De quelle façon la papauté nie-t-elle que Jésus-Christ est venu dans la chair?

POPE and CHI RHO(Note : concernant l’Antichrist, je partage mes convictions personnelles… je ne parle pas au nom d’une église locale ou d’une association d’églises quelconque… je ne partage ici rien de nouveau… je ne fais que pointer vers l’enseignement des baptistes et protestants pieux du passé concernant l’Antichrist avant la montée du système futuriste-dispensationaliste)

En faisant des téléchargements d’ouvrages de César Malan, j’avais remarqué qu’il avait écrit un document sur la doctrine de la transsubtantiation de l’église catholique romaine. Après avoir lu quelques paragraphes, j’avais été inspiré de publier un petit article concernant un certain verset dans la deuxième lettre de Jean donnant un indice eschatologique pour pouvoir détecter l’AntiChrist (A majuscule). (Oui, il y avait des antichrists – A minuscule – déjà à l’époque des apôtres mais ils n’étaient que des précurseurs d’un plus grand trompeur à venir… un trompeur ayant une plus grande apparence d’orthodoxie que les gnostiques des premiers siècles… par conséquent, un trompeur plus subtil et dangereux.) Ayant déjà écrit sur le sujet de l’Antichrist, je crois qu’il serait sage d’adresser une objection que certains apportent contre la doctrine protestante traditionnelle concernant l’AntiChrist.

« Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’antéchrist. » (2 Jean 7)

En regardant ce verset sans trop réfléchir, on se limiterait à penser que l’Antichrist ne serait qu’un individu qui nierait ouvertement par sa bouche que Jésus-Christ est venu en chair. Sans tenir compte des autres passages pertinents (Daniel chapitre 7, 2 Thessaloniciens chapitre 2, 1 Jean chapitre 2), on pourrait avoir la fausse impression que ce passage ne se limite qu’à dénoncer des gnostiques des premiers siècles. Je vous pose la question : est-ce qu’il y a plus d’une façon de nier une vérité? Est-ce que quelqu’un, tout en confessant de sa bouche que Christ est venu dans la chair, pourrait en même temps contredire cette vérité par l’enseignement de doctrines contraires à la Parole? Bien sûr! « ILS FONT PROFESSION DE CONNAÎTRE DIEU, MAIS ILS LE RENIENT PAR LEURS OEUVRES, étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne oeuvre. » (Tite 1:16)  

L’Antichrist est un séducteur. Un trompeur. Il faudrait plutôt s’attendre à ce qu’il nie de façon totale ou partielle la doctrine de l’incarnation de façon subtile et non de façon ouverte. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’il dise explicitement : « Christ n’est pas venu dans la chair! ».

Si l’Antichrist est appelé le fils de perdition, titre utilisé par le Seigneur pour désigner l’apostat Judas l’Iscariote, c’est qu’il serait comme Judas l’avait été un ennemi de Christ à l’intérieur de Son église, dans la partie visible ou cour extérieure du temple de Dieu du Nouveau Testament (2 Thessaloniciens chapitre 2). Tout comme Judas, l’Antichrist aurait (du moins pour un temps) une apparence pieuse et orthodoxe devant d’autres chrétiens. Judas était un trompeur. L’Antichrist serait un trompeur aussi. Tout comme Judas, l’AntiChrist aurait un haut rang dans l’église professante et visible. Peut-être même l’AntiChrist se dirait un apôtre ou un successeur des apôtres.

Est-ce qu’il peut être dit du pape qu’il nie que Jésus Christ est venu dans la chair? Oui, par sa doctrine non-biblique de la transsubtantiation. Je vais citer quelques paragraphes de l’ouvrage de César Malan concernant la transsubtantiation mentionné plus tôt:

D’abord par la supposition que le corps de Christ, qui est tout entier au ciel, se trouve aussi tout entier sur la terre, et dans des milliers de lieux à la fois. La raison affirme qu’un corps, en tant que corps, a une existence circonscrite, limitée, et que, comme le dit Thomas, « il ne peut être d’une manière locale en deux endroits en même temps; » d’où résulte qu’il est absurde de supposer que le corps de Christ est d’une manière locale au ciel, et qu’il est aussi, et de la même manière, en mille autres lieux, tous distincts les uns des autres. La raison répugne à ce fait, qui nie l’essence même du corps.

Quelle théologie, que celle qui contredit ainsi la raison, et qui faisant violence à la nature même des êtres, va jusqu’à dire que les formes des choses existent sans les choses; que la couleur, la dureté, l’odeur ou le goût d’un corps existent et se montrent, quoique le corps lui-même n’existe pas!

Que notre Sauveur avait en même temps deux corps, quand il instituait la Gène: un corps agissant, qui parlait, qui bénissait, rompait et donnait le pain’; et un autre corps inerte et sans vie, qui était béni, rompu et donné. Un corps visible, et un autre corps caché sous les apparences du pain et du vin. Un corps qui allait mourir sur une croix, et un autre corps impassible. Un corps assis à table avec les disciples, et un autre corps qui était dans leurs bouches et leurs estomacs. Enfin un corps qui rompait son autre corps, ou plutôt qui donnait à chacun des disciples son autre corps tout entier: en sorte que quoique Christ fût assis au milieu d’eux, chacun d’eux cependant le mangeait tout entier. Voilà ce que doit croire le romaniste: c’est-à-dire une chose qui est impossible, vu qu’elle implique contradiction.

Il est impossible et contradictoire qu’un seul et même corps se trouve à la fois et en même temps dans un lieu et dans un autre lieu, visible et invisible, au ciel et sur la terre.

D’abord elle renverse et détruit l’humanité de Christ. Cette humanité se compose éminemment d’un corps d’homme. Mais un corps qui n’a aucune des propriétés d’un corps, qui n’est ni étendu, ni formé de membres et de parties distinctes et occupant chacune d’elles sa place respective, ce corps-là n’est plus: il est anéanti.

Or, si l’on se rappelle que notre Sauveur a pris à lui un corps semblable au nôtre, quoique sans péché, on sentira aussitôt que vouloir réduire un tel corps à la dimension d’une miette, d’un atome, c’est l’anéantir : c’est le nier.

source: César Malan, « Pourquoi la messe est-elle rejetée par les protestants? »

Voir aussi:

Contenus d’un document électronique gratuit : « L’Antéchrist » (1838) d’un auteur anonyme

Antéchrist ou Antichrist? est-ce que ça fait une différence?

Document électronique gratuit : « La Grande Prostituée » du pasteur Napoléon Roussel (1805-1878)

666, le nom de la bête et le mot grec « Lateinos »

Est-ce qu’Apocalypse chapitre 17 nous parle de Rome païenne (Rome du passé)?

Saviez-vous que l’inventeur des logarithmes, un chrétien, avait écrit un commentaire sur l’Apocalypse?

Mon témoignage de conversion

Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la petite corne (1re partie)

Vision prophétique de Daniel chapitre 7 : la petite corne (2e partie)

L’apôtre Jean avait-il écrit l’Apocalypse avant ou après la destruction de Jérusalem (l’an 70)?

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4 réflexions au sujet de « De quelle façon la papauté nie-t-elle que Jésus-Christ est venu dans la chair? »

  1. Merci pour ton article.
    Les protestants même, ré-ouvrent la porte à la transsubtantiation, par l’oeucuménisme, ce que croyait ‘encore’ Luther.

    Les premiers protestants étaient ‘parti de loin’, et avaient ‘débroussaillé en grand’ si je puis m’exprimer ainsi, et comme nous tous, lorsque nous ‘débroussaillons nos propres perceptions de Dieu, et du christianisme’ nous ‘affinons plus ou moins certaines choses. En lisant, ici sur WordPress, plusieurs ‘blogs protestants’, certains se basent ‘à nouveau’ sur Luther. Pour ceci, s’entend. Le sacerdoce universel, solo sciptura et sampter reformada sont nettement moins ‘mis en avant’. Parfois pas même tous mentionnés dans ‘les points principaux du protestantisme de Luther. Sampter reformada, la réforme est constante et perpétuelle, et justement des Luther avaient réalisé que le chemin ouvert devait être sans cesse ‘affiné’, re-centré … réformé ! 🙂

    .. juste une petite chose, les manuscrits de la Bible en grec ne font pas la distinction entre les majuscules et les minuscules. C’est une ‘invention’ récente, très récente …

    Auparavant, ils étaient écrit en majuscule. Puis pour prendre moins de place sur les parchemins et autres, tout en minuscule. C’est depuis Gutenberg qu’on a commencé à faire des écrits comportant les deux modes d’écritures.

    Merci pour les nombreux articles édifiants de ton blog ! Soit béni ! 🙂

    (J’en suis à lire Pascal, pour l’instant, au travers des yeux de sa soeur, et j’essaye de ‘décoder’ un peu car il y a certaines ‘énormités’, relatives à la mentalité du siècle en question. Voir le chemin parcouru par Pascal, à partir des ‘données-normes-habitudes’ desquelles il est parti demande une certaine ‘souplesse’. Et du temps ! 🙂 )

    • Bon matin!

      Merci pour ton commentaire et tes encouragements.

      Pour ce qui est de ce que j’avais écrit concernant A majuscule et A miniscule, je n’insinuais pas que c’était dans le texte grec mais j’admets que j’aurais dû mieux m’exprimer. Je cherchais à distinguer entre les antichrists (pluriel) du temps de Jean avec celui qui devait venir (une référence au fils de perdition de 2 Thessaloniens 2). Comme Jean, Paul fait référence au mystère de l’iniquité déjà à l’oeuvre à son époque. Comme Jean, Paul fait référence à un antichrist qui serait (du moins pour un temps) au « milieu de nous » (la partie visible du « temple de Dieu » contenant véritables croyant(e)s et hypocrites).

      En pensant à ton nom de blogue, j’espère quand j’aurai plus de temps d’écrire plus sur le sujet du « temple de Dieu ». Plusieurs malheureusement pensent que le temple mentionné dans 2 Thessaloniciens chapitre 2 pointe vers un temple à Jérusalem mais en étudiant 1 Corinthiens dans lequel Paul fait mention des 2 temples (l’Église – 1 Cor. 3 et le temple à Jérusalem – 1 Cor. 9), on voit que Paul utilise deux mots grecs différents traduits « temple ». Paul n’appelle jamais le temple à Jérusalem le temple DE DIEU dans ses lettres aux Gentils. Dans 1 Cor. 9, il appelle le temple physique simplement « le temple ».

      Bon! Je dois manger. Bonne journée!
      En Jésus-Christ, Marcel

  2. (Sinon, de mon coté, je crois comme Paul : nous sommes le corps de Christ. Nous nous examinons nous-mêmes, pour constater que nous faisons partie de son corps, de sa corporation, de son église, et alors nous mangeons buvons la ‘coupe de l’alliance commune’. Boire à la même coupe, c’est à dire, être uni, être un seul corps ‘dans les cieux’ mais déjà sur la terre. Tous ceux que Dieu a ajouté à Son Eglise, sont ‘un’ et se reconnaissent comme ‘faisant partie’ du corps de Christ et reconnaissons tous les effets obtenus par la mort de Christ à la croix : avoir ‘accès au lieu très saint’, au royaume des cieux, par notre prêtre à toujours : Christ)

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