la fête, qu’ils célébraient pour leur veau d’or la solennité de l’Éternel.

Ces considérations et autres semblables rendent fort apparente l’interpétation de Saint Épiphane*, ancien évêque de Chypre, vivant à la fin du quatrième siècle, qui entend ce passage non simplement de toutes doctrines fausses et hérétiques, mais principalement de celles du SERVICE DES CRÉATURES, qui enseignent sous quelque couleur et prétexte que ce soit de rendre à des créatures, soit en tout, soit en partie, l’honneur et le culte de la religion, que l’Écriture ancienne et nouvelle veut que nous rendions tout entier à Dieu sans en faire part à aucun autre sujet, quel qu’il puisse être. Car ce Saint homme parlant de l’abus de quelques personnes qui dès son temps rendaient des honneurs divins à la Sainte Vierge, en ceux-là (dit-il) a aussi été accomplie la parole de l’Apôtre, que quelques-uns se révolteront de la saine doctrine, s’adonnant aux fables et aux doctrines des démons. Car il y en aura (dit-il) qui serviront les MORTS, comme aussi ils ont été servis en Israël. Et ainsi la gloire que les saints ont eue en Dieu chacun en leur temps a été occasion d’erreur à d’autres, qui n’ont pas vu la vérité. Et si on vous demandait quel est ce SERVICE DES MORTS, qui a eu lieu en Israël, et que Saint Paul prédit ici selon Saint Épiphane*, devant aussi être introduit parmi les chrétiens, il en apporte deux exemples, qui nous l’éclaircissent; ajoutant que la fille de Jephté était honorée de sacrifices en la ville de Sichem&& et que Thermutis, fille de Pharaon, avait été adorée par les Égyptiens, et honorée comme une déesse, à cause qu’elle avait élevé Moïse**, et il dit que plusieurs autres choses semblables se sont faites dans le monde à la séduction des hommes abusés; non que les saints soient cause de ce scandale à l’égard de qui que ce soit; mais parce que l’esprit des hommes, ne pouvait s’arrêter au bien, se détourne et s’emporte de lui-même au mal. D’où vous voyez que les MORTS servis par l’erreur ici prédite par Saint Paul selon l’exposition de Saint Épiphane, ne sont pas les morts adorés par les païens, mais les SAINTS, qui ayant relui l’Église par les grands dons, qu’ils avaient reçus de Dieu, sont CONSACRÉS APRÈS LEUR MORT, ET SERVIS AVEC DES HONNEURS RELIGIEUX ET DIVINS non par leur faute, mais par l’abus des hommes.

* voici ce qui est écrit concernant Épiphane de Salamine sur Wikipédia: « C’est un saint et un Père de l’Église pour l’Église orthodoxe et l’Église catholique… Épiphane est resté dans l’histoire de l’Église comme un tenant sourcilleux de l’« orthodoxie » et l’auteur d’un catalogue détaillé des hérésies… Ensuite, de 374 à 377, Épiphane composa le Panarion … ouvrage en trois livres présentant quatre-vingts « hérésies » (en fait les vingt premières doctrines décrites sont antérieures au christianisme, organisées autour des trois notions d’« hellénisme », de « samaritanisme » et de « judaïsme »). Cette vaste compilation est précieuse car elle contient beaucoup d’informations sur des courants religieux de l’Antiquité (notamment du IVe siècle) qu’on ne trouve que là (bien que l’auteur avoue parfois lui-même qu’il se fonde sur de simples ouï-dire). D’importants documents (lettres, actes de conciles…) sont parfois joints. »

&& lire le livre des Juges

** j’imagine qu’il faisait référence à des Égyptiens qui professaient le christianisme ou le judaïsme

source:

Jean Daillé, « Exposition de la première Epître de l’apôtre saint Paul à Timothée en 48 sermons – volume 2 (chapitres 4 à 6) » (Livre numérique Google)

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Note:

J’avais trouvé les définitions des mots grecs dans le document suivant:

A. Chassang, L. Durand, « Lexique grec-français à l’usage des classes de grammaire: contenant une liste des racines et des radicaux les principaux noms propres et les formes présentant quelque difficulté » (1880)

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Voir aussi:

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (8e partie)

Accomplissements des prophéties bibliques : mes convictions personnelles

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