1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (9e partie)

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Voir aussi:

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (1re partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (2e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (3e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (4e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (5e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (6e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (7e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (8e partie)

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DoctrinesDemons« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, 2 par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, 3 prescrivant de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. » (1 Timothée 4:1-3)

Au lieu de ré-inventer la roue et afin de montrer que l’interprétation de cette prophétie que je crois être la bonne n’est pas nouvelle et dans le but de présenter une interprétation assez détaillée et intelligente de cette prophétie, je vais vous citer différents paragraphes écrits par le pasteur et auteur huguenot, Jean Daillé:

Mais voyons la suite de la prédiction du Saint Apôtre, qui après avoir dit, que quelques-uns se révolteront de la foi, s’adonnant aux esprits abuseurs, et aux doctrines des diables, ajoute en (c’est-à-dire par) l’hypocrisie des diseurs de mensonge, cautérisés dans leur propre conscience. Car c’est là précisément l’ordre de ces paroles dans l’original. Le sens en est clair, et reconnu par tous les interprètes, que ces deux qualités, le mensonge et l’hypocrisie, appartiennent aux imposteurs qui abuseront les hommes par leurs doctrines diaboliques. Mais la construction a de la difficulté. La forme des mots comme ils sont [arrangés] dans le Grec, voulant que l’on range l’éloge de menteurs, ou diseurs de mensonge, avec les démons; à quoi ce qui suit qu’ils ont une conscience cautérisée et qu’ils défendent de se marier, ne s’accorde nullement, étant évident que ce sont là les qualités, non des démons* mêmes, mais bien des faux docteurs, qu’ils emploient à leur oeuvre.

* le mot « démons » comme désignant des anges déchus; ce mot « démon » selon la théologie païenne (polythéiste) et l’utilisation historique peut aussi signifier des hommes et femmes déifié(e)s après la mort et servant par la suite comme médiateurs entre les hommes et les dieux; les « saints » du catholicisme romain représentent une forme « christianisée » de ces « démons » du polythéisme gréco-romain… rien de nouveau sous le soleil!

… la parole grecque dont use l’Apôtre, ne signifie pas enseignant, ou disant des mensonges, mais des diseurs de mensonge, étant non un participe, mais un nom, comme on parle dans les écoles de la grammaire; si bien que c’est s’éloigner de la forme naturelle de ce mot et le changer de nom en participe, de l’interpréter, comme font la plus grande part des interprètes modernes, disant ou enseignant des mensonges, au lieu de ce que porte le texte, des diseurs de mensonge. J’estime donc que pour ne pas tomber dans ces difficultés, il faut laisser les paroles de l’Apôtre dans leur ordre, comme elles sont dans l’original, et les traduire simplement par l’hypocrisie des diseurs, ou docteurs de mensonge, cautérisés en leur propre conscience.

Le sens en est clair et facile pourvu seulement que vous les rapportiez à ce qu’il a dit que quelques-uns se révolteront de la foi, et s’adonneront à l’esprit d’erreur. Car il nous montre maintenant comment, et par quel moyen cela se fera : ils se révolteront de la vérité, ils s’adonneront à l’erreur, par l’hypocrisie des diseurs ou docteurs de mensonge. Satan les abusera, par cette fausse apparence; il les prendra avec cet appât. Comment est-il possible (direz-vous) que des chrétiens, qui outre la raison de la nature, sont encore éclairés de la Parole de Dieu, s’adonnent et consentent à des doctrines si fausses et si pernicieuses que sont celles des diables? C’est (dit l’Apôtre) par l’hypocrisie, et par les contes et les fables des faux docteurs, que cela arrivera. Il nous découvre les deux moyens, dont se servent les ministres de Satan pour recommander, et persuader leurs fausses et malheureuses doctrines; à savoir l’hypocrisie et la fable, deux masques agréables, mais tous deux faux et qui ne cachent rien de vrai.

L’hypocrisie représente la dévotion et la fable, le miracle. L’une contrefait la sainteté des fidèles, et l’autre la puissance surnaturelle de Dieu, et l’erreur recommandée par ces deux belles apparences surprend les sens des hommes, et entre aisément dans leur coeur. Car l’hypocrisie, vous le savez, est la fraude et l’illusion de ceux, qui ayant le coeur corrompu et plein de vices, et l’âme profane et méchante, parent le dehors de leur vie d’une fausse dévotion, faisant semblant d’être fort religieux, montrant un grand zèle et étalant aux yeux du monde, diverses mortifications et macérations, et ne parlant que de Dieu et de Sa gloire, et du salut des hommes, et renonçant en apparence à toutes les mondanités. Qui ne se laisserait tromper à un si beau fard? Qui croirait, que des gens ainsi faits, cherchassent leur gloire, ou leur profit, et non purement et simplement notre salut? C’est d’eux que l’Apôtre dit ailleurs, qu’ils ont l’apparence de la piété mais qu’ils en renient la vertu. Et notre Seigneur pour nous munir contre leurs artifices, nous avertit qu’ils viendront à nous en habits de brebis, mais que sous cette belle robe ce sont des loups ravisseurs.

Le Diable, pour qui ils travaillent, leur a appris cette ruse. Il se déguise en ange de lumière et ses ministres s’habillent en ministres de justice. À cet artifice ils en ajoutent encore un autre; celui des contes qu’ils font à l’avantage de leur doctrine; débitant hardiment [des fables], des visions… des songes extravagants, des miracles supposés… dont les idiots et les simples ont toujours été fort friands. C’est ce qu’emporte avec foi le nom même que leur donne ici l’Apôtre, qui signifie en sa langue un diseur de mensonge, un conteur de [fables]. C’est avec ces deux pièges, que le Diable attrape les hommes. C’est par ce moyen qu’il fait passer la doctrine, quelque noire et pernicieuse, qu’elle soit, dans la créance du pauvre monde abusé. Ces deux illusions lui acquièrent du crédit. L’une charme les yeux par l’éclat de ses dévotions, et l’autre gagne l’oreille par les merveilles de ses fables. Il s’est vu peu de séducteurs, tant soit peu adroits, qui ne se soient prévalus de ces deux impostures; et qui par ce double mensonge, l’un de la vie, et l’autre de la parole, n’ayant acquis la plus grande part de ce qu’ils ont eu de vogue et de réputation. Il ne faut donc pas s’étonner si le Diable s’en est aussi servi pour bâtir l’Apostasie, que l’Apôtre prédit en ce lieu et s’il a débauché des gens de la foi et les a attiré à l’erreur, par l’hypocrisie de ses diseurs de mensonge.

Mais quelque belle apparence que ces hypocrites montrent au dehors, l’Apôtre ajoute qu’ils sont cautérisés en leur propre conscience, c’est-à-dire, comme l’expliquent les Grecs, qu’ils n’ont pas la conscience saine. Ils peuvent bien tromper les autres, et par le masque, dont ils se couvrent, conserver leur réputation entière sans qu’il y ait aucune plaie ni blessure. Mais il ne leur est pas possible de maintenir leur conscience dans un semblable état. Elle sait bien qu’ils ne valent rien, quelque bonne opinion que les hommes aient d’eux. Et ce sentiment, qu’elle a de leurs crimes secrets, et de leur turpitude intérieure, est un feu qui la brûlant au-dedans y laisse ses marques et ses flétrissures, comme un cautère, ou un fer chaud dans la partie du corps, où il a été appliqué. S’il nous était donné de voir leur conscience aussi bien que le dehors de leur vie, nous la trouverions dans un misérable état; toute pleine de brûlures et de noirceurs, que le vice y a imprimées. En un mot l’Apôtre par cette similitude signifie… que leur conscience porte les marques de mille [péchés] et de mille horreurs, dont nous ne voyons nulle trace dans le dehors de leur vie, non plus qu’en celle du plus innocent homme du monde. Car le crime flétrit nécessairement celui qui le commet. S’il est public, il le flétrit en sa réputation, qu’il défigure, la couvrant d’opprobre et d’infamie. S’il est secret, il le flétrit en sa conscience qu’il perce d’un facheux sentiment de honte et de confusion. Si votre hypocrisie vous garantit de la première de ces flétrissures, cachant si bien vos fautes, qu’elles ne vous apportent point d’infamie, du moins n’éviterez vous pas la seconde. Votre conscience à qui vous ne pouvez rien cacher, suffit pour vous en faire la honte, que vous méritez. Ce cautère brûle quelque fois si vivement la conscience du pécheur, que de la douleur qu’elle en souffre, elle laisse tomber son masque et montre ses plaies à nu… Mais quand bien l’hypocrisie aurait assez de confiance pour tenir ses crimes cachés durant ce siècle, le grand jour du Seigneur dissipera enfin ses artifices, et exposera à la vue du ciel et de la terre, toutes les hontes et les vilainies de ses vices les plus secrets. C’est ce qui arrivera [notamment] aux imposteurs, qui par la plus indigne de toutes les injustices abusent des couleurs et de la ressemblance de la piété et de l’honnêteté pour recommander les fausses doctrines, dont ils infectent le monde; faisant les hommes de bien, quelque convaincus qu’ils soient de leurs vices et de leur méchancetés par les flétrissures, qu’ils en ressentent profondément imprimées dans leurs propres conscience.

source:

Jean Daillé, « Exposition de la première Epître de l’apôtre saint Paul à Timothée en 48 sermons – volume 2 (chapitres 4 à 6) » (Livre numérique Google)

Commentaire rapide : il est dit dans cette prophétie de ces diseurs de mensonge et hypocrites qu’ils pratiqueront le célibat et l’ascétisme. Hypocrisie + apparence extérieure du célibat = péchés sexuels cachés. Hypocrisie + apparence ascétique = convoitises charnelles, sensualité et amour de l’argent. Paul dans la même épître n’avait-il pas recommandé à Timothée de fuir la fornication et de ne pas aimer l’argent? Mettons les morceaux de la prophétie ensemble… fables (ex. vies des « saints » catholiques embellies de « miracles ») + hypocrisie (double vie) + ascétisme (apparence) + célibat (apparence) + idolâtrie grossière et religieuse (adorer des créatures) + péchés sexuels + amour de l’argent + grande apostasie = catholicisme romain. Y a-t-il une autre église professant être chrétienne qui a été aussi caractérisée par le célibat (apparence), par l’ascétisme (apparence), par l’idolâtrie grossière, par l’hypocrisie, par les fables, par les péchés sexuels (ex. pédophilie, concubinage) et par l’accumulation de la richesse que l’église catholique romaine?

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Voir aussi:

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (10e partie)

Accomplissements des prophéties bibliques : mes convictions personnelles

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