Vision de la sixième trompette : armée future de 200 million chevaliers chinois? Ou autre chose? (1re partie)

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Voir aussi:

Cinquième trompette: Est-ce qu’Apocalypse 9 nous prédit des « super insectes »? Une pandémie? Les Beatles? Des hélicoptères? Ou autre chose? (1re partie)

Cinquième trompette: Est-ce qu’Apocalypse 9 nous prédit des « super insectes »? Une pandémie? Les Beatles? Des hélicoptères? Ou autre chose? (2e partie)

Cinquième trompette: Est-ce qu’Apocalypse 9 nous prédit des « super insectes »? Une pandémie? Les Beatles? Des hélicoptères? Ou autre chose? (3e partie)

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« Le premier malheur est passé. Voici il vient encore deux malheurs après cela. 13 Le sixième ange sonna de la trompette. Et j’entendis une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu, 14 et disant au sixième ange qui avait la trompette: Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve d’Euphrate. 15 Et les quatre anges qui étaient prêts pour l’heure, le jour, le mois et l’année, furent déliés afin qu’ils tuassent le tiers des hommes. 16 Le nombre des cavaliers de l’armée était de deux myriades de myriades: j’en entendis le nombre. 17 Et ainsi je vis les chevaux dans la vision, et ceux qui les montaient, ayant des cuirasses couleur de feu, d’hyacinthe, et de soufre. Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions; et de leurs bouches il sortait du feu, de la fumée, et du soufre. 18 Le tiers des hommes fut tué par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée, et par le soufre, qui sortaient de leurs bouches. 19 Car le pouvoir des chevaux était dans leurs bouches et dans leurs queues; leurs queues étaient semblables à des serpents ayant des têtes, et c’est avec elles qu’ils faisaient du mal. 20 Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des oeuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher; 21 et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols. » (Apocalypse 9:12-21)

Étant donné que j’ai déjà écrit concernant la vision de la cinquième trompette de l’Apocalypse et que j’ai déjà écrit des articles concernant les « doctrines de démons » (1 Timothée chapitre 4) qui ont un lien avec le passage cité (verset 20), j’avais pensé sage d’écrire maintenant concernant la vision de la sixième trompette. Une vision se trouvant tout près du milieu de l’Apocalypse et occupant plus de versets dans l’Apocalypse que la description combinée des 4 premières trompettes.

Je suis un ex-dispensationaliste futuriste voulant dire que je croyais sincèrement et fermement qu’une grande partie prophétique du livre de l’Apocalypse (chapitres 4 à 19) ne faisait référence qu’à une très courte période de temps (environ 7 années) qui était encore future. Une telle compréhension de l’Apocalypse est relativement récente dans l’histoire de l’Église. Jusqu’à la montée du dispensationalisme vers le milieu du 19e siècle, la grande majorité des baptistes et protestants du passé interprétait les prophéties de l’Apocalypse comme ayant été accomplies et devant s’accomplir pendant toute l’histoire de l’Église (du premier siècle jusqu’au Retour du Christ). Même s’ils n’étaient pas absolument d’accord entre eux pour ce qui est de l’interprétation de chaque symbole* et même s’ils n’avaient pas tous partagé la même interprétation de la période de « 1000 ans » (Apocalypse chapitre 20), on observe quand même des convictions communes concernant l’interprétation correcte de certains symboles (ex. vision de la cinquième trompette, la grande prostituée). On voit par exemple un nombre non-négligeable de bons auteurs chrétiens du passé émettre l’opinion que la sixième trompette pointait prophétiquement vers l’Islam, dans sa seconde phase d’expansion impériale (empire Ottoman). N’apportant rien de nouveau ici et m’appuyant sur la sagesse d’hommes de Dieu pieux et fiables du passé venant de différentes dénominations chrétiennes, j’affirme être d’accord avec cette interprétation de la vision de la sixième trompette la jugeant être bien plus satisfaisante que d’autres interprétations offertes (ex. une armée future de 200 millions de Chinois montés sur des chevaux). Puisque j’ai déjà montré que la cinquième trompette ne pouvait pas s’accomplir au premier siècle (fausse idée du prétérisme), je dois aussi croire que l’accomplissement historique de la prophétie de la sixième trompette devait avoir lieu après le premier siècle et un certain temps après les temps de la vision de la cinquième trompette.  Je crois aussi que cette prophétie (du moins une grande partie de celle-ci) devait s’accomplir avant les temps des coupes des colère (chapitre 16).

Ayant été une puissance militaire, religieuse, politique et économique de très grande influence, de grande étendue géographique et de longue durée (quelques siècles) et un très grand ennemi du christianisme et un instrument utilisé par Dieu pour châtier les adorateurs des « démons » parmi ceux qui professent être chrétien(ne)s, est-ce invraisemblable de penser que Dieu aurait pu donner une prophétie concernant le très important empire Ottoman dans le livre d’Apocalypse? Surtout que Jérusalem et la Terre Sainte avaient été sous sa domination pendant des siècles. Nous voyons dans l’Apocalypse les entités terrestres suivantes:  l’Église véritable, la grande Église apostate et les autres grands ennemis** (religieux, politiques et militaires) de l’Évangile (ex. paganisme romain, Islam surtout à l’époque du Moyen-Âge, athéisme-infidélité des siècles plus récents). Utilisant la lumière prophétique donnée par Daniel chapitre 7 comme point de repère et sachant que la quatrième bête est romaine/européenne et tenant compte du fait que pendant plusieurs siècles la majorité des chrétien(ne)s se trouvaient dans le territoire de l’empire romain (branches occidentales et orientales) ou à proximité de celui-ci, je crois qu’il faut interpréter ces ennemis de l’Évangile dans l’Apocalypse comme ayant une relation historique et géographique immédiate avec l’empire romain (sous ces différentes formes) voulant dire qu’une grande partie de l’Apocalypse n’aurait rien à voir prophétiquement/historiquement avec l’hindouisme, le bouddhisme, le confucianisme, l’animisme, le zoroastrianisme, le mormonisme, le satanisme moderne, le post-modernisme, une grosse partie du continent africain (sud du Sahara), la Chine***, l’Inde, l’Australie, l’Amérique ou le Japon.

Contrairement à l’approche que j’avais employée pour écrire un article présentant une interprétation de la vision de la cinquième trompette, je ne vais pas multiplier ici les citations et les auteurs. Je vais plutôt me limiter à citer un auteur (E. B. Elliott) qui avait écrit un commentaire en anglais sur l’Apocalypse de 2500 pages (4 volumes, 5 éditions) qui contient près de 10000 références (en différentes langues – latin, grec, hébreu, anglais, français, etc…) et qui avait été recommandé par le prédicateur baptiste Charles SpurgeonSans être d’accord avec le prémillénarisme de l’auteur de ce commentaire sur l’Apocalypse et sans être pleinement et absolument d’accord avec chaque interprétation donnée par lui aux symboles et versets, je recommande ce commentaire pour ceux qui ont le courage de lire une « brique théologique » et approfondir leur connaissance de l’Apocalypse.  La version de 2500 pages n’existe malheureusement pas en français à ma connaissance mais j’avais trouvé une version éditée traduite en français l’année dernière et c’est de cette version que j’ai pris les citations suivantes:

Après avoir décrit, d’une manière bien remarquable, le jugement qui devait être exercé sur le tiers asiatique de l’empire romain par le moyen des Sarrasins, la prophétie nous fait entendre ces solennelles paroles: « Le premier malheur! est passé; voici, il vient encore deux malheurs! (ou hélas!) après cela. » Puis elle annonce un nouveau jugement.

La première chose à remarquer, c’est que la voix vient des quatre cornes de l’autel d’or, ou autel des parfums, qui était dans le lieu saint.

Lorsqu’une voix, annonçant un jugement, nous est présentée comme venant d’un certain lieu, cela indique qu’il existe quelque relation entre ce lieu et le péché qu’il s’agit de punir (voyez Genèse 4:10; Job 31:38; Habaccuc 2:11; Ésaïe 66:6). Puisque ici la voix qui proclame un jugement contre « la troisième partie des hommes, » vient de l’autel des parfums, cela montre que le péché que Dieu veut punir se rapporte au culte même qui lui est rendu dans cette partie de l’empire. Et puisqu’il est dit que cette voix vient des quatre cornes de l’autel, cela montre que la faute dont il s’agit, se rapporte à cette partie du culte qui a pour objet l’expiation du péché; car les cornes de l’autel d’or ne jouaient aucun rôle dans le culte des Juifs, si ce n’est lorsqu’il s’agissait de l’expiation (voyez Lévitique 4:3-7, 13-18 ; 16:1-18; Exode 30:10 ; Ézéchiel 43:20 ).

Dans tout l’empire, et particulièrement dans cette partie de l’empire sur laquelle un jugement va être prononcé, l’Église avait abandonné son grand souverain sacrificateur, celui dont le sang peut seul expier le péché, pour chercher cette expiation dans les mérites des saints et dans l’intercession de la vierge Marie. Ce péché, dont nous avons déjà parlé à l’occasion du chapitre 8, verset 3, et dont l’Église ne s’était point repentie, malgré les jugements des cinq premières trompettes, se trouvait en quelque sorte « gravé sur les cornes de son autel; » aussi, lorsqu’enfin l’heure est venue, c’est des quatre cornes de l’autel que vient la voix qui dit au sixième ange qui avait la trompette : « Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve de l’Euphrate. »

Le fait, bien connu, que les Turcs ont détruit l’empire de la chrétienté orientale [c’est-à-dire l’empire byzantin], a dû naturellement les faire considérer comme étant ceux qui devaient exercer le jugement dénoncé par cette sixième trompette; mais comme il est parlé de « quatre anges » , les interprètes ont cru qu’ils devaient nécessairement figurer quatre puissances turques, ou du moins musulmanes; et en cela ils nous paraissent avoir été dans l’erreur.

Lorsque la prophétie parle d’intelligences angéliques chargées de remplir sur la terre une mission spéciale , le nombre des agents terrestres et humains qu’elles emploient n’est pas nécessairement le même que celui de ces intelligences. Ainsi, dans Apocalypse XIV, verset 6, où il est parlé d’un ange, et dans Apocalypse VII, chapitre 4, où il est parlé de quatre anges, nous ne pensons pas que cela veuille dire que la mission divine doive être exécutée par une seule nation ou par quatre nations.

Nous ajoutons que les’quatre anges du chapitre septième, dont le nombre paraît se rapporter, pour l’harmonie de la figure qu’emploie la prophétie, aux « quatre vents du ciel » , nous semblent être les mêmes que ceux dont il est parlé dans la vision qui nous occupe maintenant. Ces quatre anges, que nous voyons déjà dans cette vision du chapitre VII, où Dieu annonce d’une manière générale les jugements qu’il exercera sur l’empire, après que les cent quarante-quatre mille auront été « scellés » , ont été mis en action lorsque Dieu a exercé les jugements des cinq premières trompettes; et maintenant ils sont arrêtés, et en quelque sorte liés, sur « le grand fleuve de l’Euphrate » , de même que l’ange qui frappa jadis Israël de mortalité, s’arrêta au-dessus de l’aire d’Arauna, Jébusien, c’est-à-dire, à l’endroit où le fléau dut cesser ( 2 Sam. XXIV, 15, 16 ; 1 Chr. XXI, 15, 16).

Puisque, comme nous l’avons dit, le fléau des Sarrasins s’arrêta lorsque le siége des califes fut transporté à Bagdad sur l’Euphrate, en sorte qu’on peut dire que les quatre anges furent liés sur le grand fleuve de l’Euphrate, c’est aussi sur le grand fleuve de l’Euphrate que ces quatre anges durent être déliés, comme nous le voyons dans notre prophétie.

La circonstance dont nous venons de faire mention, nous confirme dans la pensée que la puissance turque est bien l’agent visible dont Dieu doit se servir pour exercer le jugement annoncé par la sixième trompette, c’est-à-dire pour « tuer la troisième partie des hommes. »

Les autres traits indiqués par la prophétie comme devant servir à caractériser ceux qui exerceront ce jugement, paraissent aussi se rapporter aux Turcs. Elle décrit leur nombre, leur apparence, leurs armes, et l’époque où ils s’acquitteront de la commission qui leur est donnée.

1) Leur nombre. « Et le nombre des armées de cavalerie était de deux myriades de myriades. » Cette expression est souvent employée dans l’Écriture (Genèse 24, verset 60; Nombres 10, verset 36 ; Daniel 7, verset 10; Apocalypse 5, verset 11). Dans le passage du livre des Nombres que nous citons ici, il est parlé des « myriades de myriades d’Israël » , ce qui doit évidemment être considéré comme exprimant un nombre indéterminé, car dans le même livre (chapitre 1, verset 46) nous voyons que le nombre des Israélites de l’âge de 20 ans et au-dessus, n’était que d’environ six cent mille. De même, dans le passage qui nous occupe, l’expression « deux myriades de myriades » , doit être considérée comme exprimant un nombre indéterminé, mais très grand.

Non seulement les armées turques étaient composées d’une multitude innombrable de combattants, mais il faut remarquer que, comme nous l’avons déjà dit des armées des Sarrasins, leur force consistait essentiellement dans la cavalerie, ce qui n’était point le cas des armées de l’Europe occidentale; or la prophétie dit expressément que les armées qui exerceront ce jugement de la part de Dieu seront « des armées de cavalerie. »

Nous devons remarquer que si la prophétie a choisi l’expression de myriades, c’est probablement parce que l’usage des Turcs devait être, et a été en effet, de compter par tomans ou myriades.

2) Leur apparence et leurs armes. « Je vis les chevaux dans la vision; et ceux qui étaient montés dessus, ayant des cuirasses de feu, et d’hyacinthe, et de soufre, » c’est-à-dire, de couleur rouge, bleue et jaune. C’étaient là, en effet, les couleurs dominantes dans l’équipement des armées turques; et c’est par là essentiellement que leur apparence différait, à cette époque, des armées des Grecs, des Francs et des Sarrasins.

L’apôtre continue en disant: « Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lion; et de leurs bouches il sort du feu, et de la fumée, et du soufre. Par ces trois choses fut tuée la troisième partie des hommes : par le feu, par la fumée, et par le soufre sortant de leurs bouches; car le pouvoir des chevaux est dans leurs bouches. »

La vision précédente nous présentait une image composée de l’homme, de la sauterelle et du scorpion; celle-ci nous présente une image composée de l’homme et du cheval. Les expressions qu’elle emploie étant évidemment SYMBOLIQUES, nous sommes naturellement conduits à penser que par « les têtes » dont il est ici parlé, nous devons entendre les chefs de l’armée venue de l’Euphrate. Ces têtes, nous est-il dit, étaient « comme des têtes de lion. » Nous trouvons la réalisation de ce symbole, soit dans le caractère terrible et impétueux des chefs de cette armée, soit même dans les noms qu’ils portaient : Alp-Arslan et Kilidge-Arslan signifient : le vaillant Lion et le noble Lion.

« Et de leurs bouches il sort du feu, de la fumée et du soufre. » C’est ici le trait le plus frappant de la vision. Lorsque les armées turques envahirent et détruisirent l’empire d’Orient, un grand changement avait été produit dans la manière de faire la guerre, par l’invention des armes à feu. On sait que, dans le siège de Constantinople, les Turcs firent un grand usage de la mousqueterie et de l’artillerie, et il est impossible de ne pas penser que Saint Jean a vu les milliers de bouches à feu qui vomissaient la mort sur les remparts de cette grande cité, quand on lit ces paroles de la prophétie: « Je vis les chevaux dans la vision et de leurs bouches il sort du feu, et de la fumée, et du soufre. Par ces trois choses fut tuée la troisième partie des hommes: par le feu, par la fumée, et par le soufre sortant de leurs » bouches; car le pouvoir des chevaux est dans leurs bouches. »

Il est dit ensuite: « Leurs queues, semblables à des serpents, » ont des têtes, et par elles ils nuisent. » A l’égard des sauterelles, il a été dit simplement qu’elles avaient « des queues par lesquelles elles nuisaient; » mais ici « les queues ont des têtes, » ce qui semble indiquer qu’il existe quelque rapport entre les chefs de l’armée et les queues de cheval. Et, en effet, on sait que, chez les Turcs, des queues de cheval sont le symbole de la puissance: ainsi, pour désigner la puissance d’un pacha, on dit que c’est un pacha à une queue, à deux queues, ou à trois queues, et le grand étendard de l’armée turque présente trois queues de cheval surmontées de trois croissants. Et pour montrer comment ces queues, semblables à des serpents et qui ont des têtes, nuisent, nous n’aurions qu’à tracer le tableau des maux affreux causés dans l’empire par les armées turques et par les pachas qu’on établissait pour gouverner les provinces.

3) L’époque où ils doivent s’acquitter de la commission qui leur est donnée. Les quatre anges qui étaient liés sur le grand fleuve de l’Euphrate, et que la vision nous présente comme ayant été déliés, « étaient préparés pour l’heure, et le jour, et le mois, et l’année, afin qu’ils tuassent la troisième partie des hommes. »

Nous remarquerons que ces mots: « l’heure, et le jour, et le mois, et l’année, » doivent être considérés comme formant ensemble une seule et même période, et que le mot grec traduit par pour, doit nécessairement se rapporter, non pas à l’époque où cette période commence, mais à celle où elle finit. Nous remarquerons encore que le mot traduit par année nous autorise à penser qu’il s’agit ici d’une année réelle , c’est-à-dire, non pas d’une année de 360 jours, mais de 365 jours et six heures.

La puissance mahométane, longtemps inactive et comme liée sur les bords de l’Euphrate, reçut une nouvelle vie; elle fut comme déliée par son alliance avec les Turcomans, et ce fut alors que, sous la suprême et mystérieuse direction des « quatre anges » , elle commença à s’acquitter de la nouvelle commission qui lui était confiée de la part de Dieu.

L’an 1055 , le calife de Bagdad demanda l’assistance de Thogrul-Beg, chef des Turcomans. Bientôt après, Thogrul-Beg fut proclamé dans les mosquées comme « protecteur et gouverneur de l’empire de Mahomet » ; puis, pour rendre son union avec le calife encore plus étroite, il lui donna sa sœur en mariage. Ce fut après cela que Thogrul-Beg, considéré comme le représentant de la puissance mahométane, quitta Bagdad et les rives de l’Euphrate, pour commencer, à la tête de ses Turcomans, une longue carrière de guerres et de conquêtes.

Cependant, l’instant marqué dans les conseils de Dieu pour la chute de l’empire grec, n’était pas encore arrivé. Diverses circonstances, et entre autres les Croisades, arrêtèrent longtemps dans leur marche les armées parties de l’Euphrate. Mais enfin les Turcs mirent le siège devant Constantinople, le 6 avril 1453; le 29 mai suivant, la ville fut prise, et l’empire grec, l’un des tiers de la terre romaine, fut tué, c’est-à-dire qu’il cessa d’exister comme corps politique.

D’après notre estimation, la période exprimée par ces termes de la prophétie : « l’heure, et le jour, et le mois, et l’année » , comprendrait 396 ans et 106 jours. Or, Thogrul-Beg avec ses Turcomans a quitté les rives de l’Euphrate le 18 janvier 1057; c’est alors que les quatre anges furent déliés. Constantinople fut prise le 29 mai 1453; c’est alors que « la troisième partie des hommes » fut tuée.

Également d’après notre estimation, du 18 janvier 1057 au 29 mai 1453, il y aurait 396 ans et 130 jours, c’est-à-dire 24 jours de plus que n’indique la prophétie; mais il est possible que l’expiration de la période prophétique doive être comptée du jour où, vers le milieu du siége, le sultan Mahomet II, en faisant transporter ses vaisseaux à travers l’isthme de Galata, assura aux assiégeants un succès dont ils commençaient à désespérer. Ce fut là, en effet, le moment décisif qui détermina la victoire des Turcomans et la destruction des Grecs.

Si l’on admettait cette supposition, la prophétie se trouverait accomplie non-seulement quant au nombre des années, mais aussi quant au nombre des jours.

source:

Charles Albert Dapples, « Résumé du Commentaire d’Elliott sur l’Apocalypse » (Livre numérique Google)

* certains auteurs chrétiens ayant vécu à une époque plus récente et par conséquent n’ayant pas la même perspective historique limitée que d’autres auteurs du passé jouissaient d’un avantage non-négligeable quant à l’interprétation de certains symboles prophétiques associées à des siècles plus récents (ex. coupes de colère du chapitre 16)

** un auteur chrétien du 20e siècle, Philip Mauro, sans tomber dans l’erreur du prétérisme, voyait le jugement du judaïsme du premier siècle présenté symboliquement parmi les premiers sceaux… je n’exclus pas cette possibilité

*** sans être dogmatique et croyant sincèrement que nous sommes dans l’époque (d’assez longue durée) de la sixième coupe de colère caractérisée par un rassemblement oecunémique graduel des différentes puissances anti-chrétiennes (religieuses et politiques), je crois (et je peux me tromper) que la première mention dans le livre des « rois de l’ORIENT » (chapitre 16) vers la fin de la période prophétique de l’Apocalypse pourrait possiblement faire référence prophétiquement aux puissances orientales qui sont devenues depuis le début du 20e siècle de plus en plus importantes sur les plans économiques, politiques, religieux et militaires… le bouddhisme et l’hindouisme, religions originaires de l’Orient, ont envahi l’Occident… il ne faut que regarder la montée du yoga et du Nouvel Age en Occident dans les dernières décennies… le Nouvel Age est partout!… je connais quelques anciennes connaissances qui sont devenues des profs de yoga… qui ne connait pas la puissance économique croissante de la Chine? qui ne connait pas que sa puissance militaire est aussi en croissance et devient de plus en plus menaçante pour les puissances occidentales?

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Voir aussi:

Accomplissements des prophéties bibliques : mes convictions personnelles

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