Du jeûne selon l’Écriture (3e partie)

Dans la providence divine, j’ai trouvé récemment une revue évangélique protestante du dix-neuvième siècle contenant un article sur le jeûne selon les Écritures. Ayant apprécié les contenus de cet article utile, j’avais pensé sage de partager ses contenus sur ce blogue. Étant donné que l’article est assez long, j’avais pensé bon de le couper en différents morceaux. Voici la troisième partie:

Nous n’entrerons pas dans l’examen détaillé de plus de passages de l’Ancien Testament concernant la question. Ceux qu’il resterait à étudier ne jetteraient guère plus de lumière sur le sujet, que ceux que nous avons passés en revue. La doctrine qui en ressort est identique.

Nous allons résumer celle-ci, en caractérisant le jeûne hébreu de l’Ancien Testament, sous le rapport de sa forme, de ses occasions et de son but.

Sous le point de vue de la forme, de la manière avec laquelle il se célébrait, le jeûne, dans l’Ancien Testament, consistait en un dur traitement du corps par l’abstinence (Zacharie 7:3), prolongé parfois jusqu’au soir (2 Samuel 1:12), et même pendant trois jours (Esther 4:15), pendant sept jours (1 Samuel 31:13), avec plus ou moins de rigueur (Jonas 3:7), au point même que l’on perdit son embonpoint et ses forces. (Psaume 109:24) Il était accompagné du port du vêtement d’affliction fait de poils (le sac), de la confession des péchés, de pleurs, même de lamentations et du déchirement de ses habits; et d’ailleurs fréquemment associé à la présentation de sacrifices (Juges 20:26; Jérémie 14:11), à l’abstention de travail, à de saintes convocations, et surtout à la prière.

Les occasions auxquelles on le pratiquait, c’était d’abord au jour solennel des propitiations; c’est le jour qui est appelé dans le Nouveau Testament simplement le « jeûne » (Actes 27:3); puis, au sujet d’un grand malheur, public ou particulier, (fléau, invasion, défaite, deuil, maladie grave, etc.), soit passé soit redouté dans un prochain avenir, et dont on voulait ou célébrer la mémoire ou demander la délivrance en s’humiliant devant Dieu et en l’invoquant avec ardeur.

Le but enfin, et c’est ici le trait le plus caractéristique de ce jeûne et la remarque capitale dans la matière, le but était la recherche de la miséricorde de Dieu, que l’on implorait pour qu’il pardonnât des péchés à cause desquels il avait frappé ou il allait frapper, et qu’il accordât délivrance.

Le jeûne était constamment uni à la prière, la précédant et l’accompagnant, y servant de préparation par un acte d’humiliation et de renoncement, mais d’ailleurs toujours subordonné, de place et d’importance, à celle-ci; car c’est toujours à la prière même qu’est attribuée la réponse favorable de l’Éternel.

J’en résumerais donc l’idée générale en disant que c’était un acte d’humiliation auxiliaire de la prière, y préparant l’âme en lui rappelant vivement ses péchés, son. indignité et le besoin du miséricordieux secours de Dieu.

En nous souvenant de ce point principal, et d’ailleurs de l’usage modéré, rare même, de ce moyen de discipline personnelle, et de son caractère habituellement tout spontané et occasionnel, nous nous trouvons bien loin de ce que le jeûne devint parmi les pharisiens et dans le catholicisme, loin même, dirai-je, de l’idée qu’on s’en fait vulgairement. Il n’est question ici ni de prétention à obtenir son pardon ou tout au moins à se rendre Dieu propice par la vertu de l’acte matériel du jeûne, ni de procédé matériel pour maîtriser la chair et produire la sanctification, mais d’acte extraordinaire d’humiliation préparatoire à la prière, auquel on recourt de loin en loin, ordinairement avec spontanéité, dans des occasions particulièrement graves et critiques.

Le point de vue le plus intéressant pour nous de la question du jeûne, est celui de son caractère et de son rôle dans la dispensation évangélique. Nous ne l’avons pas abordé. Toutefois le jeûne, tel que l’entend la Parole de Dieu de l’Ancien Testament, est si peu cérémoniel et légal, il est tellement en harmonie, comme nous pourrons le voir, avec le jeûne du Nouveau Testament, qu’en traitant de l’un nous nous trouverons avoir traité de l’autre, et avoir obtenu cet avantage particulier, d’avoir une fois de plus fait sentir l’unité de l’esprit qui a présidé à l’établissement des deux économies et à la rédaction des deux groupes de nos écrits sacrés, l’Ancien et le Nouveau Testament.

source:

« Le Chrétien évangélique – volume 2 » (Livre numérique Google)

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Voir aussi:

Du jeûne selon l’Écriture (4e partie)

Du jeûne selon l’Écriture (2e partie)

Du jeûne selon l’Écriture (1re partie)

Prière

Livres chrétiens

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