1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (11e partie)

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Voir aussi:

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (1re partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (2e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (3e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (4e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (5e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (6e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (7e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (8e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (9e partie)

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (10e partie)

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DoctrinesDemons« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, 2 par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, 3 prescrivant de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. » (1 Timothée 4:1-3)

Au lieu de ré-inventer la roue et afin de montrer que l’interprétation de cette prophétie que je crois être la bonne n’est pas nouvelle et dans le but de présenter une interprétation assez détaillée et intelligente de cette prophétie, je vais vous citer différents paragraphes écrits par le pasteur et écrivain huguenot Jean Daillé:

Quant au premier de ces deux points, les paroles de l’Apôtre sont claires, que ces séducteurs des derniers temps défendent de se marier. Je remarque seulement que la parole employée par Saint Paul, signifie proprement qu’ils empêchent de se marier; ce qui a une étendue de sens plus grande, que ne porte le mot de défendre; si bien qu’il faut entendre que ces séducteurs détourneront les hommes du mariage, soit en le leur défendant par quelque loi et ordonnance, soit en le décriant comme une chose ou peu honnête ou mauvaise ou dangereuse ou contraire au progrès et à la perfection de la piété; étant évident que ceux, qui font ou toutes ces choses, ou quelques unes seulement, empêchent en tant qu’en eux est, que l’on ne se marie, en décriant le mariage, et en dégoûtant les hommes et les femmes par ces fausses doctrines, encore peut-être qu’ils ne le défendent à personne expressément.

Mais l’Apôtre dit, qu’outre le mariage les séducteurs défendront ou empêcheront encore l’usage des viandes. Je ne m’arrêterai pas ici à châtier l’extravagante glose, où le désespoir de leur mauvaise cause a réduit quelques-uns des derniers sophistes de la communion romaine, qui tout au rebours de ce que nous disons, veulent que Saint Paul prédise que ces séducteurs empêcheront l’abstinence des viandes, et défendront non d’en user, mais de s’en abstenir; contre le consentement unanime de tous les interprètes, tant anciens, comme le Syrien, l’Arabe, l’Éthiopien, que modernes, comme les Docteurs de Louvain, qui ont traduit la Bible en français, et de tous les théologiens, comme Tertullien, Chrysostome, Hilaire qui passe sous le nom de Saint Ambroise, ceux-mêmes du parti de Rome, comme Thomas, Cajetan … et une infinité d’autres, qu’il serait long de rapporter; qui tous confessent avec nous, que l’Apôtre entend que les séducteurs, dont il prophétise la venue, commanderont et procureront l’abstinence des viandes, et non qu’ils l’empêcheront et la défendront. Et la chose crie elle-même, que le sens n’en peut être autre. Car pour montrer l’injustice de ce sentiment des séducteurs, Saint-Paul ajoute immédiatement, que Dieu a créé les viandes pour en user avec action de grâces, et que toute créature est bonne, et qu’elle est sanctifiée par la parole et par la prière, et que rien n’est à rejetter; toutes choses, comme vous voyez, qui prouvent, que la religion ne nous oblige point à nous abstenir d’aucune certaine sorte de viandes, et qu’il n’y en a point, dont nous ne puissions user en bonne conscience. Or c’est là précisément selon la nouvelle glose de ces petits disputeurs, la doctrine des séducteurs, que Saint Paul décrie si hautement en ce lieu; si bien que selon ces gens, il établit le sentiment de ceux, qu’il a entrepris de réfuter; il prouve ce qu’il veut condamner, et fournit des raisons pour persuader l’opinion de ceux, qu’il vient d’appeller esprits abuseurs et ministres des démons. Il faut donc avouer de nécessité, puisque la doctrine des séducteurs ne peut être autre, que celle que l’Apôtre combat, que très assurément leur doctrine commandera l’abstinence, et défendra l’usage de certaines viandes; qui est justement ce que la raison de l’Apôtre réfute et renverse puissamment, et non qu’elle commandera ou permettra le libre usage de toutes viandes indifféremment, selon la rêverie insupportable de ces nouveaux sophistes.

Et quant à ce qu’ils affirment, que le texte Grec porte simplement, comme le Latin l’a aussi traduit, que ces séducteurs défendent de se marier et de s’abstenir des viandes; je l’avoue, mais de là il ne s’ensuit pas, qu’il faille entendre, que comme ils défendent le mariage, ils défendent aussi pareillement l’abstinence. Les plus habiles de leurs auteurs remarquent judicieusement sur ce passage, que cette forme de langage se rencontre quelque fois dans l’Écriture; où il faut sous-entendre en la seconde partie d’une clause, une chose ou contraire, ou du moins différente de celle, qui a précédé; et en affirment quelques exemples; et entre autres celui-ci du Psaume 121, Le Soleil ne te brûlera point de jour, ni la Lune de nuit. Veut-il dire que la Lune ne le brûlera point de nuit? Nullement; mais il veut dire tout le contraire, qu’elle ne le morfondra point; le Psalmiste ayant compris sous un seul mot ces deux incommodités, bien que contraires, que nous recevons du Soleil et de la Lune. Il pouvait y ajouter d’autres exemples semblables de Saint Paul même, comme ce qu’il disait ci-devant, et ailleurs encore, Je ne permets point, que la femme enseigne en l’Église, mais qu’elle soit en silence. Lui permet-il seulement d’être en silence? Nullement. Il l’ordonne et le commande évidemment; qui est tout autre chose que de le permettre. Et ceux qui lisent les anciens livres Grecs et Latins, y rencontrent cent autres façons de parler semblables, où les meilleurs auteurs sous une seule parole comprennent deux actions, ou contraires, ou différentes; et les Grammairiens de l’un et de l’autre langage l’ont expressément remarqué. Saint Paul en a usé de même en ce lieu, où il n’a employé qu’une seule parole, qui signifie proprement empêcher, ou défendre; mais à condition qu’en appliquant ce sens à ce qu’il dit en premier lieu, qu’ils défendent de se marier, vous en sous-entendiez un contraire pour ce qu’il ajoute en deuxième lieu, quand il dit, et commandant de s’abstenir des viandes. Sans donc nous arrêter davantage à l’impertinente chicane des sophistes, disons avec toutes les personnes raisonnables de l’une et de l’autre communion, que l’Apôtre entend, que les séducteurs dont il parle, défendront le mariage, et commanderont l’abstinence des viandes. Ce sont les deux caractères, qu’il nous en donne, afin que nous les puissions aisément reconnaître… en effet où est l’homme, qui lisant sans passion et sans préjugé ces paroles de l’Apôtre ne songe aussitôt à ce qui se fait dans la communion romaine, pour peu qu’il en ait de connaissance?

Mais nos adversaires [catholiques romains] enfin pour s’en défendre tout de bon, disent qu’aussi est-il vrai que ces deux lois foudroyées par l’Apôtre ne se trouvent point chez eux; et qu’elles n’y ont jamais eu, et n’y ont encore aucun lieu. Quoi donc? L’usage du mariage y est-il libre à toutes sortes de gens? Ne le défend-on à aucun de ceux à qui la nature et l’Évangile le permettent? et jamais n’y commande-t-on l’abstinence des viandes? Ce n’est pas cela, disent-ils. Nous avons toujours obligé les clercs et les moines au célibat, et tous les chrétiens à l’abstinence de certaines viandes pour la moitié de leur vie ou peu s’en faut. Mais ce n’est pas à ces doctrines-là, que Saint-Paul en veut [disent-ils]. Il n’en veut qu’à ceux qui tiennent, que le mariage et les viandes qu’ils défendent, sont des choses mauvaises, impures, et souillées de leur nature; et non à ceux qui comme nous [des catholiques romains], les défendent pour d’autres raisons, pour le service de Dieu, et pour la mortification du corps, et de la convoitise. C’est là l’une de leurs défaites ordinaires. Ils glosent la Parole de Dieu selon leurs intérêts. Quand ils ne peuvent nier qu’ils n’aient fait ce qu’elle défend; ils affirment qu’ils l’ont fait à autre intention, et pour une autre raison, que n’est pas celle pourquoi elle nous le défend. Ils se prosternent devant des images. Quand nous leur affirmons, que la loi divine le défend, ils s’excusent, et disent que ce qu’ils en font, n’est pas pour croire, que les images soient des divinités; mais seulement pour rendre aux portraits de Dieu et des Saints, l’honneur de latrie, de dulie ou d’hyperdulie relative, et analogique, qui leur est dû. Comme si un homme qui aurait pris le bien de son prochain malgré lui, ou à son insu, s’excusait d’avoir violé la loi, qui défend le larcin, en disant qu’il ne l’a pas fait à intention d’offenser son prochain, ou de lui faire tort; mais seulement pour soulager sa grande nécessité, ou pour se payer de quelque chose, qu’il s’imagine que l’autre lui doit. Les juges n’auraient point d’égard à des excuses si frivoles, qui ne font qu’aggraver la faute du criminel, ajoutant évidemment le crime de l’impudence à celui du larcin. Nul ne pèche sans quelque raison; mais elle ne peut être bonne, puisqu’elle fait pécher. Et ces fausses raisons, qui portent les hommes à violer les lois, sont diverses, selon l’infinie diversité de leurs intérêts; et le Législateur serait obligé à un travail infini, s’il lui fallait rapporter une par une toutes celles, qu’il condamne. Il se contente de défendre l’action; la condamnant, il condamne par même moyen tous les motifs, et toutes les raisons, qui portent l’homme à la faire. Dieu veut que nous obéissons de bonne foi à ses lois, et non que nous présumions d’en restreindre, ou d’en décliner le sens à notre fantaisie. À quelque intention que vous fassiez ce qu’il défend, vous péchez. Et l’intention qui vous permet de faire une action défendue de Dieu, ne peut être que très mauvaise. Saint Paul donne ici ces marques aux séducteurs, qu’ils défendront de se marier, et commanderont de s’abstenir des viandes créées de Dieu pour notre usage. C’est l’action, qu’il note; il ne dit rien de leur intention, ni de la raison, qui les pousse à cette action; si c’est parce qu’ils tiennent, que l’usage du mariage et des viandes est mauvais de sa nature, ou si c’est simplement parce qu’ils croient qu’il est incommode à la piété, et que l’abstinence de l’un et de l’autre y est plus utile. Tous ces discours ne sont que des fantaisies, que l’on jette en l’air pour échapper. … Je n’ai que faire de rechercher qu’elles sont les raisons, qui vous portent à violer son ordre. Il me suffit de voir, que vous le violez, puisque vous faites ce qu’il blâme.

source:

Jean Daillé, « Exposition de la première Epître de l’apôtre saint Paul à Timothée en 48 sermons – volume 2 (chapitres 4 à 6) » (Livre numérique Google)

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Voir aussi:

1 Timothée chapitre 4 : Les doctrines de démons (12e partie)

Accomplissements des prophéties bibliques : mes convictions personnelles

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